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29 août 2013 4 29 /08 /août /2013 12:00

Un mini article de récit de vacances car, contrairement à d'habitude, je n'ai pris aucune photo (enfin si, plein, mais que des photos du magicien) et qu'on a rien fait d'autre que glandouille/plage.

Mais quand même deux ou trois petits "trucs" si vous partez en vacances dans le coin.

 

Le Cap Ferret, c'est un village situé sur la péninsule qui ferme le bassin d'Arcachon.

Le Cap Ferret et le camping du truc vert

Mais nous étions à l'écart du village, au Truc Vert (j'adore ce nom ! La première fois, j'ai cru que ma mère me faisait une blague ou disait "truc" parce qu'elle ne ne souvenait plus du vrai nom).

Nous sommes donc allés au camping du Truc Vert. Ce camping, on l'a découvert dans des conditions vraiment pourries, il y a 4 ans.

Ma mère et mon beau-père avaient loué une maison sur le bon coin pour une semaine au Cap Ferret, ils arrivaient le samedi et nous on les rejoignais le dimanche. Seulement, arrivés sur place ils se sont rendu compte que la maison n'existait pas. Une belle arnaque (et une belle somme perdue). Sur ce, leur voiture est tombée en panne. Il fallait donc qu'ils restent dans la région jusqu'à ce qu'elle soit réparée (plusieurs jours). La vraie poisse.

On a décidé quand même de ne pas annuler nos vacances (ils étaient coincés sur place de toute façon) et comme tous les logements étaient pleins ou hors de prix, ils se sont rabattu, sans grand enthousiasme, sur le camping. Ils ont acheté une tente et on les a rejoint le lendemain avec du materiel de camping récupéré à droite à gauche.

Et aussi surprenant que ça puisse paraître vu les conditions et notre manque d'enthousiasme pour le camping, on est tombé amoureux de cet endroit (et ma mère et mon beau père campent tous les étés depuis ce séjour).

Le camping en lui-même est un camping 4 étoiles, donc tout confort, mais sans grosses installations type piscine ou boite de nuit. On trouve sur place un petit casino, un loueur de vélos, il y a un bar/restaurant et un espace de jeux pour enfants (que le magicien a adoré). Il est situé dans une pinède, donc il y a pas mal d'ombre.

Réserver un emplacement à l'avance ne vaut pas forcément le coup (et c'est impossible du 15 juillet au 15 août) parce que si on arrive suffisamment tôt dans la journée, il y a toujours de la place, et que la réservation revient assez cher. 

Même si c'est un immense camping, c'est très calme. Les groupes de jeunes surfeurs sont regroupés à part et dans le reste du camping c'est une ambiance très familiale. 90% des campeurs sont allemands ou hollandais (à tel point que j'ai été surprise quand la caissière du casino m'a parlé français!) et finalement on aime bien parce que les conversations des voisins sont beaucoup moins gênantes quand elles ne sont pas en français (on prête moins l'oreille involontairement). Les gamins passent en vélos et jouent dans les allées pendant la journée mais il n'y a aucun bruit à partir de 21h-21h30.

Mais ce qui rend le camping unique à mes yeux, c'est son emplacement. Il est situé face à une plage fantastique. Pourtant, je ne suis pas fan de plage (faire la crêpe sur une serviette, c'est seulement si j'ai un très très bon bouquin), mais au bord de l'océan, pour moi, c'est différent. Déjà, on monte la dune et les paysages sont magnifiques. Ensuite, même en plein été, si on s'éloigne des zones de baignades surveillées, on est quasi seuls. Mais surtout, il y a les rouleaux (en plus cette année on y est allés la semaine des grandes marées, yes !). La zone de baignade surveillée n'est pas très grande donc parfois c'est un peu l'embouteillage, mais elle est indispensable étant donné la force des vagues et des courants. Les jours les "pires", la baignade ailleurs est interdite et les CRS surveillants de baignade font sortir les gens de l'eau.

 

Un petit truc pour les gens qui viennent en train pour accéder au Cap Ferret : plutôt que d'aller jusqu'à Bordeaux puis de prendre le car, ça vaut le coup d'aller en train jusqu'à Arcachon (il y a des TGV directs de Paris) puis de prendre le bateau jusqu'au Cap Ferret (ou une autre commune du bassin). La traversée dure 30 minutes, mais on a déjà l'impression d'être en vacances, il y a une superbe vue sur le bassin, la dune du Pyla et le personnel est vraiment adorable (ils ont même porté la poussette du magicien à ma place). Se méfier au retour par contre, en pleine saison les bateaux sont souvent complets en fin d'après-midi, donc il faut arriver en avance ! A trois avec le bébé, avec tous nos bagages, on a payé 17 euros pour la traversée. Mais il faut payer en plus pour les vélos. 

 

Je conclus avec cette photo lors de notre seule sortie en amoureux, une vue du bassin et de la dune du Pyla depuis le Canon (où le bar-tabac fait aussi resto et contrairement à ce qu'on pourrait penser au premier abord, on s'y régale !).

Le Cap Ferret et le camping du truc vert

Mais ne faites pas comme nous, allez vous balader, le coin vaut le coup. Nous, c'est décidé, on y retourne l'année prochaine !

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28 août 2013 3 28 /08 /août /2013 10:04

La semaine dernière, destination camping avec le magicien !

Nous ne sommes pas des pros du camping : avant ce séjour, je n'avais campé qu'une seule fois ! Mais ma mère et mon beau-père ont pris cette habitude depuis quelques années, et j'avais très envie de les rejoindre pour passer une semaine en famille au bord de l'océan. Malgré quelques appréhension, notamment liées au sommeil du magicien (qui à la maison ne peut dormir que dans le noir) nous nous sommes lancés. Et nous avons eu raison, on a passé une super semaine, et le magicien a adoré le camping !

 

Voilà comment nous nous sommes organisés. L'idée n'est pas de donner un modèle absolu, mais si ça peut aider certains à préparer leurs bagages... Pour donner le contexte, on campait sous tente, mais plutôt confort, dans un camping 4 étoiles, sur un emplacement avec raccordement électrique et pas mal de matériel (mini frigo par exemple). Par contre, il fallait limiter le volume des bagages : ma mère partait avec une seule voiture pour tout le matériel de camping et nous on les rejoignais en train. il a donc fallu rationaliser et privilégier le matériel multi-usage !

Ma maman a apporté :

  • une tente 4 places avec deux "chambres", une pour nous et une pour le magicien, et le matelas gonflable et les duvets pour nous. 
  • un lit pliant pour le magicien qui servait aussi de parc, le soir (après le bain du magicien le soir, on sortait le lit de la tente et on l'installait dedans pour qu'il ne se ressalisse pas).
  • un vieux duvet qui a servi de couverture de jeux (même si le magicien ne restait pas vraiment sagement dessus !)

 

Dans nos bagages, il y avait :

  • une poussette qui servait aussi de chaise haute pour les repas et de table à langer, en position couchée avec le tapis à langer posé dessus.
  • des lingettes pour le change parce que l'accès à l'eau est pas toujours évident (même si on aurait pu faire coton + petite bouteille d'eau comme à la maison).
  • le babycook du magicien parce que Monsieur refuse de manger des petits pots salés, mais je pense que quelques jours de petits pots peuvent simplifier les choses.
  • le manduca parce qu'on n'imagine même pas partir sans et que c'est bien pratique pour monter la dune jusqu'à la plage.
  • des body qui craignent rien ou déjà tâchés/abimés pour la journée, et des body manches longues, un pull, des pyjamas chauds et une turbulette d'hiver pour les soirées et les nuits qui étaient frisquettes.
  • une tente de plage pour l'abriter du soleil, plus facilement transportable qu'un parasol (nous on a pris celle-là). Et puis penser au chapeau, éventuellement au tee shirt et à l'écran total !

Avec tout le reste de ses affaires, nos fringues, nos serviettes de plage et de bain, tout tenait dans une valise plus un (gros) sac à dos, on était très fiers de nous !

 

Mais surtout, il faut beaucoup de lâcher prise. Le magicien ne marche pas encore, mais se déplace et donc ne reste pas sur la couverture de jeu. Et le sol du camping est essentiellement composé de sable noir. Clairement, le magicien était crado toute la journée, ses vêtements étaient noirs, ses mains aussi... mais il était tout content de patauger dans le sable !

 

Pour la toilette, le camping était équipé avec un espace "nursery" dans chaque bloc sanitaire avec une baignoire pour les bébés et une petite douche pour les enfants un peu plus grands et un espace table à langer. Et ça c'était bien pratique ! (sinon, il existe des baignoires pliables ou des baignoires gonflables).

Pas la peine de partir avec la moitié de ses jouets si vous avez un bébé comme le notre, un peu commère, qui sera ravi de passer la semaine à regarder les gens et les chiens passer sur le chemin, à ramasser des brindilles par terre ou à jouer avec des gobelets en plastiques. On n'a même pas sorti les cubes qu'on lui avait apportés !

Pour les repas, c'était sur les genoux ou dans la poussette (impossible pour lui de se tenir à peu près tranquille sur les fauteuils de camping qui risquaient donc de basculer). Le mini-frigo nous a bien servi parce qu'on a pu préparer une partie des repas en avance et stocker, mais à mon avis une glacière peut tout à fait suffire si on fait au fur et à mesure ou qu'on prend des petits pots et qu'on achète les laitages en petite quantité. On a un avantage, le magicien prend ses biberons a température ambiante et mange froid. Sinon, je pense qu'on peut s'en sortir en faisant chauffer au bain marie sur un réchaud ou avec un chauffe biberon de voyage, mais on n'a pas testé !

Pour la nuit, aucun souci pour le magicien, crevé par ses journées bien remplies. Il s'endormait alors qu'il faisait encore jour, et il ne se reveillait pas plus tôt qu'à la maison. Par contre les siestes de l'après-midi ont parfois été un peu compliquées, parce que notre emplacement était très ensoleillé et que l'air était irrespirable dans la tente après 11h du matin. On a donc fini par sortir le lit et demander à nos adorables voisins si on pouvait l'installer à l'ombre derrière leur caravane, ce qu'ils ont accepté sans aucun problème ! Le magicien a donc fait ses siestes en plein air. 

 

En un mot, partir avec un bébé au camping, c'est moins compliqué que ce qu'on pensait, et c'est décidé, on y retourne l'année prochaine ! 

Mais il faut souligner que la vie était facilité par la présence de notre famille : quand on est arrivés, la tente était déjà montée, tout le monde s'est occupé du magicien, c'est ma mère qui a géré les repas des adultes et la vaisselle, on s'est seulement occupé de ceux du magicien... La logistique prend plus de temps si on est seuls avec un enfant !

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3 février 2013 7 03 /02 /février /2013 12:00

Le deuxième jour, l'objectif principal, c'était le chateau de Chenonceau.

Mais on a décidé de prendre les petites routes pour y arriver. J'adore faire ce genre d'itinéraire où on visite en voiture, et où on s'arrête 5 minutes pour faire un tour à pied, aller voir un monument et prendre une photo. Même s'il faut avouer qu'avec un bébé, c'est plus compliqué, surtout en hiver. On passe de "on descend de voiture et on s'arrête 5 minutes pour prendre une photo" à "on détache le magicien, on lui met sa combinaison, on descend de voiture, on le porte pour pas avoir à sortir la poussette, on fait un petit tour, puis on lui enlève sa combinaison, on le rattache dans son siège, et c'est reparti !".

 

On a donc d'abord pris la route de Blois :

Itinéraire 1

 

On a fait une petite pause à Saint-Dyé-sur-Loire, joli petit village au bord de la Loire. Il y a une voie le long de la Loire qui doit être très sympa à faire en vélo (même si là c'était pas trop la saison). 

P1060126

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La route jusqu'à Blois est superbe, le long de la Loire. Et même si le centre-ville de Blois est sur la rive Nord, cela vaut le coup de passer par la rive sud : la vue sur la ville est superbe.

P1060140

 

On a ensuite pris la route du Sud. 

Itinéraire 2

 

On a fait un premier détour par Fougère-sur-Bièvre pour admirer le chateau. Qui change de ce qu'on voit dans le reste de la région puisque c'est un chateau médiéval :

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P1060148

Il est ouvert à la visite, mais nous avons seulement fait le tour à l'extérieur. Le détour vaut le coup, à mes yeux !

 

Etape suivante, l'abbaye de Pontlevoy. C'est sur la route et ça vaut le coup de faire une petite pause, même si malheureusement l'abbaye est fermée hors saison. 

P1060153P1060161

 

On a ensuite fait le détour par Bourré parce qu'il y a des visites à faire dans des maisons troglodytes et qu'on espérait appercevoir quelque chose depuis la route. Ce n'est pas vraiment le cas, donc si vous n'avez pas prévu de faire les visites, autant aller tout droit vers Montrichard. On a quelques occasions d'appercevoir des maisons troglodytes entre Montrichard et Chenonceau, et on en voit facilement ailleurs dans la région (à Amboise par exemple). 

Montrichard est un très joli village et le chateau qui le domine est impressionnant :    P1060168

Ensuite, c'est l'arrivée à Chenonceau, dont je parlerai dans un prochain article puisque celui-ci est déjà plutôt long. 

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27 janvier 2013 7 27 /01 /janvier /2013 12:00

Le premier jour, nous avons décidé de faire une pause à Orléans, que nous ne connaissions pas, avant d'aller à l'hotel à Beaugency. Le temps de récupérer la voiture de location, d'installer le siège auto, de charger la voiture, de faire la route et de se garer, nous sommes arrivés dans le centre ville d'Orléans vers 14h.

On a commencé par galérer pour trouver un resto qui servait encore à cette heure là, en semaine et en plein hiver, et nous avons fini dans un fast food, le memphis coffee, qui a l'avantage de servir à toute heure. 

Une fois rassasiés, c'était parti pour un petit tour à pied dans le centre ville. Centre ville qui n'est pas très grand et qui se visite rapidement à pied. On y trouve une partie médiévale, autour de la Rue de Bourgogne, et une partie datant du XVIIIe-XIXe siècle, autour de la place du Martoi. Et bien sûr, la cathédrale.

 

 Vous vous êtes peut être déjà rendus compte de mon goût pour les vieilles pierres. J'ai donc été séduite par la partie médiévale de la ville, d'autant plus qu'elle est majoritairement piétonne.

P1060066P1060067Un petit air de campagne en pleine ville

P1060053

 

La statue de Jeanne d'Arc sur la place du Martroi :

P1060055A Orléans, Jeanne d'Arc est partout : on peut voir sa statue, visiter sa maison, mais aussi trouver des magasins ou des restaurants qui la mettent à l'honneur...

 

Nous avons aussi, bien sûr, visité la cathédrale. Dont malheureusement, une tour était recouverte par des bâches. Je n'ai donc pas de photos de la facade.

P1060051P1060071 

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L'intérieur de la cathédrale vaut le coup d'oeil, j'ai en particulier apprécié le fait que les murs soient peints. Je sais que c'était quasiment systématiquement le cas au moyen-âge, mais que ces peintures ont presque toujours entièrement disparus. Ici, la cathédrale a été reconstruite à l'identique entre le XVIIe et le XIXe siècle, après les destructions par les huguenots. On voit donc ces motifs muraux :

P1060081.JPG

 

On trouve aussi, bien sûr, des vitraux en l'honneur de Jeanne d'Arc datant du XIXe siècle (ici Jeanne, bergère, au moment de l'apparition de Sainte Catherine, Sainte Marguerite et de l'archange Gabriel).

P1060085.JPGUn seul regret pour cette visite, l'absence d'éclairage dans l'église. L'éclairage extérieur n'était pas suffisant ce jour gris de janvier, et certaines parties de l'église étaient vraiment trop sombres.  

 

Nous avons ensuite quitté Orléans en direction de Beaugency, en faisant un petit détour par Cléry-Saint-André. En effet, Philippe Le Bel puis Louis XI y ont fait construire une basilique, où ce dernier est d'ailleurs enterré. Et je recommande de faire ce détour : c'est impressionnant de voir une église de cette dimension dans un aussi petit village !

P1060087.JPG

P1060089.JPG

 

 

Puis direction l'hotel, à Beaugency, où nous avons pris le temps de nous poser un peu, et de profiter de la chambre (pour le magicien, prendre un bain dans la grande baignoire de l'hotel, c'était un peu comme la piscine ).

 

(Je sais que la qualité des photos n'est pas terrible. Quand je compare mes photos à celles qu'on trouve sur d'autres blogs, j'ai un peu honte. Mais j'ai décidé de les publier quand même, en me disant que ça donne quand même une idée de ce qu'on peut voir et que ça peut aider ceux qui cherchent à organiser un séjour dans ce coin. Voire même, peut être, donner envie à certains ?)

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13 janvier 2013 7 13 /01 /janvier /2013 22:00

Paul et moi, nous avions quelques jours de libre en commun avant que je reprenne le boulot. On a décidé d'en profiter pour prendre quelques jours de vacances. Et pour la première fois depuis mars dernier, nous sommes partis ailleurs que chez nos parents !

 

Nous nous sommes décidés au dernier moment pour un week end à visiter les chateaux de la Loire, parce que j'en avais envie depuis longtemps et qu'il y avait une offre intéressante sur internet.

 

L'hôtel

Nous avons donc passé 3 nuits à l'hotel l'écu de Bretagne à Beaugency, entre Orléans et Chambord, en chambre supérieure et avec la demi-pension. Et je n'ai que du bien à en dire : la chambre était grande et jolie, avec poutres apparentes, et ils nous fournissaient un lit de bébé.

P1060102

Notre chambre (avec le magicien dans son lit !)

Tout le personnel de l'hotel était adorable. Le buffet du matin était classique mais plutôt sympa (et il y avait des crêpes, ce qui suffit à faire mon bonheur). Pour le soir, la salle de restaurant était très classique, voire un peu vieillote, mais les repas étaient vraiment délicieux. Il y avait un menu spécial "demi-pension", mais on nous proposait des plats supplémentaires selon les jours et on pouvait également choisir tous les plats de la carte pour un supplément raisonnable. Quelques exemples de plat : assiette de saumon fumé, velouté de lentilles corail avec un oeuf poché, cannelloni aux palourdes pour les entrées, noix de saint-jacques et mousseline de panais et foie gras, sanglier et ses trois purées, filet de turbeau et légumes oubliés en plat, soufflé de noisette sauce au chocolat en dessert. La salle de restaurant était très classique, voire un peu vieillote. 

En plus, Beaugency est un très joli village médiéval, et il est plutôt bien situé pour visiter le chateaux. 

 

La voiture

Dans cette région, c'est tout simplement indispensable d'avoir une voiture. Nous en avons donc loué une chez Europcar, le modèle le moins cher (une fiat 500). Et nous ne sommes pas vraiment enthousiastes. La première voiture qu'ils nous ont proposé n'a pas pu démarrer parce qu'il n'y avait pas de batterie. La seconde sentait un peu le vomi, on peut pas dire que ce soit vraiment agréable.

Le siège auto qu'ils nous ont loué était un siège auto premier prix, en assez bon état. Ils fournissent une housse à installer dessus (ça c'est plutôt bien). Il s'inclinait peu, et le magicien était presque assis. Ce qui allait plutôt bien quand il était réveillé, parce qu'à 5 mois il commence à se tenir un peu, mais il avait la tête qui tombait en avant lorsqu'il dormait et je pense qu'un bébé tout petit aurait vraiment été mal installé. Et puis ce siège était tellement encombrant que quand on l'installait à l'arrière, on ne pouvait pas rabattre correctement le siège passager avant, qui était donc complètement inutilisable.  

On a crevé, et en appelant l'assistance, ils nous ont dit qu'on ne payerait pas si on allait dans un garage avec lequel ils avaient un contrat. On a donc fait plus de route pour en trouver un, et finalement on a du payer et on n'a pas été remboursé. 

La prochaine fois, on passera par une autre entreprise. 

 

 

Budget : 

Clairement, c'était des vacances plutôt chères et on s'est fait plaisir sur l'hotel, 3 étoiles. On aurait pu trouver moins cher. Si on a une voiture personnelle, on évite également les frais de location.

Les visites sont plutôt chères (compter entre 9 et 15 euros par personne pour visiter un chateau).

En revanche, on a fait des économies sur le reste : sandwich pour les repas de midi, pas de shopping, et moins de 10 euros de "souvenirs" (un livre, deux cartes postales). 

 

Cela donne :

Hotel en demi-pension (3 nuits) : 417 euros

Location de voiture avec siège bébé pour 4 jours : 247 euros

Autoroute, parking et essence : 150 euros

Visites : compter 9 à 15 euros par chateau

 

 

Les chateaux de la Loire hors saison :

C'était génial ! 

Un ciel gris mais un temps doux. 

Et des parkings au 3/4 vides, peu de groupe, des visites tranquilles. A Azay-le-Rideau, on était même seuls ! 

Et comme c'était juste après Noël, les chateaux étaient décorés pour l'occasion. C'était parfois (souvent) un peu kitsch, mais ça donnait une ambiance plutôt sympa :

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La grande galerie de Chenonceau


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La chapelle de Chenonceau


En revanche, des horaires de visites plus limités et des jardins moins fleuris. 

 

Les chateaux de la Loire avec un bébé :

Ce voyage nous a montré encore une fois que le magicien est un bébé incroyablement cool et qui s'adapte à tout. Il n'a eu aucun souci pour dormir à l'hotel, a adoré le bain dans la grande baignoire, a mangé ses petits pots aussi bien dans son siège auto que pendant les visites, même si on ne pouvait pas les faire chauffer. Et il était ravi de passer ses journées dans sa poussette.

Finalement, partir à l'hotel ne demande pas plus d'organisation que de partir dans sa famille. La seule chose à prévoir en plus, c'est les petit pots parce que ce n'est pas possible de cuisiner sur place, et du liquide vaisselle, une éponge et un torchon pour laver les biberons. 

J'ai trouvé ça indispensable d'avoir le même hotel pendant tout le séjour et de ne pas avoir à faire les bagages tous les jours. Et j'ai trouvé que la demi-pension, c'était très confortable (pouvoir l'emmener en pyjama au resto après le bain, sans avoir à l'habiller pour sortir en particulier).

Ah et un détail : une écharpe de portage ou un porte-bébé est indispensable pour visiter les chateaux de la Loire. Certains chateaux interdisent carrément qu'on y entre avec une poussette (Azay-le-Rideau, Villandry), et de toute façon, on passe son temps à monter ou descendre des escaliers, donc c'est pas pratique. J'avais oublié l'écharpe, et je m'en suis bien voulue !

P1060478

Les escaliers du chateau de Chambord

Par contre la poussette me parait utile pour se ballader dans les parcs des chateaux et dans les villes, parce qu'on marche quand même beaucoup, donc pour moi le mieux c'est d'avoir les deux. Beaucoup de grands chateaux ont des consignes gratuites à l'entrée où on doit pouvoir déposer la poussette. 

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25 juillet 2012 3 25 /07 /juillet /2012 15:30

Il y a quelques jours, j'ai reçu une lettre qui m'a fait très plaisir...

 

Il faut revenir presqu'un an en arrière : comme je le disais ici, nous avons passé 15 jours en Alsace. Mais ce n'étaient pas des vacances comme les autres : nous sommes partis en tant qu'animateurs pour un séjour d'adultes handicapés mentaux, avec l'association EEVA.

Et près d'un an après, un des vacanciers du groupe m'a envoyé une lettre. Qu'il se souvienne de nous et qu'il prenne le temps de nous écrire m'a énormément touchée. encore une marque que ce que nous avons fait a été apprécié et a été marquant pour les vacanciers.


Comment j'en suis arrivée à faire ce séjour en tant qu'animatrice ? 

Pour le nouvel an précédent, j'étais seule à Paris. Mon meilleur ami était responsable d'un séjour de cette même association à Paris, et m'avait proposé de venir passer la soirée avec ses vacanciers. Et j'avais non seulement passé une bonne soirée, mais ce contact m'avait beaucoup plu et j'y avais passé toute la journée du lendemain pour donner un coup de main. 

Mon meilleur ami nous a donc proposé de partir comme animateurs pour un nouveau séjour pendant l'été.

Qu'est-ce qui m'a décidé ?

- Nous partions entre amis proches, avec des gens en qui je pouvais avoir confiance pour le travail (mon meilleur ami avait déjà pas mal d'expérience, mon mari est infirmier et a travaillé en psychiatrie, je savais donc que je pouvais m'appuyer sur eux, ce qui est précieux quand on n'a pas l'habitude de ce public, ce qui était mon cas) et avec qui je savais que j'allais passer des bons moments.

- Je commençais à travailler en bibliothèque, et nous accueillons chaque mois des enfants autistes. La bibliothèque est également fréquentée par plusieurs adultes handicapés, qui fréquentent la section jeunesse car les livres leur correspondent mieux.  J'ai donc commencé à m'intéresser au handicap mental et à la manière d'accueillir ce public.

- J'étais certaine que cette expérience allait être très enrichissante sur le plan personnel. Je voulais savoir comment j'allais réagir face à ces situations, et si j'étais capable de le faire.

- L'année en question avait été parfaite pour moi : j'ai trouvé un travail qui me passionnait. Mon homme a enfin pu me rejoindre, vivre avec moi pour de bon, et nous nous sommes mariés. Quelque part, c'était important pour moi de consacrer du temps à des gens pour qui la vie était beaucoup moins évidente. Nous sommes partis 3 semaines après notre mariage, c'était notre "voyage de noces" !

 

 

Nous étions logés dans un hotel club plutôt confortable. Nous alternions les journées entre excursions en car et journées sur place. Il fallait prévoir des activités pour les jours sur place et les soirées.

D'une certaine façon, notre rôle ressemblait à celui d'animateurs de colonies de vacances pour enfants. Nous avons organisé des jeux, des boums, des soirées mimes, fait des scoubidous, de la pate à sel, de la peinture sur tee-shirt, des pinatas. Nous avons guidé le groupe lors des visites extérieures, distribué les pique-niques, porté les bouteilles d'eau, mis de la crème solaire. Nous avons aidé à la rédaction des cartes postales et chacun a rempli un carnet racontant ses vacances. Nous avons compté et recompté les vacanciers pour vérifier que tout le monde était là. Vérifié que les ceintures étaient attachées dans le car. Nous avons séché les larmes pendant les coups de blues.

Mais il fallait toujours garder en tête qu'il s'agissait d'adultes. Et qu'ils avaient donc droit à ce qu'on les traite comme tels. Cela passe surtout par des détails tout bêtes, qui semblent évidents mais qu'il faut faire attention à ne pas oublier en cour de route. Un adulte peut choisir de participer ou non à une excursion, on n'a pas à le forcer à le faire, même si c'est inscrit au programme (même si ça veut dire qu'un animateur doit rester avec lui au centre et que les 4 autres vont galérer pendant l'excursion). Un adulte peut se coucher à l'heure qu'il veut et se lever à l'heure qu'il veut, faire la grasse matinée s'il le désire. On n'a pas à punir, sanctionner ou gronder un adulte (oui, c'est une évidence, mais quand une femme de 45 ans fait un caprice et hurle dans un magasin parce qu'elle veut acheter une poupée ou quand un autre vacancier part en courant dans la direction opposée à celle du groupe, ça l'est moins...).

Autre chose qu'il faut avoir en tête, c'est qu'ils ont des attirances, désirs et pulsions sexuelles, qu'il faut gérer. Entre eux d'une part (certains viennent en couple, d'autres se rencontrent en séjour, et c'est pas toujours évident à gérer). Mais ça peut aussi être envers les animateurs. Il est souvent compliqué de faire clairement la différence entre une simple marque d'affection et la manifestation d'un désir d'une autre sorte. Il faut faire attention à ne pas faire de geste qui puisse être interprété comme un signal, même si pour nous c'est dénué de toute signification. C'est d'autant plus difficile que la plupart des vacanciers sont très tactiles et qu'ils font facilement des calins, des bisous, etc. Ca a été plutôt facile à gérer pour moi parce que mon mari était là, identifié comme tel par tous les vacanciers, et qu'il n'hésitait pas à intervenir quand il trouvait que la situation dérivait. Il s'en rendait mieux compte que moi (je trouvais qu'il exagérait au début, avant de me rendre comte qu'il avait raison). Ca a été beaucoup plus difficile à gérer pour l'autre animatrice.

 

Essayer de trouver l'équilibre, de leur apporter ce dont ils ont besoin sans les materner, de les motiver sans les infantiliser, c'est de loin ce qu'il y a de plus intéressant en tant qu'animateur. Il faut sans cesse se remettre en question, interroger chacun de ses actes et des réactions provoquées. Pour cela, on faisait un débriefing chaque soir entre animateurs, et ça a été précieux.

Il faut également apprendre très rapidement à "relationner" de manière différente. Quand on rencontre quelqu'un, les premiers échanges sont prévisibles, ils reposent sur des normes sociales et sur notre côté rationnel (bien sur l'affect joue aussi, mais on peut sans difficulté le mettre en retrait). Avec ce public, tous les repères habituels sont remis en question. Et l'affect prend une place fondamentale, dès le départ des relations. Certains des vacanciers ne parlaient pas du tout, ou de façon très peu compréhensible. Il faut donc trouver un autre moyen de communiquer avec eux. C'est assez bouleversant à vivre.

Parfois, on se plante. Parfois on ne sait pas. Nous avons en particulier complètement échoué avec un des vacanciers. Au milieu du séjour, il est devenu violent alors qu'il ne l'avait jamais été, et comme il mettait en danger les autres vacanciers, nous avons du le faire rappatrier. Un échec complet qu'on n'est toujours pas capables d'expliquer.

D'autres fois, c'est tellement gratifiant ! Parce que quand on leur fait plaisir, ils le montrent avec une intensité que l'on voit rarement. 

M., qui ne parlait pas du tout, a versé une vraie larme de joie quand j'ai fait ajouter son nom sur le porte clé qu'il venait d'acheter, et de la première fois où il m'a appuyé du doigt sur l'épaule, sa manière à lui de dire "je t'aime bien".

L. qui a passé tout un trajet en bus à commenter le paysage à sa poupée qu'elle venait d'acheter.

Un autre L. qui était tellement fier de m'offrir un pendentif en pate à sel, confectionné et peint par ses soins.

V. qui nous a confié en larmes que c'était les plus belles vacances de sa vie, elle qui avait tellement peur que ça se passe mal en arrivant.

La fierté des vacanciers quand on a mangé les tartes faites avec les fruits qu'ils avaient ramassé.

C. qui s'écriait "c'est C !" chaque fois qu'il se voyait sur une des photos prises pendant la journée.

Des anecdotes comme ça, j'en ai des dizaines ! J'aimerais montrer les sourires, les rires, les photos prises, mais je n'en ai pas le droit.

 

Autre chose que j'ai apprise pendant ce séjour : oui je suis capable d'effectuer certains actes, en particulier l'aide à la toilette. En effet, certains vacanciers avaient besoin d'être aidés pour leur douche. Cela m'inquiétait beaucoup avant de partir, en fait j'ai trouvé ça facile, une fois confrontée à la situation, je ne me suis pas posée de questions. Le moment de la toilette est même devenu un moment privilégié, au bout de quelques jours, avec une des vacancières.

Et puis j'étais capable d'être disponible chaque jour de 7h30 à 22h30 pour les vacanciers, qui ne nous laissaient aucune minute de répit.

 

On en apprend aussi beaucoup sur la société et la place qu'elle accorde aux handicapés.

Je ne veux pas tout peindre en noir, nous sommes tombés sur des gens géniaux. Je me souviens en particulier des deux vendeuses d'une boutique de souvenirs à Strasbourg qui ont été adorables, à l'écoute, et qui nous ont offert des petits cadeaux "pour nous remercier de s'occuper aussi bien d'eux". Le personnel de l'hotel, à l'écoute et prêt à rendre service. Des passants avec qui les vacanciers allaient discuter.

D'autres, beaucoup plus rares, ont été infects : la responsable d'une fabrique de confiture qui s'inquiétait que les vacanciers goutent les confitures parce que ça allait "dégouter les clients".

Mais ce qui marque, surtout, c'est la "prise de distance" des gens. Le handicap fait peur, et les gens le fuient, ne s'approchent pas. Je me souviens que nous sommes allés nous installer sur une aire de pique-nique : quelques minutes après notre arrivée, tous les gens installés là auparavant étaient partis. Je ne jette pas la pierre. Je me rends compte que j'avais le même comportement en croisant des handicapés dans la rue par exemple. Et je l'ai encore parfois, dans la rue ou dans les transports, même si j'essaye de me reprendre et de lutter contre ça. C'est un gros travail, à faire tous les jours. Mais qui est indispensable à la fois pour les personnes handicapées et pour nous, parce que ça peut tellement nous apporter...

 

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11 juillet 2012 3 11 /07 /juillet /2012 12:00

 

Pour commencer, première découverte de la Médina. On visite à pied, dans les ruelles. Mais on n'est pas les seuls ! Finalement, ce qui m'a le plus marqué pendant cette semaine, c'est l'agitation constante dans la Médina. Piétons, carrioles trainées par des ânes, mais surtout mobylettes, mobylettes, et encore mobylettes ! Qui n'hésitent pas à se croiser et à se doubler dans les minuscules ruelles, malgré les piétons. Il faut une vigilance constante !

On débarque alors sur la place Jemaa-el-Fna, centre de la ville, juste à côté des souks. Après avoir affronté la circulation (traverser le chaos des voitures, c'est pas évident !), on découvre les tatoueuses au hénné, les stands de fruits secs, les vendeur d'oranges pressées, les musiciens, les montreurs d'animaux... et les propositions parfois très insistantes ! D'ailleurs, Chéri se retrouve au bout de dix minutes avec un serpent autour du cou (alors qu'on était bien décidés à éviter de cautionner la maltraitance de ces animaux). Il va falloir apprendre à dire non !

Après une première découverte du souk, petite pause place Rahba Kdima au café des épices, très agréable avec sa terasse ombragée qui domine la place, on y mange de bons sandwichs !

 

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Vue sur la place de la terasse du café.

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Puis en route pour la medersa Ben-Youssef. Pour moi, s'il y a un seul monument à visiter à Marrakech, c'est celui-là. Ecole coranique construite au XVIe siècle, elle m'a fait penser aux splendeurs du sud de l'Espagne. La cour et son bassin sont particulièrement agréables. La salle de prière est une splendeur.

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Nous avons pris un billet groupé pour l'entrée dans la Medersa, le musée de Marrakech et la Qoubba Ba'Adiyn, situés juste à côté. A faire si vous rester à Marrkech une semaine, mais vous pouvez vous en dispenser si vous n'y êtes que pour quelques jours. Le musée n'est pas passionnant. Et les billets n'étaient pas contrôlés à l'entrée de la Qoubba.

 

La qoubba est le plus vieux batiment de Marrakech. Si, de loin, elle n'est pas fascinante, elle dévoile une coupole magnifique :

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Le musée de Marrakech vaut plus, à mes yeux, pour l'architecture que pour les oeuvres qui y sont exposées. Une partie est consacrée à l'art contemporain marocain, mais j''ai trouvé qu'on voyait beaucoup plus intéressant dans les galeries d'Essaouira. La suite est consacrée à des objets plus traditionnels (bijoux, couteaux, vaisselle), mais rien de fantastique. Donc si on ne passe qu'un grand week end dans la ville, on peut s'en dispenser et préférer le Dar Si-Saïd, sur le même modèle (palais du XIXe et exposition d'objets traditionnels). Mais si on passe plus de temps dans la ville, autant profiter du billet groupé pour admirer l'architecture du palais, richement décoré (immense patio de marbre, plafonds en bois peints).

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A noter un agréable petit café dans la cour du musée pour faire une petite pause (on peut y accéder sans payer l'entrée du musée).

 

Il est temps de rentrer faire une petite pause au riad, après avoir à nouveau traversé les souks !

 

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Le minaret de la Koutoubia.

 

Le soir, retour sur la place Jemaa-el-Fna, et découverte d'une toute autre ambiance : des dizaines de gargottes sont montées dès la tombée de la nuit. On y trouve de tout ! Grillades, tripes, escargots, gateaux, thé... Chaque gargotte a son (ou ses) rabatteurs, on est donc sans arrêt interpellé.

Nous nous décidons pour un de ces "stands" et nous nous régalons de brochettes, viande grillée et légume grillés (comme je suis enceinte, j'ai décidé d'éviter au moins toutes les crudités). C'est pas de la grande cuisine mais pour 15 euros à deux, on se goinfre de grillades !

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On finit le repas avec des patisseries achetées à des vendeurs ambulants et le "thé aux épices" vendu sur certains stands, délicieux (je serais incapable de dire ce qu'il y a dedans, mais c'est très fort et très bon!)


Ce qui est agréable, c'est que même si bien sûr une grande partie de l'animation de la place dépend des touristes (on retrouve les montreurs d'animaux, les tatoueuses au hénné (qui font les tatouages quasiment dans le noir), les vendeurs de souvenirs), les marocains sont aussi très nombreux, ce qui évite l'impression "d'attrape touristes". Ils viennent écouter les conteurs (ma grande frustration des vacances : ne pas comprendre ces conteurs, qui sonvent s'accompagnent de musique), manger un morceau. Les stands qui m'ont le plus marquée sont ceux des vendeurs de dents!

 

Une première journée bien remplie ! Demain, on part en excursion dans l'Atlas !

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13 avril 2012 5 13 /04 /avril /2012 23:00

Notre voyage de noces prévu cet été est annulé pour cause d'accouchement... Nous avons donc décidé de nous offrir un petit voyage de noces à Marrakech, pendant que je peux encore me déplacer ! Histoire de profiter un peu du soleil et de la chaleur. Un vrai voyage de découverte pour tous les deux : j'étais déjà allé au Maroc, mais à Rabat, et Paul ne connaissait pas du tout ce pays. 


Parlons budget :

Marrakech n'est pas très cher. Il y a pas mal d'offres hors vacances scolaires en plus (nous sommes tombés sur lastminute sur une offre à 500 euros par personne la semaine en pension complète en hotel club et avec le vol par exemple). Mais nous avons fait des vacances beaucoup plus "luxe" que ce dont nous avons l'habitude : riad de charme, excursions en voiture avec chauffeur, délicieuse table d'hôtes, etc. 

Billets d'avion : environ 550 euros pour 2 avec easyjet (avec les assurances annulation), pour des billets pris un peu au dernier moment (10 jours avant le vol), au départ de Roissy. On peut partir pour moins cher avec Ryanair mais il faut aller jusqu'à Beauvais. 

 

Hébergement : là on s'est fait plaisir, non aux hotels clubs, moins cher, oui au petit riad dans la Médina ! Nous avons choisi le riad Mehdia. Comme il était complet la première nuit, nous avons été logé dans le 2e riad des mêmes propriétaires : le riad Atlas. Dans les deux cas, nous les recommandons très très fortement. Le raid Atlas, plus petit est plus intime. Le riad Mehdia est magnifique, avec son bananier immense dans le patio, qui s'élève jusqu'à la terasse sur le toit.

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Le patio du Riad Atlas


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Notre chambre (une "suite" en fait, avec une baignoire grande comme une piscine!)


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La terasse du raid Mehdia


 

Le personnel, le même pour les deux riads, est particulièrement agréable. Les petits déjeuners sur la terrasse sont un vrai bonheur : orange pressée, confitures et crêpes maisons différentes tous les jours, cadre somptueux... On peut aussi y prendre ses repas en supplément. Un peu cher (17 euros par personne), mais particulièrement délicieux et copieux. 

Un bassin (type jacuzzi, mais pas de bulles) au riad Atlas et une petite piscine au riad Mehdia, pas au soleil donc un peu fraiche en avril mais très joli.

Les proprios sont très sympas.

La terasse est super, chouettes transats pour lire au soleil.

Bref, on a que du bien à en dire, et qu'une envie, y retourner !


Pour un prix somme toute plutôt raisonnable : 464 euros pour 8 nuits, avec petit déjeuner. 


Pour le reste, la vie est peu chère. Les visites sont toutes payantes, mais le plus souvent à 10 dirhams (moins d'un euros). On trouve de quoi grignoter ou même manger au resto pour vraiment pas cher (pourtant on a été plus exigeants que d'habitude, particulièrement vigilants sur l'hygiène comme je suis enceinte).

 

Pour les excursions en dehors de la ville, en raison de la circulation au Maroc, on a décidé de choisir la solution de facilié : excursion avec chauffeur organisée par le riad. Un peu cher (100 euros la journée) mais franchement confortable !

 

Quant aux souvenirs à rapporter, tout dépend de vos talents de négociation, j'avoue être très peu douée pour cet exercice !

 

Le récit des vacances proprement dites très bientôt.

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22 février 2012 3 22 /02 /février /2012 21:30

Je suis retombée il y a peu sur les photos d'un grand week end à Madrid, et j'ai eu envie de vous en faire profiter un peu. Parce que vu la température actuelle, des photos de ciel bleu, de café en terrasse en tee shirt fin octobre, ça fait du bien, je trouve !

 

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Dire qu'on a mangé une glace sur cette petite place !

Vivement les beaux jours !

 

Fin octobre, j'ai donc abandonné mon homme quelques jours pour profiter d'un grand week end entre copains (avec mon meilleur ami, son amoureux, et un autre ami). Au programme : musées, ballade et shopping !

 

Pour les "modalités pratiques" :

aller-retour easyjet : 70 euros par personne environ, au départ de Roissy

location d'un petit appart appartenant à l'Hostal Stella, en plein centre ville (métro Callao) : 100 euros la nuit. L'hotel ne fait pas très envie (et ils ne parlent pas un mot d'anglais ni de français à la reception), mais les appartements à louer sont dans un immeuble résidentiel à moins de 10 mètres de la place Callao. L'équipement est basique  : un coin cuisine ouvert sur la pièce à vivre, une chambre, une salle de bain. Il y a tout le nécessaire (y compris sèche cheveux, machine à laver, couvertures supplémentaires). Nous étions 4, mais on peut y loger jusqu'à 5 (une chambre avec un lit double + un lit simple et deux lits une place qui servent de canapé dans la "pièce à vivre). Bref, aucun charme mais bien pratique !

La vie à Madrid n'est pas très chère. On a pu se faire plaisir en mangeant des tapas et en faisant la fête le soir sans que ça ne pèse (trop) sur le porte monnaie.

 

Lepremier jour, le temps d'arriver, de s'installer, il est environ 14h et il pleut un peu. On décide donc de commencer directement par les musées.

 

 

On attaque donc par le musée de la Reine Sofia, musée d'art moderne et contemporain.

Nous n'avons fait qu'une partie du musée, celle consacrée à la période 1920-1960 (en environ 2h30). Beaucoup d'artistes espagnols, bien sur, quelques Miro, mais surtout pas mal de Dali (peintre qui, je l'avoue, me touche assez peu). Beaucoup aussi d'artistes d'autres nationalités (une belle série de photos de Man Ray en particulier). Un cadre chouette, une période que j'adore, mais finalement une petite déception. J'ai l'impression que c'est un sous-centre Georges Pompidou et il manque franchement d'explication ou d'organisation claire de l'ensemble

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Cependant ce musée est à voir absolument pour 3 salles : celles consacrées à Guernica. En effet, le musée a rassemblé le tableau lui-même, bien sûr, mais aussi de nombreux dessins et tableaux préparatoires, qui occupent deux grandes salles. La confrontation de ces "essais" et du tableau final est tout simplement fascinante. 

 

Le soir, tapas et découverte du vermuth al grifo (du vin cuit épicé avec un peu d'eau gazeuze, miam !) dans un bar. Mais on est trop crevés pour profiter vraiment des nuits madrilènes, ça sera pour le lendemain !

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17 novembre 2011 4 17 /11 /novembre /2011 20:00

Quand je pars en vacances, j'ai souvent des coups de coeur pour des détails qui laissent les autres indifférents. En Ecosse, ce coup de coeur, ça a été les cimetières.

Ca peut paraître un peu étrange dit comme ça, mais je les ai trouvé plein de charme.

J'ai eu encore une fois l'occasion de me rendre compte que nous ne réagissons pas tous de la même façon dans ces lieux. L'amoureux de ma belle-soeur, par exemple, était très mal à l'aise, mais moi j'ai apprécié ces visites, un peu inévitables dès lors que l'on veut visiter une église.

J'aime l'idée du cimetière comme lieu de promenade. Et j'aime l'idée qu'il ne soit pas caché derrières des hauts murs, comme en France où la mort doit être cachée. J'aime le fait qu'on puisse se promener librement entre les tombes, sans être coincés dans des allées. J'aime les stèles anciennes, un peu penchées, un peu bancales...

Cela m'a rappelé d'une certaine manière l'antiquité : loin d'être cachées, les tombes romaines étaient alignées au bord des routes, afin que les passants, en les voyant, aient une pensée pour la personne décédée. 

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Le cimetière de Stirling

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Le cimetière de Saint Andrews

On y trouve de nombreuses tombes anciennes :

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Bon, ok, certaines sont carrément flippantes

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Memento mori : souviens-toi que tu vas mourir. 

Dans l'antiquité, ce n'est ni une menace, ni quelque chose d'effrayant, mais une invitation à améliorer sa vie quotidienne, entre carpe diem et doctrines philosophiques.

 

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Encore une tombe de pirates !

 

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On a retrouvé ce symbole sur plusieurs tombes. J'avoue que ça m'intrigue !

 

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Petits détails...

 

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Et pour finir, une qui m'a fait bien rire : à Saint Andrews, on est golfeur jusqu'au bout !

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  • : Le blog de Lila
  • : Bibliothécaire, maman du magicien (né en 2012) et de la puce (née en 2015), je parle de mes coups de coeur en littérature jeunesse, de ma vie, de mes ballades... J'ai un autre blog, http://filledalbum.wordpress.com où je réunis des ressources pour une littérature jeunesse antisexiste.
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