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1 juillet 2015 3 01 /07 /juillet /2015 11:42

Le magicien a presque 3 ans. Il y a quelques semaines, l'arrivée des "pourquoi" a été aussi soudaine que massive. Depuis, nous répondons à ses "pourquoi ?" toute la journée. Et bien sûr, chaque réponse amène un nouveau "pourquoi ?" jusqu'à ce que parfois, nous arrivions à un "ah" qui clôt la série de questions.

Alors quand j'ai vu ce livre à la librairie, j'ai craqué, trouvant que cela ferait un clin d'oeil marrant au magicien.

Pourquôôââ de Voutch

Un parent (père ? mère?) grenouille dit à son enfant qu'il est l'heure de faire dodo. S'en suivront toute une série de "pourquôôââ ?". Et si les réponses sont réalistes au début, elles glisseront petit à petit vers le fantaisiste, pour finir par parler de glace à la mouche (depuis la grenouille qui avait une grande bouche de Keith Faulkner, le magicien sait bien que les grenouilles à grande bouche mangent des mouches !). 

Pourquôôââ de Voutch
Pourquôôââ de Voutch
Pourquôôââ de Voutch

 

Voutch est un des auteurs jeunesse qui me fait exploser de rire à chaque lecture, même quand je connais déjà la chute. Pour des enfants un peu plus grand et même pour des adultes, je vous conseille vivement la petite grenouille qui avait mal aux oreilles. Ici, les dessins sont plein d'humour (j'ai un faible pour le soleil qui se brosse les dents) et on a très souvent envie de faire comme la grenouille adulte. 

 

Ce livre est édité par Thierry Magnier, soit en petit (12x12) soit en moyen format (16x16), mais toujours en tout cartonné. On a donc l'impression d'un livre pour tout-petits. Mais comme de nombreux titres de la collection tête de lard, ce livre ne s'adresse pas à mes yeux à des bébés, mais à des enfants un peu plus grands, qui sont eux-même dans cette période des pourquoi et qui peuvent comprendre l'humour de ce livre. 

 

Et le magicien ? Sa première réaction a été de me demander "pourquoi il dit pourquoi ?" ^^

Il adore ce livre et le conait déjà par coeur et le lit souvent à haute voix, ce qui nous fait mourir de rire. Il a bien compris en quoi c'était drôle de lui offrir parce qu'il posait lui-même la question et répond au dernier "pourquoi" du livre "parce que c'est comme ça" !

 

Le même vu par la mare aux mots et la soupe de l'espace

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20 avril 2015 1 20 /04 /avril /2015 12:12

A la bibliothèque, régulièrement, je vois une femme enceinte jusqu'aux yeux venir me voir et me demander "vous avez des livres sur l'arrivée d'un petit frère / d'une petite soeur ?". On a une assez longue sélection.

Quand ça a été mon tour, j'ai mis du temps à proposer des livres sur ce sujet au magicien. Parce que je n'aime pas trop ce côté que j'appelle "livre-médicament" ou "achetons un album pour aborder tel sujet". Parce que pour moi, un livre, une lecture doit être un moment de plaisir, pas d'apprentissage ("tu vois, Tchoupi, lui, il fait pipi dans le pot"). Donc quand je lis ce type de livres, je ne m'en sers de support de discussion que si c'est l'enfant qui lance la conversation.

J'ai donc préféré d'abord prendre le temps d'en parler avec nos mots. Puis peu à peu, lors de nos visites à la librairie (que nous utilisons un peu comme une bibliothèque, avec une demie heure de lecture sur place à chaque fois) j'ai commencé à lui lire quelques livres sur le sujet. Je n'ai pas trouvé mes chouchous de Martha Alexander, Quand le nouveau bébé arrive, moi, je m'en vais et on ne m'a jamais demandé si je voulais une petite soeur, livres que la plupart des parents n'empruntent pas, à la bibliothèque, parce qu'ils trouvent les réactions du grand frère violentes (il veut jeter sa mère enceinte à la poubelle, et donner sa petite soeur au premier qui passe), mais je pense que les enfants peuvent avoir ces pensées violentes (quand il est en colère, en ce moment, le magicien me tape, et clairement vise mon ventre, alors qu'il ne tape jamais son père).

J'ai donc lu au magicien plusieurs livres sur l'arrivée d'un bébé, sans qu'il semble passionné. Et puis un jour, je suis tombée sur "Tout change" d'Anthony Browne, livre qu'on utilise avec des "grands" (5-6 ans) à la bibliothèque, et je me suis dit qu'on allait essayer, pour voir. Après me l'avoir réclamé 3 fois de suite, il s'est emparé du livre, et m'a dit "celui là, je le aime, on va le payer" et est parti en courant vers la caisse. Depuis, il me réclame souvent "le livre bizarre".

Tout change, Anthony Browne

Joseph Kah est seul chez lui. Il se rend compte qu'autour de lui, tout se transforme de manière étrange. Cela commence par la bouilloire :

Tout change, Anthony Browne

Les changements deviennent vite beaucoup plus spectaculaires. Et effrayants.

Tout change, Anthony Browne

Au milieu de l'album, on apprend que "Ce matin là, son père était allé rechercher la maman de Joseph. Avant de partir, il avait parlé de grands changements".

Tout change, Anthony Browne

A la fin de l'album, les parents rentrent. Et présentent à Joseph sa petite soeur. C'est sur une image de famille apaisée (et sur un canapé qui ne se transforme pas en crocodile) que se clôt l'album.

Tout change, Anthony Browne

(le magicien a cependant été très perturbé qu'il n'y ait que 3 tasses pour 4 personnages, on y revient à chaque lecture !).

Je suis toujours surprise de la capacité extraordinaire des enfants, même petits, à lire les images, à repérer les détails et à les interpréter. Je pourrais souligner la présence des oiseaux et des oeufs pour symboliser la naissance, ou celle d'une vierge à l'enfant au dessus du canapé. Mais je préfère me laisser guider par les commentaires de mon fils, même si les yeux de gorille deviennent des yeux de hiboux !

Chaque lecture apporte son lot de découvertes.

Anthony Browne met en image de façon à la fois limpide et très originale l'angoisse de l'aîné face à l'arrivée d'un bébé, mais aussi la peur de l'inconnu, les difficultés accentués par le non-dit et par le fait de devoir affronter seul une situation pas évidente. L'arrivée des parents, le fait de rencontrer pour de bon sa petite soeur et de ne plus être dans le fantasme va permettre à Joseph de revenir à la réalité.

Je sais que c'est un livre très apprécié par l'éducation nationale et qu'il est décortiqué dans les classes. Et je trouve ça dommage, car on est justement ici dans l'imaginaire, dans l'interprétation personnelle, sans que jamais le texte ne soit trop explicite.

Personnellement, j'ai mis du temps à apprécier les livres d'Anthony Browne car je n'aimais pas ses illustrations. Mais j'en ai peu à peu découvert toute la richesse, et je ne peux que vous encourager à découvrir tous ses albums !

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20 avril 2015 1 20 /04 /avril /2015 10:20

Ca fait bien trop longtemps que je n'ai pas parlé de livres pour enfants sur le blog ! Je reviens donc avec un album d'Emmanuelle Houdart (encore !).

Tout va bien, Merlin ! d'Emmanuelle Houdart

J'ai envie de parler de ce livre depuis très longtemps, sans trop savoir par quel bout prendre les choses. Parce que ce n'est pas un album ordinaire à mes yeux.

C'est l'album avec lequel j'ai vraiment découvert Emmanuelle Houdart.

Avec lequel j'ai pris conscience que la bizarrerie n'effrayait pas les tout-petits, bien au contraire (par contre, les adultes, c'est parfois une autre histoire...).

C'est surtout LE livre du magicien.

C'est avec une phrase extraite de ce livre que je le calmais, avant même sa naissance.

C'est le premier album que je lui ai lu, le jour de ses un mois.

C'est le premier livre que je lui ai fait dédicacer.

Mais de quoi parle-t-il donc, ce livre ?

Merlin se demande qui a pris son biberon, qui joue avec ses cubes ou qui se repose dans son fauteuil. Dragon, licorne ou monstre, c'est tout un bestiaire fantastique qui a pris place dans l'univers quotidien du tout-petit. Mais contrairement à ce qu'on pourrait penser, ces monstres ne sont pas menaçants, bien au contraire : ils sont tous disposés à s'occuper de Merlin et à jouer avec lui. C'est ce que souligne le texte, qui reprend comme un refrain "Tout va bien, Merlin !".

Tout va bien, Merlin ! d'Emmanuelle Houdart
Tout va bien, Merlin ! d'Emmanuelle Houdart

Jeu de coucou/caché (au bout de quelques lectures, les enfants reconnaissent les personnages qu'ils vont découvrir à la page suivante), jeu sur la peur de l'inconnu, avec une issue toujours rassurante, ce livre est très riche pour des tout-petits.

Et Emmanuelle Houdart a la bonne idée de ne pas affadir son dessin parce qu'il s'adresse aux tout-petits. S'il est moins foisonnant que dans d'autres de ses titres (comme Abris), il reste d'une grande richesse (ah, les motifs des tissus !) et devient très lisible pour les tout-petits, grace à ses couleurs vives sur fond blanc.

Et ce livre a encore pris une place plus particulière dans notre vie grâce à mon amoureux. Certain(e)s d'entre vous le savent, pour Noël, il m'a fait la surprise de m'emmener chez Emmanuelle Houdart pour choisir une reproduction grand format d'un de ses dessins. Passée la surprise (il ne m'avait pas dit où on allait, autant vous dire que quand elle a ouvert la porte, je me suis retrouvée bouche ouverte sans savoir quoi dire !), j'ai rapidement eu l'impression de boire un thé chez une copine ! Elle a pris le temps de nous montrer ses dessins (y compris un de l'album qu'elle prépare avec Stéphane Servant), tous ses livres, de nous parler de sa manière de travailler... Elle m'a même offert deux albums ! (non, je ne les ai pas encore tous...).

Tout va bien, Merlin ! d'Emmanuelle Houdart

Et Paul a craqué. Il m'a offert une magnifique reproduction de la licorne et ses bouquins. Et il a acheté un original : "tout va bien, Merlin, c'est un gentil monstre marin !" Parce que c'est cette phrase là qu'on chuchotait à mon ventre pendant la grossesse, qu'on utilisait pour calmer le magicien. Le dessin est au dessus de son lit. Il fait désormais partie du rituel du soir, dans son lit de grand : mon fils a la chance d'avoir un monstre marin extraordinaire qui veille sur lui.

Tout va bien, Merlin ! d'Emmanuelle Houdart
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6 novembre 2014 4 06 /11 /novembre /2014 17:40

J'ai un peu du mal à trouver le chemin du blog en ce moment, pour différentes raisons. Mais j'ai découvert hier Abris, le dernier album d'Emmanuelle Houdart, et j'ai eu très envie de vous en parler.

Abris d'Emmanuelle Houdart

On y découvre des abris, des endroits dont on a besoin, tout au long de sa vie, pour se ressourcer. Des endroits où se blottir, seul, d'autres où se serrer contre les gens qu'on aime. 

L'auteure en dit (ici) : "C'est un livre que j'ai voulu construire comme une ressource en cas de coup de blues, un livre-abri." Et c'est exactement ce que j'ai ressenti à la lecture de ce livre. Il faut dire qu'en ce moment, j'ai justement besoin d'un cocon et j'ai trouvé dans ce livre ce dont j'avais besoin.

Il est plein de générosité. Il rappelle l'importance de s'entourrer des gens qu'on aime, mais aussi d'avoir son espace à soi. On y trouve une théière pleine, un chocolat viennois, des gateaux, mais aussi des livres, des héros protecteurs sortis de notre imaginaire...

Celles et ceux qui me connaissent où me lisent depuis un moment savent toute l'admiration que je porte au travail d'Emmanuelle Houdart. Ses illustrations m'interrogent, me questionnent, mais c'est la première fois (avec peut être "tout va bien Merlin") que je sors de la lecture d'un de ces albums avec une telle impression d'avoir repris des forces. Il me faudra du temps pour continuer à le découvrir (c'est d'ailleurs rare que je parle d'un livre aussi vite, je laisse d'habitude murir mes impressions), mais il m'a déjà fait beaucoup de bien. 

Abris d'Emmanuelle Houdart
Abris d'Emmanuelle Houdart
Abris d'Emmanuelle Houdart
Abris d'Emmanuelle Houdart

En lisant ce que je raconte de ce livre, vous avez pu constater que c'est un album que j'avais acheté pour moi. Mais hier, je l'ai lu au magicien. Et il me l'a réclamé. Et re-réclamé. Et j'ai été impressionnée par la richesse des observations qu'il fait face à ces images, tant sur le sens global que sur des détails d'illustration.

Il faut dire que pour le magicien, ces illustrations sont familières. Le premier livre que je lui ai lu était un livre d'Emmanuelle Houdart, Tout va bien, Merlin ! (il faut absolument que je vous parle de cet album, en attendant allez voir ce qu'en dit Chlop). Et il aime et réclame souvent ses livres, mêmes ceux qui ne sont pas du tout pour les petits. Il adore les portraits de l'Argent par exemple. Mais je pense que c'est vraiment une illustratrice qui peut parler aux tout-petits, chose que j'ai constaté en voyant le succès de Tout va bien Merlin ! auprès des tout-petits, alors que les parents sont souvent beaucoup plus réticents ! 

En tout cas, moi je m'imagine tout à fait lire Abris à un bébé, et je pense qu'il peut vraiment toucher tous les âges, de la naissance à l'âge adulte. 

Si vous voulez en voir plus, allez lire la belle chronique des livres et les enfants et découvrez les illustrations de l'album sur le site d'Emmanuelle Houdart. Et moi je vous en reparle (un peu) demain. 

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23 septembre 2014 2 23 /09 /septembre /2014 10:59

J'ai beaucoup de romans à chroniquer, en ce moment, et peu de temps et d'énergie pour se faire. Je me dis "oh non, celui-là, je ne vais pas le rendre à la bibliothèque, je n'en ai pas encore parlé sur le blog", et résultat, j'ai une pile de livres en retard assez impressionnante (chut, faut pas le dire, mais j'ai toujours été incapable de rendre un livre dans les temps, et du coup je me sens très hypocrite quand je dis aux gens qu'ils ont des amendes parce qu'ils rendent leurs livres en retard). 

Bref, du coup je me suis dit que j'allais en parler de manière plus succintes, avec plusieurs livres dans le même article. Les romans présentés ici n'ont pas vraiment de rapport entre eux, mais c'est pas grave !

Mini-chroniques, romans jeunesse

Wifi-génie, une aventure de F@bien dot com de Luc Blanvillain (Scrinéo) :

En réparant un ordinateur trouvé chez sa grand-mère, Fabien réveille un génie capable de réaliser tous ses souhaits.

Le passage de la lampe magique à l’ordinateur rend la chose comique. Le génie peut copier-coller quelqu’un (pour envoyer la copie faire une balade pénible avec la grand-mère pendant qu’on fait la sieste tranquille), nous incruster dans une photo (si possible d’une plage paradisiaque), modifier l’horloge de l’ordinateur pour avancer dans le temps ou revenir en arrière… Et on retrouve l’humour de Luc Blanvillain qui m’avait tant plu dans Crime et Jean Slim (un des premiers romans chroniqué sur le blog, ici). Un peu d’action aussi, quand on virus informatique s’invite dans l’histoire. Ce roman se lit facilement et sera parfait à conseiller aux 9-11 ans.

Mini-chroniques, romans jeunesse

Cette fille est différente de J. J. Johnson (Alice) :

Evie, âgée de 16 ans et scolarisée à domicile, habite dans une maison écologique, entourée de poules et de vaches. Elle décide de passer une année au lycée.

J’avais hâte de découvrir, dans ce roman, le regard d’une jeune fille jusque là scolarisée à domicile sur le système scolaire (américain). Contrairement aux autres élèves qui ne voient plus les injustices, elle jette un regard neuf sur les choses, et le regard d’une fille éduquée à lutter contre les injustices. Cependant, j’ai trouvé que ce roman n’allait pas au bout des choses et que la critique restait assez superficielle (l’utilisation du téléphone, la propreté des toilettes), mettant plutôt l’accent sur une bluette pas très originale. J’attendais peut être plus une réflexion sur le sujet qu’un « simple » roman ado. En revanche, j’ai apprécié les petites touches féministes (et le fait que l’héroïne soit prête à remettre en cause ses propres clichés : non, toutes les pom-pom girl ne sont pas des potiches sans cervelle) et la réflexion sur l’usage que l’on fait d’internet et comme les choses peuvent facilement nous échapper.

Mini-chroniques, romans jeunesse

A comme aujourd’hui de David Levithan (les grandes personnes)

Chaque jour, A habite un corps différent. ll s'est habitué à cette situation, se fixant pour règle de ne jamais s'attacher. Mais tout change lorsqu'il se réveille dans le corps de Justin, 16 ans, et tombe amoureux de Rhiannon. Il refuse alors de laisser derrière lui la personne avec qui il veut vraiment passer le reste de sa vie.

Un roman agréable à lire, qui ouvre beaucoup de pistes de réflexion. A doit s’adapter quasiment instantanément aux corps qu’il habite, et à leurs différences. On vit ses différences de ressenti selon qu’il est dans le corps d’une fille, d’un garçon, d’un sportif, d’un obèse, d’une personne aveugle, d’un adolescent drogué… Mais il doit aussi s’adapter à des vécus sociaux très différents : famille unie, adolescente immigrée clandestine contrainte de travailler. C’est un des aspects du roman que j’ai beaucoup aimé, mais le fait qu’il passe une seule journée dans chaque corps ne permet pas de creuser vraiment la réflexion. Ce roman amène aussi une réflexion intéressante sur l’amour. A a vécu des relations à tous les stades, et de tout type : le coup de foudre du début, l’histoire qui dure, l’histoire qui fait mal… Mais jamais pour plus d’une journée. Peut-il comprendre ce qu’est une vraie relation ? Et quand il finit par avouer son secret à Rihannon se pose également la question de la place du corps dans une relation. Comment aimer une même personne qui a chaque jour un corps différent ? Est-ce possible ? Un chouette roman pour ados.

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9 septembre 2014 2 09 /09 /septembre /2014 10:56

J'ai été taguée sur Facebook par Gabriel de la Mare aux mots. Il fallait que je cite 10 albums jeunesse qui m'ont particulièrement plu ou marqué. Je me suis dit que j'allais faire d'une pierre deux coups et en faire un article !

Cette liste n'est qu'une des possibilités. Parce que des albums que j'adore, des albums qui m'ont marqué, il y en a beaucoup plus que 10. Mais cette liste me plait parce qu'elle est un peu de moi, alors j'ai décidé de la partager.

Je commence avec 5 livres de mon enfance. Parce que pour moi, ce sont eux les plus marquants, finalement. Parce que je les ai tous retrouvés, chez ma mère ou chez ma grand-mère, et que je compte tous les lire au magicien.

10 albums que j'aime

(oui, cet exemplaire est tout pourri, mais c'est le mien !)

Parce qu'il est dédicacé par ma grand-mère : "juin 87, Laura a 1 an. C'est une "grande" la princesse, Mamette". Parce que oui, je fais partie des enfants qui ont eu la chance de baigner dans les livres dès la naissance, ou presque. 

Parce qu'il est drôle, et tellement loin des livres niais sur la propreté. 

Il n'est plus édité, malheureusement, mais vous pouvez le retrouver dans le recueil Histoires pour se poiler au Seuil, présenté ici. La série "petite princesse" de Tony Ross est toujours en cours, et c'est souvent drôle et bien vu. J'ai un faible pour Je veux gagner.

 

10 albums que j'aime

Parce que c'est à mes yeux la base de la littérature jeunesse.

Et parce qu'un des brigands a pour arme un soufflet qui lance du poivre. 

Pour les couleurs, pour les tours en forme de chapeau. 

J'aurais pu choisir le géant de Zéralda du même auteur, aussi. 

 

10 albums que j'aime

Parce que ce livre me faisait pleurer, quand j'étais petite. Dans la même série, j'ai également un faible pour la tasse cassée et Noël chez Ernest et Céléstine

 

10 albums que j'aime

Et les autres albums du père castor que me lisait ma grand-mère. J'en parlais ici

 

10 albums que j'aime

Parce que Mimi Cracra est un surnom qui m'est resté longtemps. 

 

 

Mais il y a aussi les albums d'aujourd'hui. 

10 albums que j'aime

Pour les illustrations tellement riches et originales (et parfois un peu flippantes) d'Emmanuelle Houdart. Pour le côté tellement rassurant du texte. 

Parce que c'est le premier livre que j'ai lu au magicien, le jour de ses 1 mois.

 

10 albums que j'aime

Pour l'univers décalé, des histoires qu'on ne pourrait pas trouver chez d'autres auteurs. Dans celui-ci, l'écureuil est bien embêté : la lune est tombée sur sa maison, et si on le suspecte de l'avoir volé, on le mettra en prison. Il doit s'en débarasser. 

Pour la beauté et l'humour des illustrations. Chlop a parlé d'un autre titre de cette série ici.

 

10 albums que j'aime

Parce qu'il fallait au moins un album d'Ilya Green dans cette liste. 

Et au moins un album antisexiste.

J'en parle ici et

 

10 albums que j'aime

Pour la beauté des illustrations. Pour l'histoire qui évoque dans un même album l'abandon, la différence, l'exclusion, l'amitié, l'importance d'être accompagné, d'avoir un nom. 

 

10 albums que j'aime

Parce qu'il fallait au moins un album de Vaugelade dans la sélection. 

Parce que j'adore ce conte, si malin. 

 

Mais 10 albums, c'est vraiment trop peu. J'aurais aimé citer aussi des albums de Komako Sakai, Gilles Bachelet, Kitty Crowther, Philippe Corentin, Alain Le Saux, Olivier Tallec, Joelle Jolivet, Benjamin Chaud...

 

Et vous ? Ca me ferait vraiment très plaisir que vous fassiez cette liste de 10 albums, en commentaire ou sur votre blog !

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5 septembre 2014 5 05 /09 /septembre /2014 15:22

J'ai découvert Silvana de Mari avec un roman "social" qui m'a beaucoup plu, le chat aux yeux d'or. Radicale m'a alors conseillé un autre de ses romans, le dernier elfe (Albin Michel, 2005).

Le dernier elfe de Silvana de Mari

Yorsh, le dernier des elfes, "né depuis peu" a du fuir son village. Il tombe sur deux humains et voyages avec eux. Pourtant, il ne comprend pas vraiment les humains, qui sont des êtes stupides. 

Voilà ce que donne sa première conversation avec une humaine :

- Toi être un humain femelle, conclut-il d'un air triomphal.
- On dit "femme", imbécile, dit l'humain.
- Oh, moi demander pardon, femme imbécile, moi faire plus attention. Je ne me trompe plus, femme imbécile dit le petit elfe d'un ton résolu.
Le langage des humains lui posait problème. Il le connaissait peu et ils étaient si susceptibles et leur susceptibilité déchaînait leur férocité. Sa grand-mère était catégorique sur ce point-là.
- Tu cherches des problèmes, petit ? menaça la femme.
Le petit elfe demeura perplexe.
Sa grand-mère disait que l'absence de toute forme de pensée logique, que l'on pouvait qualifier, pour faire court, de "stupidité", était la caractéristique fondamentale qui différenciait la race humaine de la racle elfique, mais, bien que prévenu, il fut désorienté par l'ineffable stupidité de cette question.
- Non, moi ne pas le désirer, femme imbécile.

S'en suit la découverte une prophétie, la rencontre avec un troll, une quête à la recherche du dernier dragon... qui s'avère bien différent de l'être majestueux qu'ils s'attendaient à rencontrer. 

Bref, on retrouve tous les éléments incontournables d'un roman d'héroïc fantasy, et le principal atout de ce roman est son décalage avec les représentations habituelles. Les dialogues sont savoureux, entre l'elfe et les humains, mais aussi entre les humains eux-mêmes. J'ai beaucoup souri, parfois ri à la lecture. 

 

La seconde partie voit apparaitre, parallèlement à l'histoire de l'elfe, un nouveau personnage important, Robi, une fillette très dégourdie qui vit dans un orphelinat sordide. Et un jeune dragon, pas vraiment modeste. Le livre perd alors un peu de son originalité, l'humour y est un peu moins présent, mais la lecture reste savoureuse. 

Un roman à conseiller aux fan de fantasy qui ont envie d'un peu de changement ! (accessible dès 11-12 ans, je pense).

L'auteure a aussi écrit un roman intitulée le dernier orc, que Radicale a beaucoup apprécié mais que je n'ai pas (encore ?) eu l'occasion de lire. 

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3 septembre 2014 3 03 /09 /septembre /2014 15:09

Deux pavés (853 pages pour le premier, 937 pour le second) présentés ici en même temps, mais lus à quelques mois d'intervalle.

La couverture du premier tome, un éditeur qui était pour moi associé au polar et la participation au festival "quai du polar" à Lyon... Je m'attendais avant la lecture à un polar alors que c'est clairement un roman historique.

 

La religion et Les douze enfants de Paris de Tim Willocks

Donc ce premier tome, La religion, se déroule en 1565 à Malte, pendant le siège de l'île par les armées de Soliman le magnifique. "La religion", ici, désigne l'ordre de Malte. Mattias Tanhauser, ancien membre des armées de Soliman, devenu marchand, mercenaire et contrebandier accepte de se rendre sur l'île pour accompagner et protéger Carla de la Penautier. 

 

La religion et Les douze enfants de Paris de Tim Willocks

Le second tome se déroule à Paris, pendant la Saint-Barthélémy. Mattias Tanhauser cherche à retrouver Carla pour lui faire fuir la ville. 

Batailles, massacres, complots, scènes d'amour, le rythme est trépidant. Et c'est le principal atout de ces deux livres. On passe d'un personnage à l'autre, du camp des chrétiens à celui des ottomans dans le premier, de la cour royale aux bas-fonds de Paris dans le second... On peine à reprendre sa respiration, et à poser le livre ! J'ai lu le premier en 3 jours, le second en moins d'une semaine (et pourtant je vous rappelle que j'ai un enfant en bas âge, donc c'est un miracle quand je réussis à lire un roman adulte en moins de 15 jours !). 

Par contre, une chose est claire : il ne faut pas être dérangé par le sang pour lire ces livres. L'auteur détaille le sang qui gicle, les batailles qui ont lieu parmi les blessés, les restes humains et les excréments, les ames qui entrent dans les corps, déchirent les entrailles, brisent les os... Il ne nous épargne rien !

 

Les personnages sont assez archétypaux : le héros rude mais au grand coeur, l'héroïne magnifique, mère éplorée qui veut retrouver son fils, l'ami fidèle, gros bras qui adore se battre, le méchant pervers et machiavélique... Mais on réussit tout de même à s'attacher à eux. Par certains côté, j'avais l'impression de retrouver les romans de cape et d'épée de Fajardie qui m'avaient tellement plu à l'adolescence. J'étais donc contente, finalement, de me replonger dans cette ambiance. Mais Willocks apporte un côté beaucoup plus réaliste avec l'horreur des combats et des blessures, les réflexion stratégiques, une certaine description (plutôt sombre) de la société. Mais il s'agit avant tout d'un roman d'aventure, et pas d'une réflexion sociale. 

 
Dans le premier tome, j'ai découvert un épisode historique que je connaissais très peu. Et c'était assez passionnant. Le second a lieu dans un contexte que je connais mieux, et j'ai d'ailleurs été surprise par le traitement de certains personnages historiques. Que la cour soit présentée comme un lieu de dépravation et de complot ne m'a pas vraiment surprise. Mais j'ai par exemple été étonnée que l'amiral de Coligny soit présenté comme un homme assoiffé de sang et cherchant à provoquer la guerre entre catholiques et protestants. Je me suis demandée si c'était un choix littéraire de l'auteur ou si cela était lié à une manière d'appréhender l'histoire des guerres de religion différente chez les anglo-saxons. 
 
Alors que j'ai vraiment adoré le premier tome, j'ai été moins enthousiaste en lisant le second. La répétition des scènes de combats et de massacres m'a semblé plus artificielle, et finalement parfois lassante (bon, encore 3 paragraphes pour expliquer comment il écorche/mutile/empale/éviscère tout le monde... ). Mais l'auteur réussit tout de même à ménager le suspense jusqu'au bout !
 
 
Pour finir, une petite anecdote : je me souvenais qu'on m'avait prêté le livre, mais impossible de savoir qui... Je pensais à mon père, grand lecteur de polar et fan de Sonatine, mais non... J'ai lu le premier volume en vacances avec ma mère. Je lui dis à la fin de ma lecture que je suis certaine qu'il plairait à mon beau-père, et elle achète donc les deux. C'était en fait lui qui m'avait prêté le premier volume ! Il était cependant ravi de lire la suite, et les deux exemplaires du premier tome ont été utile, puisque nous avons fait lire ce livre à ma mère, à mon frère, à un ami, à ma grand-mère... Et tout le monde a apprécié !
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1 septembre 2014 1 01 /09 /septembre /2014 15:01

J'ai découvert Christelle Dabos et "les fiancés de l'hiver", premier volume de la série "la passe-miroir" publiée chez Gallimard Jeunesse avec cet entretien dans télérama pour le prix du roman jeunesse et cet article de Fantasia m'a encore plus donné envie de lire ce livre. Du coup quand on a reçu ce livre à la bibliothèque (oui, un an après sa publication, faut pas être trop pressé quand tu attends un titre précis à Paris) je suis partie avec le jour même. 

Les fiancés de l'hiver de Christelle Dabos

Et j'ai dévoré les 500 pages en un week end. Moi qui comptait profiter de l'absence de mon fils un week end pour me coucher tôt et faire la grasse mat', j'ai lu jusqu'à 1h30 du matin et je me suis précipité sur le livre en me reveillant, ce qui fait que je l'ai dévoré en moins de 12h ! Ce livre n'est pas un "simple" page turner, c'esrt un vrai coup de coeur.

Et je suis en ce moment face à un dilemme : j'ai très envie de vous parler de ce roman pour vous en dire énormément de bien mais je ne sais pas très bien comment m'y prendre, parce que j'ai peur de ne pas lui faire honneur. 

Alors je vais commencer par vous faire lire le premier paragraphe :

On dit souvent des vieilles demeures qu'elles ont une âme. Sur Anima, l'arche où les objets prennent vie, les vieilles demeures ont surtout tendance à développer un abominable caractère.
Le bâtiment des archives familiales, par exemple, était continuellement de mauvaise humeur. Il passait ses journées à craqueler, à grincer, à fuir et à souffler pour exprimer son mécontentement. Il n'aimait pas les courants d'air qui faisaient claquer les portes mal fermées en été. Il n'aimait pas les pluies qui encrassaient sa gouttière en automne. Il n'aimait pas l'humidité qui infiltrait ses murs en hiver. Il n'aimait pas les mauvaises herbes qui revenaient envahir sa cour chaque printemps.
Mais par dessus tout, le bâtiment des Archives n'aimait pas les visiteurs qui ne respectaient pas les horaires d'ouvertures.

Je ne sais pas vous, mais moi, rien qu'en lisant ce paragraphe et le reste du premier chapitre, j'étais déjà sous le charme.

 

Mais revenons au résumé : Ophélie a deux dons : elle peut lire le passé des objets en les touchant (elle est donc ce qu'on apelle une liseuse) et elle peut se téléporter en passant à travers les miroirs. Elle est fiancée contre son gré à Thorn, un homme particulièrement antipathique, qui vit sur une autre arche, et elle doit quitter sa famille pour le suivre. 

Ophélie est une héroïne particulièrement attachante, parce qu'elle ne cherche pas à être séduisante. Elle cherche à être libre, à comprendre ce qui se passe autour d'elle, puis tout simplement à survivre dans un univers hostile et dont elle ne maîtrise pas les codes. Elle est opiniâtre voire tétue. Elle est aussi particulièrement maladroite suite à un accident de miroir :

« Je suis demeurée coincée dans deux endroits en même temps, plusieurs heures durant, murmura Ophélie. Mon corps ne m'obéit plus aussi fidèlement depuis ce jour. J'ai subi une rééducation, mais le médecin avait prévu qu'il me resterait quelques séquelles. Des décalages. »

L'auteure en parle ainsi : "j'ai voulu qu'Ophélie leur ressemble (aux héroïnes de Miyazaki) : quelconque, renfermée, apeurée et fascinée par son destin, mais jamais très expansive". Elle m'a particulièrement plu.

Le livre est écrit de son point de vue. On découvre sa nouvelle vie, les pièges que renferment la citacielle et l'entourrage de son futur mari en même temps qu'elle. Alors qu'elle vivait dans une société relativement simple, elle doit comprendre le fonctionnement d'une société de cour. Et celà alors que son seul allié, son fiancé Thorn, est froid, sec et méprisant (au départ du moins) et semble detesté par tous : son peuple, sa famille...

 

L'autre point fort de ce livre à mes yeux, c'est l'univers créé par Christelle Dabos. Les arches qui proposent chacune un univers unique, reliées entre elles par des dirigeables. A la citacielle, capitale du pôle où Ophélie doit suivre Thorn, tout est faux-semblants, avec son architecture magique et ses mirages. Christelle Dabos a un vrai talent pour décrire ce monde, et donner à une intrigue somme toute classique (un couple qui se deteste, mais peut être que..., des pouvoirs magiques différents selon les familles, la découverte d'une société de cour inconnue avec ses pièges) un côté unique. 

 

J'attends donc avec impatience le deuxième tome, qui devrait être publié avant la fin de l'année. Et je vais vivement conseiller ce roman aux ados bon lecteurs, dès 13 ans (et aux adultes, aussi, au passage !).

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16 juillet 2014 3 16 /07 /juillet /2014 15:35

J'en avais déjà un peu parlé, la première rencontre parisienne de parents (et futurs parents !) des vendredis intellos a eu lieu dimanche 29 juin. Cette première rencontre a d’abord été l’occasion de se rencontrer, autour d’un thé et d’un gâteau au chocolat. De mettre un prénom et un visage sur un pseudo ou un blog, comme Cleophis ou June Prune, ou de revoir Greenwitch que j'avais croisée aux rencontres 2013 à Lyon. On s’est rapidement sentis à l’aise (moi en tout cas !) et nous avons pu partager notre expérience, sur le sujet de la rencontre, mais aussi sur beaucoup d’autres sujets au hasard des digressions !

 

Les livres apportés pour l’occasion ont permis d’aborder différents aspects de la question.

 

  • Au secours je suis maman ! (couches, boulot, dodo, sexe et autres incompatibilités) de Gaëlle Renard (Editions Leduc, 2011) nous a permis de dire ce qu’être parent n’était pas à nos yeux : une suite de stéréotypes sur la façon dont nous sommes censé(e)s réagir, sur le fait que les pères sont incapables de changer une couche sans appeler leur femme au secours ou que pour avoir une sexualité épanouie, l’important est de perdre ses kilos de grossesse ! Il nous a aussi permis de réfléchir à l’utilisation du second degré ou de l’humour dans les livres pour (futurs) parents, qui se révèle parfois plus anxiogène qu’autre chose.

 

  • Le choeur des femmes de Martin Winckler (Gallimard, collection folio, 2011) nous a permis d’aborder le rapport à la médecine et aux médecins, et la difficulté de prendre ses propres décisions face aux professionnels de santé. Et ce, dans le cadre de la contraception et du suivi de la grossesse, mais aussi dans le rapport avec le pédiatre de nos enfants (vaccinations, alimentation…). Un article a été consacré à ce livre sur le blog des vendredis intellos ici. Moi, j'en avais parlé  (et c'est l'occasion de constater à quel point ma réflexion sur le sujet du suivi gynéco a évolué, au cours de ma grossesse et de mes lectures). 
Devenir parent, qu'est-ce que ça a changé ? (rencontre de parents parisiens des vendredis intellos)
  • Du côté des petites filles d’Elena Gianini Belotti (Editions des femmes, 2009) nous a permis d’aborder les stéréotypes filles/garçons dans l’éducation et les moyens de lutter contre. Même si le texte date de 1973, force est de constater que les choses n’ont pas beaucoup changé. Nous avons aussi parler de trouver le bon équilibre entre nos convictions et les envies de nos enfants, du fait que la société joue également un rôle dans l’éducation des enfants. La fabrique des filles de Laure Mistral (Syros, 2010) dont j'ai déjà parlé sur Fille d'album et Contre les jouets sexistes (L’Echappée, 2007) dont j'avais fait un résumé (ici et encore ) ont également été cités.
Devenir parent, qu'est-ce que ça a changé ? (rencontre de parents parisiens des vendredis intellos)
  • Les heureux parents de Laeticia Bourget et Emmanuelle Houdart (Thierry Magnier, 2009), un album pour enfants que j'avais déjà présenté sur les vendredis intellos ici. On a également noté une image d’allaitement, et même une image de tire-lait, chose rare dans les livres pour enfants.
Devenir parent, qu'est-ce que ça a changé ? (rencontre de parents parisiens des vendredis intellos)
  • Le prophète de Khalil Gibran (nombreuses éditions) et plus précisément ce passage consacré aux enfants :

Et une femme qui portait un enfant dans les bras dit,

Parlez-nous des Enfants.

Et il dit : Vos enfants ne sont pas vos enfants.

Ils sont les fils et les filles de l'appel de la Vie à elle-même,

Ils viennent à travers vous mais non de vous.

Et bien qu'ils soient avec vous, ils ne vous appartiennent pas.

Vous pouvez leur donner votre amour mais non point vos pensées,
Car ils ont leurs propres pensées.
Vous pouvez accueillir leurs corps mais pas leurs âmes,
Car leurs âmes habitent la maison de demain, que vous ne pouvez visiter,
pas même dans vos rêves.
Vous pouvez vous efforcer d'être comme eux,
mais ne tentez pas de les faire comme vous.
Car la vie ne va pas en arrière, ni ne s'attarde avec hier.

Vous êtes les arcs par qui vos enfants, comme des flèches vivantes, sont projetés.
L'Archer voit le but sur le chemin de l'infini, et Il vous tend de Sa puissance
pour que Ses flèches puissent voler vite et loin.
Que votre tension par la main de l'Archer soit pour la joie;
Car de même qu'Il aime la flèche qui vole, Il aime l'arc qui est stable.

Ce texte nous a permis de rappeler que nos enfants ne nous appartiennent pas, même si nous avons la charge de nous occuper d’eux, car ils appartiennent à l’humanité dans son ensemble, que le rôle de parent est celui d’un accompagnateur et qu’il faut se méfier de vouloir leur transmettre notre façon de penser. Nos enfants sont en avance sur nous car ils sont déjà dans le futur et il est bon de prendre exemple sur eux. Sur les vendredis intellos, on trouve un article ici.

 

 

  • www.yapaka.be, un site de ressources en ligne sur la maltraitance des enfants.

 

Une nouvelle rencontre sera organisée en septembre, mais le lieu, la date et le thème restent à définir ! Si vous ovulez vous joindre à nous, c'est avec plaisir ! N'hésitez pas à m'envoyer un email à parents2.0 (a) gmail (point) com. 

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  • : Le blog de Lila
  • : Bibliothécaire, maman du magicien (né en 2012) et de la puce (née en 2015), je parle de mes coups de coeur en littérature jeunesse, de ma vie, de mes ballades... J'ai un autre blog, http://filledalbum.wordpress.com où je réunis des ressources pour une littérature jeunesse antisexiste.
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