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28 mars 2014 5 28 /03 /mars /2014 12:00

Vendredi dernier, j'ai abandonné mon fils et mon mari pour une petite séance ciné avec un copain, parce que j'avais très envie de voir le dernier film de Wes Anderson, dont j'avais adoré la famille Tenenbaum et la vie aquatique.

The Grand Budapest Hotel de Wes Anderson

De quoi ça parle ? Je ne sais pas si c'est vraiment ça l'important. C'est l'histoire du concierge d'un grand hôtel, qui a pris l'habitude de coucher avec ses clientes pour les faire revenir. Il prend sous son aile un jeune lobby boy. Quand une des clientes, morte assassinée, lui lègue un tableau d'une valeur inestimable, la famille ne s'en réjouit pas ! Le concierge aidé par son "lobby boy" décide de voler le tableau en question. C'est le début d'une course poursuite avec évasion de prison, cavalcade dans un monastère, course en luge, etc.

 

Tout est jubilatoire dans ce film.

La construction en "poupées russes" (une fille lit un livre d'un écrivain qui raconte que quand il était jeune, il est allé dans un hôtel et que le propriétaire de l'hôtel lui a raconté que quand il était jeune...).

Les "passages obligés" de films de genre très différents (scènes de couple de comédie romantique, scènes à l'hôtel de film en costume, scène d'évasion de prison ou de poursuites de film policier, etc) revisités avec une fantaisie réjouissante. 

Les ruptures de ton dans le langage, passant brusquement d'un langage chatié à la grossierté. 

La galerie de personnages. C'est ici un défilé d'acteurs connus à découvrir derrières des costumes qui se rapprochent parfois du déguisement. Ce qui aurait pu être génant dans un autre film rajoute encore du plaisir et de la fantaisie ici. Et on a la joie de retrouver Bill Murray dans un mini rôle (ce qui confirme mon dicton : "un film avec Bill Murray est un bon film"), ainsi que la plupart de ses acteurs fétiches. 

Les décors. C'est le plus réussi dans ce film, à tel point que je regrette presque de l'avoir vu en VF parce que j'ai l'impression d'avoir raté plein de détails à force de lire les sous-titres (les personnages sont très bavards et parlent très vite). Rien que pour ça, je pense que c'est un film à voir plusieurs fois. 

 

Bref, si vous ne l'avez pas vu, courrez-y !

Moi, je me dis qu'il faut que je rattape mon retard en voyant enfin les films de Wes Anderson que j'ai manqués !

Et si vous voulez lire un vrai article de blog construit sur ce film, allez voir ici

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16 août 2013 5 16 /08 /août /2013 12:00
Frances Ha de Noah Baumbach

Pour une fois que je vais au cinéma, et qu'en plus je vois un film vraiment bien, il faut bien que je vous en parle !

Le résumé d'allociné tient en deux lignes : Frances, jeune New-Yorkaise, rêve de devenir chorégraphe. En attendant, elle s’amuse avec sa meilleure amie, danse un peu et s’égare beaucoup...

Je vous laisse découvrir la bande annonce :

Je ne vous parlerai pas du style du cinéaste ou de ses références apparemment nombreuses à la nouvelle vague française, je suis inculte à ce niveau là. Tout ce que je peux vous dire, mais si vous avez vu la bande annonce vous devez vous en douter, c'est que le film est en noir et blanc.

Par contre, je peux vous dire que ce film m'a beaucoup touché. Frances et ses amis et connaissances peinent à trouver leur place entre leur vie d'étudiants et leur vie d'adulte. Vie d'adultes dans laquelle il est compliqué d'entrer, surtout quand on cherche à évoluer dans le milieu de l'art et de la culture et à laquelle on n'accède pas sans quelques renoncements.

Alors Frances passe d'appartements en appartements, de colocation en colocation. Elle cherche à joindre les deux bouts. Essaye désespérément de trouver sa place dans une troupe de danse moderne. Danse dans la rue. Cherche désespérément un distributeur. Passe un week end à Paris.

Frances Ha de Noah Baumbach

Frances est jouée par Greta Gerwing qui est vraiment géniale. Le personnage a une maladresse telle qu'on oscille souvent entre le rire et la gène, quand on la regarde. Si le début du film est clairement drôle, il se teinte par la suite de sentiments plus mitigés.

Tout le film, donc, est une réflexion sur le passage à l'âge adulte. Quel compromis accepter ? Faut-il renoncer à ses envies ?

Et surtout, comment renoncer à une amitié fusionnelle d'étudiantes pour réussir à créer une amitié adulte, qui laisse de la place au reste de son univers ?

Frances Ha de Noah Baumbach

En effet, ce qui compte le plus, dans la vie de Frances, c'est son amitié avec Sophie, qu'elle vit comme une histoire d'amour. Elles vivent ensemble, passent leur temps ensemble, et imaginent leur futur ensemble. Frances préfère rompre avec son amoureux du moment plutôt que de prendre le risque de s'éloigner d'elle. Mais Sophie déménage. Puis travaille. Puis tombe amoureuse. Frances ne supporte pas de sentir cette relation lui échapper. Elle ne supporte pas la fin de l'exclusivité. Pourtant, il va le falloir, si elle veut garder Sophie dans sa vie.

Je crois que c'est pour ça que j'ai autant aimé ce film. Parce qu'il fait écho à ma vie et à certaines de mes préoccupations actuelles. Frances a mon âge. Elle ressemble beaucoup à une copine. Et moi aussi, je me demande comment faire la fois évoluer et perdurer une relation amicale fusionnelle.

Vous avez vu ce film ? Il vous a plu ?

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25 janvier 2013 5 25 /01 /janvier /2013 12:00

Au début du mois, je suis retournée au cinéma !C'est une des rares activités que j'avais complètement arrêté depuis la naissance du magicien, et ça me manquait.

Et il était hors de question que je rate un film de Valérie Donzelli. Parce que j'adore cette actrice et réalisatrice et parce que j'avais été complètement bouleversée par la guerre est déclarée (d'ailleurs, je me dis aujourd'hui qu'il est heureusement sorti avant que je sois mère sinon j'aurais eu beaucoup de mal à m'en remettre).

J'ai donc laissé le magicien et son père une soirée pour aller au cinéma avec mon meilleur ami voir Main dans la main :

 

Quand Hélène Marchal et Joachim Fox se rencontrent, ils ont chacun des vies bien différentes. Hélène dirige la prestigieuse école de danse de l’Opéra Garnier, Joachim, lui, est employé d’un miroitier de province.
Mais une force étrange les unit. Au point que, sans qu’ils puissent comprendre ni comment, ni pourquoi, ils ne peuvent plus se séparer (résumé allociné) et sont contraint d'effectuer les mêmes gestes.
On quitte donc le sujet difficile de "la guerre est déclarée" pour une comédie romantique.
main-dans-la-main.jpg
Je pense que j'attendais trop de ce film, après mon enthousiaste pour ses films précédents et une longue diète de cinéma. Alors je suis sortie un peu déçue.
Pourtant, je suis sûre que si j'étais allée voir ce film par hasard, sans attente particulière, j'aurais beaucoup aimé.
Parce que l'idée du scénario est assez géniale, même si elle est toute simple. Et que certaines scènes sont tout simplement très drôles. Être liés, par exemple, c'est pas très pratique pour faire une pause pipi au bord de la route.
Mais comme dans la Reine des pommes, la comédie est mélée de passages plus mélancoliques, et de sujets plus sérieux. Malheureusement, ici, ça manque parfois un peu de rythme.
Parce qu'on retrouve ce que j'aime chez Valérie Donzelli, la voix off, le décalage, le fait qu'il y ait de la place pour la tristesse même dans ses comédies (tout comme il y avait de la joie dans la guerre est déclarée), la présence de Jérémie Elkaïm... Et bien sûr, les chansons des années 80, ici "main dans la main" d'Elli et Jacno :
 
Parce que les acteurs sont géniaux. Je suis complètement fan de Jérémie Elkaïm (mon dieu qu'il est beau dans ce film!). Valérie Lemercier est géniale aussi.
main-dans-la-main-2.jpg
 
Et surtout, on retrouve Béatrice de Stael qui jouait déjà dans les deux films précédents de Valérie Donzelli. Elle réussit à être à la fois drôle et émouvante (elle est à gauche sur l'image).
Main-dans-la-main-3.jpg
Au delà du couple formé involontairement par Valérie Lemercier et Jérémie Elkaïm, le film met en scène deux relations : le couple fusionnel frère-soeur (Joachim et sa soeur, jouée par Valérie Donzelli) et le couple amical fusionnel entre Hélène et Constance (jouée par Béatrice de Stael). Le film est donc une réflexion sur le couple en général, la passion, mais aussi comment faire de la place à une relation amoureuse (surtout aussi fusionnelle) quand on a une relation plutôt dévorante ?
On pourrait encore parler de beaucoup de choses : de la place centrale de la danse dans ce film (et donc du décor sublime qu'est l'opéra de Paris), de l'attitude face à la maladie, du décalage entre cette grande bourgeoise parisienne et cet artisan de province...
C'est donc un film beaucoup plus riche que ce que l'on peut penser à première vue avec l'expression "comédie romantique". Et même si j'étais un peu déçue à la sortie, plus j'y pense, plus j'en viens à apprécier ce film.
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30 janvier 2012 1 30 /01 /janvier /2012 21:30

the descendant

d'Alexander Payne

 

Avec Georges Clooney, Shailene Woodley

 

De quoi ça parle : A Hawaii, la vie d’une famille bascule. Parce que sa femme vient d’être hospitalisée suite à un accident de bateau, Matt King tente maladroitement de se rapprocher de ses deux filles, Scottie, une gamine de dix ans vive et précoce, et Alexandra, une adolescente rebelle de dix-sept ans. Il se demande aussi s’il doit vendre les terres familiales, les dernières plages tropicales vierges des îles, héritées de ses ancêtres hawaiiens. Quand Alexandra lui révèle que sa mère avait une liaison, le monde de Matt vacille. Avec ses deux filles, il part à la recherche de l’amant de sa femme. Durant une semaine essentielle, au fil de rencontres tour à tour drôles, perturbantes et révélatrices, il va finalement prendre conscience que sa principale préoccupation est de reconstruire sa vie et sa famille…(allocine)

 

Ce que j'en pense :

Un film émouvant et subtil sur le deuil.

Matt réalise qu'il y a des choses qu'il aurait du dire ou faire, et que maintenant c'est trop tard. Et qu'il faut vivre avec ça.

Qu'il ignorait que cette femme qu'il aime toujours, même s'il l'avait laissé s'éloigné, aimait un autre homme.

Et surtout, qu'il doit aider ses deux filles, de 10 et 17 ans, leur permettre de faire leur deuil.

 

Georges Clooney est parfait dans ce rôle. Impressionnant de voir comme cet homme qui joue parfois les sex symbol est crédible dans ce rôle de Monsieur Tout-le-monde.Entre émotion, force et retenue, mais aussi parfois ridicule et décalage. L'actrice qui joue sa fille ainée est assez incroyable aussi.

 

Pour Matt et ses deux filles, resserer leurs liens, trop distendus, est une nécessité pour surmonter cette épreuve. C'est quelque chose en quoi je crois profondément : dans ce genre de circonstance, on ne peut s'en sortir qu'en se serrant les coudes.

 

Le réalisateur prend son temps. Installe les personnages (presque un peu trop longuement pour la voix OFF du début). Se concentre sur certains détails du quotidien qui en disent long. Film le temps qui passe dans la chambre d'hopital. Tout en pudeur, avec quelques moments de comédie qui nous permettent de respirer. (pour être tout à fait honnête, si j'ai été complètement entrainée, mon homme a trouvé ça long, et parfois un peu chiant).

 

Bref, un beau film. J'ai pleuré comme une madeleine à peu près du début à la fin (bon, ok, les hormones y sont peut être pour quelque chose, ces derniers temps je ne perds pas une occasion de pleurer !).

 

Intéressant aussi, cette découverte d'Hawai, entre détails typiques de la société américaine et dépaysement, modernité et nature sauvage (qu'il faut défendre car elle fait partie de leur héritage).

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24 novembre 2011 4 24 /11 /novembre /2011 20:00

Difficile d'échapper à la "comédie du moment" : on en parle partout, les files au cinéma sont impressionnantes (et là, je suis bien contente de pouvoir aller au cinéma tranquille le lundi après-midi!), je suis tombée au moins sur 3 reportages sur les deux amis qui ont inspiré le film... Parfois, dans ce cas, je fais mon intello snob et je boycotte. Je n'ai toujours pas vu Bienvenue chez les Chti par exemple. Et je n'ai vu les choristes que longtemps après (d'ailleurs, j'aurais du m'abstenir). 

Mais la bande annonce de celui-ci m'a intriguée, et je me suis laissée tenter, et j'ai bien fait !

intouchables.jpg Résumé (même si je ne sais pas si c'est vraiment nécessaire) : A la suite d’un accident de parapente, Philippe, riche aristocrate, engage comme aide à domicile Driss, un jeune de banlieue tout juste sorti de prison. Bref la personne la moins adaptée pour le job. Ensemble ils vont faire cohabiter Vivaldi et Earth Wind and Fire, le verbe et la vanne, les costumes et les bas de survêtement… Deux univers vont se télescoper, s’apprivoiser, pour donner naissance à une amitié aussi dingue, drôle et forte qu’inattendue, une relation unique qui fera des étincelles et qui les rendra… Intouchables. (allociné). Pour la bande annonce, c'est ici

Mon avis : C'est drôle. Très drôle. Les vannes s'enchainent sans temps morts, le sens de la répartie est jubilatoire. J'ai une faiblesse particulière pour le passage où ils écoutent de la musique classique. 

Les deux acteurs sont excellents. Je savais que François Cluzet pouvait être très bien, comme dans Ne le dis à personne de Guillaume Canet, mais aussi qu'il pouvait être insupportable et outrancier, comme dans les petits mouchoirs du même réalisateur. On retrouve ici le meilleur de cet acteur. Et Omar Sy est vraiment très bien.

J'aime la manière dont le film s'éloigne de la pitié bien pensante à laquelle les handicapés doivent souvent faire face. Le passage sur les entretiens d'embauche est jubilatoire à ce niveau là. 

Dommage, alors, que les 20 dernières minutes nous ramènent sur le chemin balisé du bon sentiment qui dégouline. Et que les réalisateurs insistent autant sur le côté "histoire vraie" (au début + à la fin du film avec les images du générique, ça fait un peu beaucoup, non?). 

Heureusement, le reste du film est bien assez réussi pour qu'on sorte du cinéma de bonne humeur et ravi de ce film. 

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24 octobre 2011 1 24 /10 /octobre /2011 10:13

et-maintenant-on-va-ou.jpg 

Un film de Nadine Labaki


Avec Nadine Labaki, Claude Msawbaa, Leyla Fouad...


Résumé:

Un petit village perdu, quasiment coupé du monde. De nombreux hommes du village sont morts lors d'affrontements confessionnels. Les femmes du village, qui refusent de pleurer d'autres êtres chers, sont prêtes à tout pour maintenir la paix entre chrétiens et musulmans. (Bande annonce ici).

 

 

Un énorme coup de coeur pour ce film !

J'ai rarement été happée aussi rapidement par un film. Dès la scène d'ouverture, où toute les femmes du village se rendent ensemble au cimetière, en dansant, avant de se séparer entre tombes chrétiennes et tombes musulmannes, j'avais les larmes aux yeux. 

et-maintenant-on-va-ou-2.jpg

La scène suivante, cocasse, nous fait immédiatement sourire. Et cela donne le ton du film. C'est une comédie, oui, et même une comédie musicale, mais le drame n'est jamais loin. C'est à mes yeux la grande réussite du film. 

Les femmes du village sont prêtes à tous les stratagèmes pour mettre fin aux tensions religieuses. Y compris à faire venir au village des danseuses ukrainiennes pour distraire les hommes de leurs envies guerrières. 

et-maintenant-on-va-ou-3.jpg

Ou à ajouter dans les plats qu'elles cuisinent des ingrédients peu orthodoxes. Le passage où elles cuisinent toutes ensemble, en chantant, est l'un des plus beaux du film, et la musique est juste magique.


Ces femmes sont pleines de vie, malgré la souffrance, malgré la mort toujours proche et menaçante. Elles sont drôles. Elles ont de la répartie. C'est cette image qu'on a envie de voir du proche orient. Des personnes généreuses et pleines d'humour malgré la dureté de la vie. 


En un mot, un film à voir absolument, où l'on passe du rire aux larmes, et dont on ressort echanté.

Et vous, qu'en avez vous pensé ? Ce film m'a donné envie de découvrir le premier film de Nadine Labaki, Caramel. Vous l'avez vu ? 

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4 octobre 2011 2 04 /10 /octobre /2011 21:30

Apollonide.jpgun film de Bernard Bonello

avec Hafsia Herzi, Noémie Lvovsky, Céline Sallette, Jasmine Trinca...

Résumé : À l'aube du XXème siècle, dans une maison close à Paris, une prostituée a le visage marqué d'une cicatrice qui lui dessine un sourire tragique. Autour de la femme qui rit, la vie des autres filles s’organise, leurs rivalités, leurs craintes, leurs joies, leurs douleurs... Du monde extérieur, on ne sait rien. La maison est close. (allociné). La bande annonce est ici.

Je ne comprends pas pourquoi on a dit tant de bien de ce film.

Ca faisait longtemps que je ne m'étais pas autant ennuyée au cinéma. Pas de réel scenario, des femmes auxquelles on ne s'attache pas (en dehors de la femme qui rit), des scènes répétitives.

Le fait que les scènes de sexes, de prostitution, ne soient pas "justifiées" par le scénario les rend parfois génantes parce qu'on a vraiment l'impression d'être un voyeur et qu'elles sont filmées assez complaisamment. 

De belles images, souvent, mais ça ne suffit pas. Surtout qu'on n'évite pas les clichés, bien au contraire (ah, l'image sur la rose qui perd ses pétales lors de la dernière soirée de la maison close... non mais au secours!).

Bref, on peut s'en passer sans problème !

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3 octobre 2011 1 03 /10 /octobre /2011 21:30

Habemus-papam.jpgUn film de Nanni Moretti

Avec Michel Piccoli, Nanni Moretti

Résumé :  Après la mort du Pape, le Conclave se réunit afin d’élire son successeur. Plusieurs votes sont nécessaires avant que ne s’élève la fumée blanche. Enfin, un cardinal est élu ! Mais les fidèles massés sur la place Saint-Pierre attendent en vain l’apparition au balcon du nouveau souverain pontife. Ce dernier ne semble pas prêt à supporter le poids d’une telle responsabilité. Angoisse ? Dépression ? Peur de ne pas se sentir à la hauteur ? Le monde entier est bientôt en proie à l’inquiétude tandis qu’au Vatican, on cherche des solutions pour surmonter la crise… (allociné). Vous pouvez voir la bande annonce ici.

C'est la première fois que je voyais un film de Nanni Moretti.

Je n'ai pas été entièrement convaincue par ce film, un peu long par moment. J'ai trouvé qu'il manquait quelque chose, sans bien réussir à définir quoi. Mais certaines scènes ne paraissent pas réellement finies, abouties. 

Mais certaines scènes sont absolument géniales. L'élection du Pape où les cardinaux agissent comme des enfants, essaient de copier sur leur voisin, jouent avec leur stylo. La scène de la psychanalyse du pape, entourré de tous les cardinaux, est franchement cocasse. L'organisation par le psychanalyste d'un tournoi de volley pour les cardinaux par le psychanalyste. Le garde suisse à qui on demande de passer derrière les rideaux pour faire croire qu'il y a quelqu'un dans les appartements du pape.

Bien sur, derrière la comédie, des thèmes plus profonds sont abordés. La façon dont les hommes se réfugient derrière les normes, les rituels, et dont ils paniquent dès qu'il y a un accroc dans le déroulement prévu. Le fait que le pouvoir soit devenu, en ces temps incertains, un fardeau dont personne ne veut (tous les cardinaux prient secrètement pour ne pas être élus) et que le nouveau pape se sent incapable d'assumer. 

Les cardinaux et le pape ne sont pas présentés ici comme des êtres supérieurs, inspirés par Dieu, mais comme des hommes, qui peuvent paniquer, être lâches, se conduire comme des enfants. Mais il y a à mes yeux une certaine tendresse pour ces personnages qui deviennent plus proche ainsi des autres hommes, même s'ils sont coincés dans les ors et le luxe du Vatican.

Ce film m'a donné envie de voir d'autres films de Nanni Moretti. Tu en as un en particulier à me conseiller ?

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22 septembre 2011 4 22 /09 /septembre /2011 21:30

crazy-stupid-love.jpg

Un film de John Requa, Glenn Ficarra

avec Steve Carell, Ryan Gosling, Julianne Moore et Emma Stone

Cal Weaver voit sa vie s'écrouler quand sa femme demande le divorce. Il erre ensuite dans les bars, jusqu'à ce qu'un jeune séducteur, Jacob Palmer, le prenne en main : relooking, leçons de séduction... Mais Cal reste profondément amoureux de sa femme. Et Jacob Palmer lui même va rencontrer l'amour (je sais, c'est la phrase la plus bateau et niaise qui soit, mais vraiment, elle colle bien au film). La bande annonce est ici

Ce film reste un mystère pour moi. Parce que sur le coup, j'ai passé un bon moment.

Mais plus j'y pense, plus je me dis que ce film est nul. Que le scénario soit prévisible et que les transformations des personnages ne soient pas crédibles, c'est le propre des comédies romantiques. Mais là, la transformation de Jacob Palmer de séducteur en gendre idéal en 1 minute chrono, c'est un peu gros, quand même.

Et ce qui me gène, surtout, c'est l'image de la femme véhiculée dans ce film. Des femmes qui ne se préoccupent que de l'apparence, qu'on séduit d'un claquement de doigt grâce à deux phrases stereotypées. Qui sont bien sur complètement hystériques (mention spéciale pour la prof d'anglais, ridicule). Heureusement Julianne Moore et Emma Stone échappent (à peu près) à ce portrait.

Quant aux pères, ils doivent bien sur défendre la vertu et l'honneur de leur petite fille chérie.

Restent la grace, la beauté et l'intelligence de Julianne Moore, et quelques scènes plutôt drôles. Le tout début du film est également réussi.

Pas suffisant pour que je le conseille.

Des mêmes réalisateurs, il vaut mieux voir leur film précédent, I love you Phillip Morris, qui lui était génial !

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20 septembre 2011 2 20 /09 /septembre /2011 16:43

la guerre est déclarée

 

Un couple se rencontre et s'aime. Très vite un bébé nait. Mais alors qu'ils viennent de retrouver un équilibre à trois, ils découvrent qu'Adam est malade. La guerre contre la maladie est déclarée. 

La bande annonce est ici.  

Difficile de parler d'un film sur lequel j'ai lu autant de critiques et d'articles. 

J'avais peur qu'avoir autant lu dessus ne me conduise à une déception. Mais pas du tout.

J'ai aimé le mouvement perpetuel du film. Les héros doivent courir, se battre. S'arrêter, c'est s'écrouler. C'est d'ailleurs ce qui arrive, par deux fois, à l'héroïne, Juliette. 

J'ai aimé le décalage réussi entre drame et scènes cocasses. Quand la pédiatre veut appeler un confrère pour faire des analyses au bébé et qu'elle décroche le combiné... du téléphone en plastique avec lequel jouent les enfants. J'ai aimé que cette legerté n'occulte ni la douleur ni la difficulté de ce qu'ils traversent.

J'ai aimé le passage chanté après l'annonce de la tumeur. Un moment de calme avant la tempête. La preuve que leur amour, leur lien est ce qui va leur permettre de traverser cette épreuve.

J'ai aimé la manière dont ils montrent la difficulté a conserver des rapports normaux avec les autres. La manière dont ils refusent l'appitoiement (la scène de Roméo à la banque est tout simplement géniale), mais sans réussir à empecher que toutes leurs relations, avec les autres comme entre eux, ne soient parasitées par ce cancer. Parce qu'on "dit qu'il y a une dictature du bonheur, il y a aussi une dictature du malheur qui vous case (...). Sans parler du respect, parfois assassin, qu'il induit" (Valérie Donzelli).

J'ai aimé les larmes de Roméo lors d'une fête.

J'ai aimé Béatrice de Staël dans le rôle du pédiatre.

j'ai aimé l'idée selon laquelle "La guerre est déclarée est un film politique qui essaie de dire qu'on ne sort du pire qu'à condition de fédérer les coeurs et les intelligences pour faire obstacle" (Valérie Donzelli) : les familles, les amis proches, le couple se battent ensemble. Individuellement, ils se seraient écroulés. Mais ils se soutiennent, même si cela abime le lien qui les unit. 

Deux mini reserves, les plans sur la "maladie qui se développe", avec une représentation des tissus au microscopes qui vire à l'abstraction, qui ne m'ont pas convaincus. Et la voix off qui, si elle est parfois indispensable, semble parfois superflue, ne faisant que commenter les images. Mais cela n'empêche pas ce film d'être un vrai coup de coeur. 

J'ai ri, j'ai pleuré. Et à aucun moment ces émotions ne m'ont paru provoquées artificiellement.

Allez vite voir ce film !

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  • : Le blog de Lila
  • : Bibliothécaire, maman du magicien (né en 2012) et de la puce (née en 2015), je parle de mes coups de coeur en littérature jeunesse, de ma vie, de mes ballades... J'ai un autre blog, http://filledalbum.wordpress.com où je réunis des ressources pour une littérature jeunesse antisexiste.
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