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8 mars 2015 7 08 /03 /mars /2015 14:34

Ce blog est un espace très personnel. Je n'y organise pas de partenariat, je n'y parle pas de marque de puériculture ou de test d'objets. Parce que j'aurais l'impression de perdre une partie de l'intimité qui fait qu'à mes yeux ce blog est précieux.

Pourtant, aujourd'hui, je vais vous parler d'Esprit Maman.

D'une part, je ne le cache pas, parce que l créatrice d'Esprit Maman est ma belle-soeur, et que j'ai vu toute l'énergie qu'elle y a investi, toutes les chouettes idées qu'elle a eu, et j'avoue lui en avoir glissé quelques unes aussi !

Mais surtout parce que je suis convaincue par le concept !

Le point de départ, c'est le constat que les femmes enceintes, en particulier pendant leur congé maternité, se retrouvent parfois un peu isolées. Parce que leur entourage continue à travailler. Parce qu'elles ne connaissent pas forcément d'autres femmes enceintes ou ayant des jeunes enfants, avec qui partager leur expérience, les questions qu'elles se posent... Et je me souviens vraiment d'avoir vécu ça pendant la grossesse du magicien. J'étais la première de mes amies à attendre un enfant, je ne voulais pas les gonfler avec ça et pourtant, j'aurais été ravie d'échanger sur le sujet, de partager les questions que je me posais.

Alors Esprit Maman propose aux futurs mamans des ateliers prévus spécialement pour elles. Cuisine, yoga, cours de tricot ou de couture, massages, ventes privées de marques originales de vêtements pour tout-petits, élaboration de faire-part... Des ateliers où apprendre, discuter, rencontrer des gens...

J'interviendrai même, d'ici quelques mois, pour parler de lecture aux bébés !

Esprit Maman

Les premiers ateliers sont prévus le 28 mars.

- Un atelier cuisine, à 10h, avec un chef. Et comme je le soulignais plus haut, tout est pensé pour les femmes enceintes : pouvoir cuisiner assise pour ne pas trop se fatiguer un menu conçu avec un nutritionniste pour respecter les interdits alimentaires de la grossesse, mais aussi proposer des aliments qui contiennent tout ce dont on a particulièrement besoin quand on est enceinte : fer, magnésium...

- Un atelier nutrition à 14h, avec une nutritionniste, pour répondre aux attentes des femmes enceintes sur leur alimentation : que peut-on manger? En quelle quantité? Comment cuisiner et se faire plaisir au quotidien?

Moi, je serai au premier, je vous raconterai tout ça ! Et si vous voulez venir cuisiner avec moi, retrouvez toutes les informations nécessaires sur la page Facebook d'Esprit Maman ou par mail à contact (at) espritmaman (point) com. Et rendez-vous vite sur le blog de Ribamb-elles, partenaire d'Esprit Maman, pour gagner une place à un atelier ou, si vous n'êtes pas parisienne, une chouette "box" !

Et d'autres ateliers arrivent très vite, suivez l'actualité de la page Facebook d'Esprit Maman !

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19 février 2015 4 19 /02 /février /2015 17:40

Aujourd'hui, je suis enceinte de 6 mois et quelques jours. Une grossesse qui n'est pas de tout repos! (pour celles et ceux qui veulent continuer à penser que la grossesse est un moment forcément idyllique, sautez les quelques paragraphes qui suivent...)

De 3 semaines à 4 mois 1/2 de grossesse, j'ai été malade. Des nausées en continu. Des vomissements, beaucoup. J'ai tout "testé" : vomir en cachette au boulot, vomir dans le caniveau en tenant d'une main la poussette de mon fils. J'ai perdu 4 kilos. J'ai pris plein de traitements différents, dont du donormyl que je prends encore sous peine de voir les nausées revenir. Je n'ai pas mangé de chocolat pendant plusieurs mois, ce qui est vraiment un symptôme grave chez moi, et je ne peux toujours pas boire de boisson chaude. J'étais épuisée. Et il fallait continuer a travailler, à s'occuper du magicien...

Ca a quand même fini par passer.

A 5 mois de grossesse, j'ai eu des vertiges. Là, j'ai fondu en larmes dans le cabinet de la sage femme. Et accepté un arrêt de travail. Ça a commencé à s'améliorer, grâce entre autres à une semaine chez ma mère.

Et puis il y a 15 jours, j'ai eu des contractions. Beaucoup de contractions. Toutes les 4 minutes. Donc départ au milieu de la nuit à la maternité, plusieurs heures pour faire cesser les contractions et 36h d'hospitalisation. Heureusement, l'équipe de la maternité a été super, comme d'hab. Heureusement, mon col est toujours fermé, assez long, et il n'y a pas de (trop gros) risque d'accouchement prématuré. Après une seconde visite aux urgences en milieu de semaine (à la maternité de Montelimar cette fois, et eux aussi ont été top), parce que les contractions étaient toujours présentes, on a identifié un petit microbe qui était probablement responsable des contractions et mis en place un traitement.

Je suis donc arrivée chez mes beaux parents, en milieu de semaine dernière, complètement épuisée. Un petit virus n'a pas arrangé les choses. Depuis que je suis là, je dors, et je récupère à la vitesse d'une escargot. J'ai l'impression d'être un vieux téléphone dont la batterie ne tient plus : au bout d'1h30/2h, je dois aller m'allonger pour recharger. Je vais même rester quelque jours supplémentaire seule avec le magicien chez mes beaux-parents pendant que Paul va travailler, n'étant pas vraiment capable de m'occuper du magicien pendant les 13 heures d'absence de Paul. Et Paul organise la suite, entre changement des jours de crèche et baby sitter.

Je ne reprendrai pas le travail avant l'accouchement, et je dois au maximum me reposer. Heureusement, je n'ai pas besoin de rester alitée.

J'ai hésité à écrire tout ça ici. Parce que d'une part il est toujours difficile de trouver le bon équilibre entre ce qui doit rester privé et ce que je publie sur internet. Mais aussi parce que je ne veux pas trop me plaindre ou me faire plaindre. Parce que ce ne sont, malgré tout, que des désagréments et rien de plus grave. Parce que mon bébé va bien, grandit bien, que je suis toujours suivie dans une maternité de niveau 1, parce que ce n'est rien comparé aux femmes à qui on annonce, pendant la grossesse, des nouvelles qui mettent en danger leur vie, leur santé, ou celle de leur enfant.

Mais après tout, ce que je raconte fait partie de mon vécu et de mon ressenti pour cette grossesse, et je me suis dit que je pouvais l'exprimer.

Mais heureusement, cette grossesse ne se limite pas à ça. Cette grossesse, c'est aussi découvrir que je vais avoir une petite fille. Le papa a sauté de joie pendant plusieurs jours ! Et moi, je suis ravie, même si je pense que je le serais autant si c'était un garçon.

Cette grossesse, c'est commencer à la découvrir, tout doucement. Pour le moment, c'est une tête de mule qui n'aime pas les examens et n'hésite pas à se cacher pendant les échographies (elle a fait durer le suspens après l'échographie du 5e mois!), fuir le monitoring ou donner des coups de pied dans le capteur. C'est un bébé hyperactif toujours en mouvement dans mon ventre. On ne va pas s'ennuyer avec elle !

Cette grossesse, c'est surtout découvrir le magicien futur grand frère ! Je pourrais écrire un article entier pour noter toutes ses réactions. Il est intéressé par le bébé, il lui fait souvent des câlins ou des caresses. Au départ, il a beaucoup dit qu'il avait un bébé dans le ventre, lui aussi, et s'est beaucoup intéressé à ce qu'était une fille, un garçon... On essaye de lui expliquer que la grossesse aura un terme et que le bébé sortira du ventre, mais c'est tellement lointain, 3 mois, pour lui... Là, il a vu ma belle-soeur enceinte puis le bébé né, ça rend les choses plus concrètes ! Parmi mes réactions préférées :

Moi, enceinte de 3 mois, le magicien vient me caresser le ventre dans la salle de bain : "moi, je caresse le bébé, il est doux !"

Quand je lui ai demandé "à ton avis c'est un bébé fille ou un bébé garçon ?", il m'a répondu "un bébé bonbon !" (on a trop lu Claude Ponti). Quand on lui a dit que c'était une fille : "dans le ventre de maman, il y a Bulle, dans le ventre de papa, c'est Bob !" (on a trop écouté Bulle et Bob)

La première fois qu'il a senti le bébé bouger, il a explosé de rire "le bébé, il me fait des blagues" "le bébé il dort pas, il joue".

Sur mon ventre, avec les mimes qui l'accompagnent : "toc ! toc ! toc ! Y'a quelqu'un ? j'ouvre la porte... Oh, y'a un bébé!".

A propos de son nouveau cousin "Chaton est sorti du ventre, maintenant il est dans les bras".

"Quand ta petite sœur sera née, tu lui feras des bisous ?" "Et des caresses et des câlins aussi".

Je ne lui ai pour le moment pas acheté de livres sur les grands frères, on a seulement lu "et dedans il y a" de Jeanne Ashbé à la librairie. Mais je ferai sans doute quand même une petite sélection avant la naissance !

Nous, on cherche un prénom. Autant le prénom du magicien s'est imposé facilement, autant là nous n'arrivons pas à nous mettre d'accord... Parmi notre liste du moment : Célestine, Artémis, Rosalie, Juliette, Bulle, Ilya... Comme le prénom du magicien, nous cherchons un prénom pas trop courant mais qu'elle n'ait pas besoin d'épeler systématiquement. Aucun prénom de la liste ne se détache vraiment pour le moment. Le magicien, lui, trouve que "Camion citrène" c'est pas mal comme prénom ! Je lui cherche aussi un surnom pour le blog. Je pensais à P'tite Sorcière, mais Paul n'aime pas... Une idée ?

En tout cas, j'ai hâte d'être au soleil au printemps, avec ma petite puce dans les bras !

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14 février 2015 6 14 /02 /février /2015 15:58

Vous avez peut être déjà entendu parler de la campagne contre les touchers vaginaux sous anesthésie générale. Si ce n'est pas le cas, en voilà un bref résumé : un document de l'université Lyon I indique que les touchers vaginaux peuvent être appris "au bloc sur patiente endormie". Aux questions légitimes concernant le consentement de la patiente, ou plutôt son absence, on a répondu que ça n'avait jamais existé. Pourtant les témoignages existent et le mépris de certains médecins fait froid dans le dos. Et la doyenne de l'université Lyon I a commencé par dire "On pourrait effectivement demander à chaque personne l’accord pour avoir un toucher vaginal de plus mais j’ai peur qu’à ce moment-là, les patientes refusent."

Clara de Bort, directrice d'hôpital, Marie-Hélène Lahaye, du blog Marie accouche là et Mme Déjantée, présidente des vendredis intellos, ont alors décidé de rédiger une tribune afin d'interpeler la ministre de la santé sur ce sujet. Vous pouvez trouver un résumé de cette histoire et des différentes réactions sur le site des vendredis intellos en deux parties, ici et , ainsi que la chronologie des différentes actions par Clara de Bort ici et . Vous ouvez également signer cette pétition qui reprend le texte de la tribune et qui est adressée à Marisol Touraine, ministre de la santé, et Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche.

La réaction qui m'a le plus agacé, de la part de certains médecins, c'est "si on arrête, on ne pourra plus se former correctement". Je pense que l'immense majorité des femmes est d'accord pour participer à la formation des médecins de demain A CONDITION QU'ON LEUR DEMANDE !! Personnellement, le jour de mon accouchement, j'ai accepté sans souci que les touchers vaginaux soient faits en double, par une étudiante puis par la sage femme. Quant à celles qui refuseraient, c'est leur droit !!

Au delà du seul cas du toucher vaginal (ou rectal) sans consentement sous anesthésie générale, on peut se poser beaucoup plus largement la question du consentement en médecine. Ma première réaction, quand je m'interroge sur la question, c'est de me dire que j'ai eu de la chance. Ma première gynéco a pris le temps de m'expliquer (sans le pratiquer les premières fois) ce qu'était un examen, un frottis, le fonctionnement de la pillule (bon, elle refusait quand même de poser un stérilet à une nullipare...)... J'ai été suivie, lors de ma première grossesse, par une équipe super, et je refais ici l'éloge de la maternité des Lilas (toujours menacée de fermeture...). J'y ai refait un petit séjour il y a quelques jours (rien de grave) et j'ai à nouveau pu apprécier l'équipe de la maternité, et le respect pour les patientes. Un simple exemple : les gens qui frappent au porte avant d'entrer et le refus qu'une nouvelle personne entre pendant un examen. Et un protocole qui prend en compte le ressenti de la patiente et pas seulement les relevés du monitoring.

Mais je me suis rendue compte peu à peu que ce que je considérais comme des évidences n'en sont pas. Que pour avoir droit à la même chose, certaines de mes proches ont du se battre. Des anecdotes, j'en ai malheureusement beaucoup trop. Ma belle soeur qui dit qu'elle envisage d'accoucher sur le côté et la gynéco qui lui répond "n'importe quoi, c'est un délire de sage-femme, pourquoi pas sans péridurale tant que vous y êtes ?". Une copine de blog qui refuse un examen mais que le médecin décide de lui faire quand même parce que de toute façon elle est anesthésiée elle ne peut pas bouger. Ma tante qui doit se battre pour mettre ses filles au monde par voie basse parce que "avec des jumelles, une césarienne c'est mieux". Ou le témoignage d'une sage femme, dans une clinique privée, qui doit impérativement appeler l'obstétricien pour l'accouchement, et l'obstétricien qui utilise automatiquement les forceps, même quand c'est inutile. Les anecdotes rapportées sur twitter avec #PayeTonUtérus font également souvent froid dans le dos.

Pour toutes ces femmes, Anne-Charlotte Husson, du blog Genre!, et les trois initiatrice de la tribune citée plus haut ont créé le tumblr "je n'ai pas consenti" et le hashtag correspondant sur twitter. Parce que je ne devrais pas considérer que j'ai eu de la chance. Parce que le consentement de chaque femme doit être pris en compte.

Et un consentement qui doit être éclairé, c'est-à-dire précédé d'une information complète. Quand la seule information que donne l'anesthésiste sur la péridurale c'est "la péridurale, c'est bien, ça ne sert à rien d'avoir mal et elle facilite l'accouchement", puis "c'est mieux pour la mère et pour le bébé", peut-on parler de consentement éclairé? Quand un pédiatre, en fin de rdv, me dit "j'ai fait l'ordonnance pour le BCG qu'on fera la prochaine fois" sans aucune explication, peut-on parler de consentement élcairé ? J'ai la chance d'avoir pu bénéficier par ailleurs des informations nécessaires pour que je puisse prendre ma décision, mais le médecin n'a pas joué son rôle à ce moment là.

Autre aspect des choses que j'avais envie d'aborder ici. Je suis entourée de médecins et de personnel soignant, que j'ai cotoyé aussi pendant leurs études. Mon mari est infirmier. Il travaille depuis quelques années au bloc opératoire. Je ne veux pas diaboliser la réalité, la plupart des médecins et du reste du personnel sont respectueux, mais les excès arrivent, et ne sont pas isolés. Pas de gestes invasifs comme des touchers vaginaux, mais des plaisanteries de mauvais gout sur des patients, un chirurgien qui opère alors que c'est un autre chirurgien qui est censé le faire, l'ensemble d'une équipe qui défile pour venir voir le sexe opéré d'une transexuelle, voire des erreurs médicales cachées aux patients, il en a été témoin. Et une fois dans "l'ambiance" du bloc, il est parfois difficile de prendre suffisamment de recul pour se rendre compte que non, ce n'est pas acceptable. Il souligne également qu'il y a souvent entre médecins une "solidarité déplacée" qui les poussent à ne pas dénoncer les erreurs ou problèmes éthiques de leurs collègues. C'est pour ça qu'à mes yeux il est fondamental que des patients, des non médecins s'intéressent à ce qui se passe dans les hopitaux et aient leur mot à dire. Pour aider le personnel soignant à prendre du recul. En respectant le travail des médecins, et en prenant en compte que ce sont malheureusement parfois leurs conditions de travail qui les poussent à des actes problématiques. (c'est moins le cas au bloc, j'ai l'impression, mais dans les services, les actes sont parfois faits à la chaine, sans les explications et le respect nécessaire, par manque de temps).

Voilà ce que j'avais à en dire mais vous pouvez également trouver sur différents blogs des témoignages de soignants sur l'apprentissage du toucher vaginal ou rectal ou sur le consentement, que ce soit une sage femme, une externe, un autre externe, ainsi que les réactions d'autres blogueuses comme A contrario, la mite orange, une jeune idiote, Sandrine Donzel, etc.

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4 décembre 2014 4 04 /12 /décembre /2014 12:35

Décidément, il est beaucoup question d'abri, de cocon, en ce moment sur le blog.

Pendant quelques jours, je suis seule chez ma maman.

Tous mes proches se sont organisés pour me faire, ces quatre derniers jours, un cocon. Paul est retourné seul à Paris, ma belle-famille s'est organisée pour s'occuper du magicien. Et ma maman me chouchoute.

Quatre jours à passer du lit au canapé, de l'Ipad à un bouquin, de la grasse mat' à la sieste. Où mes seules activités consistent à aller boire un thé avec des amies lyonnaises.

Quatre jours où je me suis complètement détachée du quotidien trop rempli, de ma vie. De toutes mes responsabilités.

Où j'ai essayé de me recentrer sur moi, sur ma grossesse un peu négligée, sur mes besoins. Mais pas trop sur mes émotions, de peur d'être entrainée dans une tempête.

Demain, je récupère le magicien, qui, si j'en crois les nombreux MMS reçus, a bien profité de sa petite semaine chez ses grands parents. Samedi, je rentre à Paris.

Et je dois avouer que j'ai un peu peur. Peur de manquer d'énergie pour reprendre cette vie. Peur de devoir le faire avec des failles supplémentaires, et sans une présence qui était si importante pour moi.

Heureusement, Paul, le magicien et la crevette qui grandit en moi et qui s'est manifestée la première fois au moment où j'en avais le plus besoin, seront là pour m'accompagner. Parce que la vie continue.

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7 novembre 2014 5 07 /11 /novembre /2014 14:00

Je vous parlais hier d'Abris, d'Emmanuelle Houdart.

Je suis un abri

"Un abri, c'est un endroit où on se sent en sécurité."

 

 

J'ai pensé, en lisant cette phrase, à ce bébé qui grandit en ce moment dans mon ventre. Oui, je suis pour lui un abri où il est en sécurité et où il a tout ce dont il a besoin pour grandir. Comme je l'ai été pour son grand frère. J'ai eu parfois tendance à l'oublier ces derniers temps, embêtée par les désagréments du premier trimestre et une fatigue extrême.

Pendant les mois qui viennent, je vais l'accompagner, à chaque instant. Il va aussi découvrir son papa et son grand-frère, qui caresse mon ventre qui commence juste à s'arrondir en disant "doux, le bébé !". 

Et quand, au mois de mai, il sortira de cet abri pour découvrir le monde, nous ferons tout notre possible, son papa, son grand-frère et moi pour qu'il continue à trouver, pendant son enfance et sa vie, des lieu où s'abriter et se ressourcer. 

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28 août 2012 2 28 /08 /août /2012 17:00

J'expliquais ici que nous avions décidé que notre bébé allait naitre à la maternité des Lilas. Un mois après la sortie de la maternité, petit bilan.

 

Le suivi de la grossesse :

Depuis le troisième mois, tout le suivi de la grossesse a été fait à la maternité. Nous (moi, le magicien, et le papa, même s'il n'a pas pu venir à tous les RDV) avons alterné entre des RDV avec une sage femme et avec un gynéco. Comme la grossesse se passait bien, et que j'étais finalement assez zen, les RDV étaient plutôt courts ("tout va bien, on se revoit dans un mois"). Mais quand j'en ai eu besoin, j'ai pu être reçue rapidement (en cas de problème, il suffit de se rendre à la maternité et on est reçu dans l'heure), par un médecin très à l'écoute.

Les échographies ont toutes été faites par le même médecin, très sympa. Toutes par voie externe, sans même que j'ai besoin de le demander. Après un moment consacré aux examens et aux mesures, elle a pris le temps de nous présenter bébé, de nous expliquer ce que l'on voyait, c'était super !

Avant l'accouchement, j'ai eu 2 "fausses alertes" qui m'ont conduites à la maternité et à chaque fois les sages femmes ont été adorables et rassurantes.

 

Pour ce qui est des examens médicaux proprement dits, j'ai apprécié qu'ils soient relativement limités. Pas de touchers vaginaux systématiques. J'en ai eu 2 : lors de mon rdv "en urgence", comme je ne me sentais pas très bien, et sur proposition de la sage femme à 7 mois 1/2, parce que je devais partir en vacances et que je voulais savoir si je ne risquais pas d'accoucher dans le train ou loin de Paris ! Les autres examens étaient limités au nécessaire : pas de test pour le diabète gestationnel si on n'est pas considéré comme "à risque" par exemple.Et vu le nombre d'examen pendant la grossesse (j'ai l'impression d'avoir passé 9 mois dans un laboratoire d'analyses médicales !), c'est important à mes yeux.

 

Seul point négatif pendant ce suivi, le rdv avec l'anesthésiste : alors que j'espérais une véritable information sur la péridurale, avec ses avantages et ses inconvénients, il a limité l'entetien aux questions médicales et pour toute information, j'ai eu droit à "la péridurale, c'est bien, ça ne sert à rien d'avoir mal et elle facilite l'accouchement", puis "c'est mieux pour la mère et pour le bébé". Mouais. Par contre, on reçoit à la fin de l'entretien un petit papier extrêmement bien fait sur la péridurale avec les informations que j'éspérais qu'il me donne. La maternité organise aussi des réunions d'information plus poussées sur la péridurale avec anesthésiste et sage femme pour répondre aux questions, mais je n'y ai pas assisté.

 

L'accouchement : 

L'équipe de la maternité a été tout simplement géniale ! Pourtant, ils étaient complètement débordés ce jour là ! Toutes les salles d'accouchement étaient occupées, si bien que j'ai du accoucher dans la salle d'examen ! Malgré ça, l'équipe s'est montrée disponible et à l'écoute. Ils m'ont laissé le choix de rester ou de rentrer chez moi pendant le début du travail et m'ont accueilli avec le sourire quand je suis revenue 1/2 heure seulement après être partie ! Ils prennent le temps de voir dans quelle position on se sent le mieux pour le monitoring par exemple, ou de nous installer confortablement en allant chercher un coussin ou un drap en plus.

Plus tard, quand Aurélie, la sage femme, s'est rendue compte que les contractions devenaient difficiles à supporter et que mon mari ne savait plus trop quoi faire pour m'aider, elle est restée avec moi pour me soutenir et ne m'a plus laissée jusqu'à la naissance. Lors de chacun de mes accès d'angoisse (en particulier quand j'ai appris que j'allais devoir accoucher sans péridurale), elle a sans difficulté trouvé les mots pour me rassurer. Elle m'a guidée pendant l'accouchement. C'est grâce à elle que je me suis sentie capable d'y arriver. 

Comme le magicien n'allait pas très bien, elle a fait venir "du renfort" en cas de problème (un médecin, une 2e sage femme), mais elles sont restées en retrait "au cas où" et elle a réussi à faire en sorte que je me concentre seulement sur l'accouchement proprement dit, sa présence et celle de mon homme.

Aussitôt après la naissance, mon bébé a été posé contre moi. J'aurais pu le garder jusqu'à la première tétée, mais c'est moi qui l'ai confié à son père plus tôt (pour pouvoir me concentrer sur la suite de l'accouchement), et ils en ont donc profité pour faire les quelques examens (peu intrusifs d'après mon homme, sauf le prélèvement gastrique, mais qui n'est pas fait systématiquement) et pour le nettoyer un peu.

C'est la suite qui a été plus difficile pour moi : il a fallu recoudre le périnée. L'anesthésie locale n'a pas fait entièrement effet, il fallait recoudre rapidement et j'ai eu énormément de mal à rester détendue, ce qui était indispensable pour le médecin. Et la gynéco n'a pas été très "patiente", un peu agacée de mes mouvements. Elle a alors envisagé une rachianesthésie, que j'ai perçue comme une sorte de chantage ("si vous calmez pas, je vous anesthésie"). Pourtant, c'est la gynéco qui m'avait fait les échographies et je l'avais trouvée géniale à ce moment là ! Heureusement la sage femme est revenue, et à ma demande, elle est restée pendant presque toute "l'opération" pour m'aider à me détendre.

J'ai aussi apprécié qu'une sage femme vienne me demander quelques heures après comment j'avais vécu mon accouchement et le fait qu'il ne corresponde pas à ce que j'avais prévu, et en particulier de ne pas avoir de péridurale alors que j'en voulais une à l'origine. J'ai aimé qu'on ne "m'impose" pas de réaction, comme ici, et qu'elle prenne le temps de m'en parler.

 

Le séjour à la maternité :

Le personnel (puericultrices, sages femmes, aides soignantes) a été super ! Toujours disponibles pour répondre aux questions, pour donner des conseils. A l'écoute des demandes des mamans (quand ma voisine de chambre a voulu faire du cododo, on l'a aidé à déplacer son lit contre le mur et à installer un coussin d'allaitement pour qu'elle puisse le faire sans risque).

Par contre, en général, il faut que ce soit la maman qui fasse le geste d'aller voir les puericultrices à la nursery, elles passent peu dans les chambres (une fois par jour). Et il faut sans doute plus oser que moi. Lorsque je me suis interrogée sur la poursuite ou non de l'allaitement, le personnel était à la fois prêt à m'aider si je décidais de continuer à allaiter mais en me laissant complètement libre de mon choix et en me déculpabilisant ("vous n'êtes pas une mauvaise mère si vous n'allaitez pas"). Cette journée a été difficile, je n'allais pas très bien, une des puéricultrices s'en est bien rendue compte et elle est venue me voir au moins quatre ou cinq fois dans la journée, pour me rassurer, me donner un conseil ou juste discuter. Encore merci à elle.

Seule grosse reserve, le pédiatre à qui j'en veux encore beaucoup. Il a examiné le magicien en m'adressant à peine la parole, m'a demandé si j'allaitais sans écouter une seconde mes difficultés, puis est parti sans rien me dire, en me laissant plantée là, avec mon bébé tout nu sur la table. A tel point que j'ai cru qu'il allait chercher quelque chose, mais non. La puericultrice m'a dit que je pouvais rhabiller mon bébé. Encore maintenant, ça m'énerve rien que d'y penser !

 

Pour ce qui est des conditions de séjour, vivement que le nouvel hopital soit construit !

Parce que là, les locaux font vraiment vieillots ! Heureusement ils sont propres et bien entretenus. Douches (2 pour tout le couloir) et toilettes sont au bout du couloir, il n'y a qu'un lavabo dans la chambre. Pas facile quand il faut laisser bébé pour aller aux toilettes, j'avais peur qu'il se mette à hurler ! D'ailleurs, j'ai jamais réussi à prendre ma douche quand son papa n'était pas là, hors de question de le laisser "seul" aussi longtemps.

Il y a très peu de chambres simples. J'espérais en avoir une, mais elles étaient toutes prises. Les chambres doubles ont quelques avantages : j'ai apprécié, les premiers jours, d'observer une maman plus expérimentée que moi avec son bébé, et je sais que celà a joué dans la manière dont aujourd'hui je parle à mon bébé, j'étais contente de savoir qu'il y avait quelqu'un dans la chambre quand je m'absentais quelques secondes... Mais j'avoue que j'ai quand même trouvé ça pénible. Les bébés n'avaient pas le même rythme, donc difficile de se reposer. L'intimité est très limitée (quand la voisine de chambre a du mal à se lever, bah elle reste au lit et elle est là quand la sage femme vient examiner ton périnée!), malgré les efforts de la sage femme. Et quand une nouvelle maman est arrivée, et que le lendemain, il y a eu le papa (malade, qui reniflait en permanence) et le frère de 3-4 ans toute la journée en plus d'une dizaine de visites, j'ai demandé à sortir plus tôt que prévu (le 4e jour au lieu du 5e) parce que je n'en pouvais plus !

 

 

Donc mon bilan ?

Un personnel vraiment génial. Je suis profondément reconnaissante à certaines d'entre elles de la manière dont elles m'ont aidée à accueillir mon bébé. Et les rares exceptions ne sont pas suffisantes pour gacher cette belle impression de gentillesse et de respect. Si j'accouchais à nouveau à Paris, j'y retournerais sans hésitation. Mais j'espère vraiment que je pourrai avoir une chambre simple, parce que la chambre double, franchement, je déconseille !

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14 juillet 2012 6 14 /07 /juillet /2012 12:00

On a pris les listes de conseil de naissance, et on a en gros divisé entre la taille "naissance" et la taille "1 mois". Parce qu'il y a le risque qu'il rentre à peine voire pas du tout dans du naissance. On se dit qu'on pourra en racheter un peu au dernier moment s'il est petit, et que ça ne sera pas dramatique s'il porte du 1 mois dès le départ même si les jambes sont un peu longues !

 

Ce qui donne :

- 3 bodies taille naissance / 6 bodies taille 1 mois / 1 body 0-3 mois chez Gap, un peu plus grand que du 1 mois

- 1 pyjama taille naissance / 4 pyjamas taille 1 mois / 1 pyjama 0-3 mois chez Gap, un peu plus grand que du 1 mois. 

Bébé devant arriver le 11 août, je n'ai acheté que des pyjamas en coton, mais vu le temps, je me demande si j'aurais pas du en prendre un ou deux plus épais...

- 1 gilet taille naissance / 2 gilets taille 1 mois

- 4 paires de chaussettes

- des moufles anti griffures

- il nous manque encore le petit bonnet en coton

 

A votre avis, c'est suffisant ? Est-ce qu'il manque des choses ?

 

 

On n'a pas pris de "jolie tenue" en naissance, en se disant qu'il serait mieux en pyjama. Par contre on s'est lachés sur le 1 mois ! On a pris 2 ensembles pantalon + haut, 2 pantalons et 2 salopettes (portées je pense surtout sur des bodies). Ma mère se demandait si ça allait être vraiment pratique avec un bébé aussi jeune, c'est sûr que c'est moins confort que les pyjamas. On verra bien à l'usage...

 

On a fait le choix de ne pas du tout acheter de 3 mois et de 6 mois pour le moment, parce qu'on attend de voir ce qu'on va éventuellement nous offrir pour éviter les achats inutiles.

 

 

Il est parfois difficile de sortir de la dichotomie bleu layette / rose layette, en particulier en taille naissance, mais on a dans l'ensemble réussi à s'en sortir !

On a essayé de privilégier le coton bio. Par contre j'avoue ne pas avoir regardé les lieux de production de ces habits avant de rédiger cette note, et c'est pas très brillant : presque tout a été fabriqué en Chine.


Pour ce qui est des enseignes, on est allés chez :

- Petit Bateau. Que de 100% coton, une partie en coton bio. Rien d'indiqué sur l'origine des articles sur l'étiquette, mais Petit Bateau conserve une bonne partie de sa production en France (Troyes), le reste est fabriqué au Maghreb.

- Du Pareil au même. Ils ont des magasins "spécial bébé", avec des vêtements de la naissance à 18 mois mais aussi du matériel de puériculture. On a choisi la collection "coton bio", mais tout est fabriqué en Chine.

- Gap Kids. Coton pas bio et fabriqué en Chine, c'est mal ! A noter : leur première taille, 0-3 mois, est en fait un peu plus grand (plus large surtout) que du un mois dans les autres marques.

- Sergent Major : coton pas bio, fabriqué en Chine. C'était les soldes, donc tout était à -40 ou -50%.

 

Quelques photos :

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Du Pareil au même, bodies et pyjamas naissance et un mois. J'aime cette collection aux couleurs douces (c'est plus vert en réalité que sur cette photo).

 

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Petit Bateau, pyjamas en un mois. Bah oui, un peu de bleu quand même... Vous allez voir j'ai une vraie passion pour les rayures !

 

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Petit Bateau, tenue et body un mois. Parce que mon chéri a envie de jaune pour le magicien !

 

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Gap Kids. Et oui, encore des rayurres !

 

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Sergent Major, un mois. On garde les rayures, même si elles changent de sens !

 

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Sergent major, un mois. J'adooore cette tenue !

 

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Sergent major, un mois. Depuis que je sais que je vais avoir un petit garçon, je ne rêve que d'une chose, c'est de le voir en salopette ! En attendant de pouvoir lui mettre une salopette OshKosh.


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Sergent major, un mois.

 

Il n'y a plus qu'à lancer les lessives !

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13 juillet 2012 5 13 /07 /juillet /2012 16:00

Cet article d'Apostille m'a donné envie de faire le point sur ce dont on pense avoir besoin pour le magicien, sur ce qui est déjà prêt, sur ce qui manque encore, à J-1 mois avant la date prévue.

 

Alors déjà le "contexte" :

le magicien a une grande chambre qui l'attend. Elle est même nettement plus grande que la notre ! On y a installé un canapé (je voulais un endroit où on pourrait être bien installé pour allaiter, faire des calins, etc) et une grande armoire normande (du genre où on tient debout dedans, et à plusieurs !), héritage familial, dans laquelle on pourra ranger tous ses vêtements + une bonne partie de nos affaires.

Par contre la salle de bain de l'appart est minuscule et il n'y a qu'une douche.

 

Pour équiper bébé, on a eu la chance de pouvoir récupérer beaucoup de choses. En effet, j'ai une cousine de 2 ans et un petit frère de 2 ans 1/2 donc mon oncle et mon père nous ont fourni l'essentiel du "gros matériel". On a du coup récupéré pas mal de choses qu'on n'aurait pas forcément acheté mais dont on se dit "pourquoi pas? On verra bien si ça sert".

Seul inconvénient quand on récupère des choses à droite à gauche : ce n'est pas conçu pour aller ensemble. Donc pour le moment, dans une chambre aux murs bleus, on a une armoire en bois foncé, un canapé un peu délavé, un lit violet, une table à langer blanche, un tour de lit marron, un transat marron et vert, un couffin noir... Bref, on va avoir un peu de travail pour harmoniser tout ça !

 

Reprenons la liste.

Pour dormir :

- Un lit de bébé avec son matelas. On a, récupéré de chez mon oncle. Il était violet, on a choisi de le repeindre en blanc, avec des barreaux bleus et jaunes (avec de la peinture "épure" du BHV, homologuée pour les jouets, du coup les couleurs sont moins vives que ce que l'on voulait à l'origine, mais le résultat est pas mal, je trouve).

- du linge de lit : On a récupéré une alèse, des draps et des tours de lit, mais rien n'est coordonné. Donc je pense qu'on va  en rendre une partie ou les garder en "dépannage", mais je pense que je vais craquer, racheter des draps blancs tout simple et un tour de lit à fond blanc (on en a un jaune qui ira bien avec le lit nouvelle version).Peut être celui-là ?

- des turbulettes (ou gigoteuses) : une en récup' et une en cadeau (j'ai une super belle-soeur) !

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- un couffin. Récupéré de chez mon oncle. Ma cousine a passé presque tous ses premiers mois dedans. On pense l'utiliser beaucoup au début, pour faire dormir bébé bien sur, avec la possibilité qu'il dorme dans notre chambre ou dans la sienne (pas de décision ferme prise à ce niveau là pour le moment, mais je pense qu'il dormira dans notre chambre les premières semaines, mais pas trop longtemps non plus). Ca nous parait aussi très pratique pour les déplacements, autant pour aller chez des amis pour une soirée que pour prendre le train pour aller voir nos familles. Reste une question ! faut-il ajouter un petit matelas ?

 

Pour les déplacements :

- une écharpe porte-bébé. Nous pensions dès le départ porter bébé, mais on pensait à l'origine d'avantage au porte-bébé, qui nous paraissait plus fiable au niveau de la sécurité et plus facile d'utilisation. Mais on a été convaincus par un collègue qui porte son bébé en écharpe et qui nous a promis de nous apprendre à s'en servir. Le fait qu'elle soit vraiment pas encombrante une fois pliée est aussi un atout. On a repéré pour le moment les écharpes jmpbb ou Néobulle (les écharpes sont fabriquées en France). Mais j'aimerais bien les voir (et les toucher), j'aime pas acheter sur internet !

- une poussette. On voulait une poussette la plus simple, peu encombrante et légère possible, mais utilisable dès la naissance. Pas besoin de cosy qui fasse siège auto puisque nous n'avons pas de voiture et aucune intention d'en acheter une, donc pas de poussette trio. Notre choix se porte donc pour le moment sur la poussette Maclaren XLR, poussette canne qu'on peut complètement allonger et utiliser dès la naissance. Ce qui nous permettrait de dépenser moins de 400 euros pour la poussette. Mais si quelqu'un a une suggestion qui réponde également à nos critère, ça nous intéresse !

- le casse tête des sièges auto. Grande interrogation pour nous, puisque nous n'avons pas de voiture à Paris. Mais qu'il fallait quand même un moyen de rentrer de la maternité (à moins qu'on rentre à pied ? en bus ? rien n'est exclu pour le moment). Nous avons donc récupéré une nacelle homologuée qui ne nous servira probablement que ce jour là si on rentre en taxi. Par contre il nous fallait de quoi déplacer le magicien en voiture chez ses grands parents. Surtout chez les parents de Chéri puisqu'il faut obligatoirement aller à la gare en voiture. Mais on avait pas envie de stocker un siège auto à Paris et le trimballer dans le train. Finalement,  les parents de chéri ont acheté un siège auto d'occasion qui restera sur place et qui servira pour le magicien puis probablement pour d'autres petits enfants qui suivront. Chez mes parents, à Lyon, il pourra emprunter le cosy de son oncle si besoin (pratique d'avoir un mini frère !).

 

Pour la toilette :

- une baignoire à poser sur des pieds pour ne pas se casser le dos, encore à acheter.

- une table à langer, récupérée, installée dans la chambre pour cause de salle de bain trop petite. On a acheté un matelas plastifié dessus, plus facile d'entretien.

- une poubelle à couches. Les couches lavables, OK c'est écolo mais je n'avais pas du tout envie, et on va faire bien assez de lessives comme ça. La poubelle à couches était loin d'être un indispensable, mais comme on pouvait en récupérer une...

- 2 capes de bain récupérées, si c'est pas suffisant, des serviettes ça ira très bien.

- des thermomètres (un pour le bébé, un pour le bain)

- un mouche bébé

- tout le nécessaire (gel douche, couches, différents produits) qu'on tentera de limiter au maximum, j'attends un peu de voir ce qu'ils suggèrent à la maternité.

 

Pour le repas :

L'allaitement est censé ne rien couter et être simple, mais quand on voit les rayons entiers de matériel dans certains magasins, ça fait peur ! Pour le moment, je préfère limiter mes achats au maximum.

-des bavoirs (on en a acheté 3 pour le moment)

- des coussinets d'allaitement lavables

- des soutiens gorge d'allaitement. Mais alors là grande question : commen choisir la taille avant la montée de lait ? Je n'en ai pas encore acheté du coup...

- un coussin d'allaitement, prêté. Pour moi, c'est pas mal mais pas indispensable pendant la grossesse pour dormir, on verra si je m'en sers vraiment pour l'allaitement (honnêtement, je n'en suis pas persuadée). Je ne l'aurais pas acheté en tout cas.

- pour la mise en place d'un allaitement mixte, des biberons en verre (on verra si on les achète en avance au cas où ou si on attend un peu) et du lait en poudre

 

Pour l'occuper :

- un tapis d'éveil, le plus simple possible, tout en tissu, grand et sans "arche". Je n'ai pas encore trouvé.

- un transat, récupéré, quand il sera un peu plus grand

 

On a fait le choix de n'acheter aucun jouet, aucune peluche, pas de mobile... en attendant de voir si on a des cadeaux de naissance, pour compléter en conséquence. Je pense quand même que je craquerai pour un petit doudou, pour qu'il en ait quand même un à la maternité, même si je doute qu'il s'y intéresse si tôt.

 

On a des vêtements aussi bien sur, article avec photos à venir !

 

Reste à définir :

- Accessoires pour le lit ? Le cale bébé ou réducteur me semblent peu utiles puisqu'au début, je pense que le magicien dormira plus dans son couffin que dans le lit. L'inclinateur de lit sert-il à quelque chose ?

- tétine ? Faut-il l'avoir dès la naissance?

- un babyphone basique ? Inutile chez nous, mais peut être utile chez les grands parents

 

Qu'en pensez-vous ?

Des oublis ? Des choses inutiles ?

Des conseils ?

 

Dans quelques mois, le bilan !

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26 juin 2012 2 26 /06 /juin /2012 17:20

Il y a quelques jours, nous sommes allés faire un petit coucou au magicien : troisième échographie !

C'est normalement la dernière avant qu'il ne pointe son nez et qu'on le voit (enfin) directement.

Il est toujours en pleine forme. Tête en bas, prêt à sortir (même si ce n'est pas encore pour tout de suite !). Il suçait son pouce goulument. Et petit détail qui a bizarrement changé beaucoup de choses pour moi : il a plein de cheveux ! Ce n'est pas grand chose, mais c'est ce qui m'a fait réaliser que le petit être découvert lors de l'échographie de datation qu'on appelait à l'époque "bébé souris" et qu'on a vu grandir peu à peu au fur et à mesure des echographies était bien devenu un "vrai" bébé qui pourrait déjà vivre sans trop de souci (même si c'est mieux qu'il reste encore un peu au chaud).

 

Pendant longtemps, je n'arrivais pas à m'imaginer ce bébé autrement que de façon "théorique" : je pensais peu à "l'après grossesse" et quand je m'imaginais avec un bébé dans les bras, j'avais du mal à faire le lien avec celui qui grandissait dans mon ventre. Pour moi, les échographies ont joué un rôle central pour prendre conscience que ce n'était pas "un" bébé mais "ce" bébé. Même si l'image que je me fais de ce bébé est bien différente de la réalité qu'on découvrira au moment de la naissance. Qu'est ce que j'ai hâte ! 

 

A l'échographie du second trimestre, on a appris qu'on allait avoir un petit garçon. C'est ce qu'on imaginait depuis le début. Surtout mon homme, qui avait envie d'un fils. D'ailleurs, quand on a annoncé la grossesse à nos famille, il a systématiquement ajouté "et ça va être un garçon, et on va l'appeler le magicien !". Et finalement j'avais aussi pris l'habitude de parler de lui au masculin et de m'adresser à lui en utilisant un surnom/prénom masculin. Et du coup, notre entourage proche aussi ! Je ne crois pourtant pas à l'intuition sur ce genre de sujet, mais comme mon homme disait "on a une chance sur deux d'avoir raison"! La joie a l'annonce du sexe du bébé a donc été immédiate (on aurait été ravis aussi d'accueillir une petite fille, mais je pense qu'il nous aurait fallu un peu plus de temps pour nous habituer à cette idée du coup). Et immédiatement partagée avec tous nos proches.

 

 

Le magicien est un bébé qui gigote !

Ca c'est vu lors des échographies, le médecin a mis beaucoup de temps à prendre toutes les mesures parce que le magicien n'arrêtait pas une seconde de bouger !

Je l'ai senti tôt, et mon homme a pu le sentir très rapidement aussi. Il est plus timide avec les autres.

Ces derniers temps, il prend bien sûr beaucoup plus de place, et "déborde" souvent d'un côté ou de l'autre, fait des bosses sur mon ventre ! J'ai du mal à me dire qu'il va prendre encore plus d'un kilo avant la naissance ! 

Il y a quelques jours, mon hommes et moi regardions la télé, avachis l'un contre l'autre sur le canapé. Le magicien a alors décidé de faire un calin à son père : il s'est déplacé au maximum sur le côté de mon ventre pour aller se coller contre lui. Ca a été un des moments les plus émouvants de ma grossesse.

 

Depuis le quatrième mois de grossesse, nous faisons de l'haptonomie avec une sage-femme.

Cette technique nous avais été conseillée, mais lors de mes premières recherches (sur internet), j'avoue être restée un peu dubitative. La définition de Wikipedia ne m'a pas beaucoup éclairé sur le contenu des séances et j'ai eu un peu peur du côté "mystique" que l'on trouvait beaucoup sur internet. Mais la sage-femme de la maternité nous a encouragé et l'importance du rôle du père lors des séances nous a bien plu. On a donc décidé de tenter, au moins une séance pour voir, avec une sage-femme libérale recommandée par la maternité.

Et nous en sommes ravis !

Les touchers spécifiques de l'haptonomie et le fait d'être guidés nous ont permis d'établir une vraie communication par le toucher. En effet, avant, nous sentions le bébé blouger mais j'avais l'impression de simplement être le "témoin" de ces mouvements. L'haptonomie permet une véritable interaction avec le bébé : le faire venir, sentir qu'il vient se blottir contre notre main, que l'on peut le guider dans ces mouvements... Ca a été un vrai bonheur, pour moi comme pour le papa. C'est grace à l'haptonomie que nous avons appris à comprendre ses mouvements, à comprendre (parfois !) la position dans laquelle il était. J'étais ainsi persuadée avant l'échographie que le magicien avait déjà la tête en bas.

Ce sont sûrement des choses dont on se rend compte au fur et à mesure de la grossesse, même sans séance d'haptonomie. Mais nous avons trouvé agréable et enrichissant d'être entourés pour cela par une sage-femme super, qui a su nous guider, mais aussi nous rassurer sur notre capacité à ressentir les choses.

Ces derniers temps s'ajoutent à cela des exercices utiles pour l'accouchement et une préparation plus classique à la naissance, et nous apprécions aussi d'avoir créé un lien avec cette sage-femme, ce qui permet un suivi de la grossesse très différent de celui dont nous bénéficions à la maternité et qui pourra continuer après la naissance. En effet, il est déjà prévu que nous poursuivrons l'haptonomie une fois le magicien né, et je sais que si j'ai des questions, c'est vers cette sage-femme que je me tournerai.

 

Tout cela est génial à vivre, même si ça ne va pas toujours sans interrogations pour moi. Mais aujourd'hui, je n'ai envie de retenir que le positif de cette grossesse !

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16 juin 2012 6 16 /06 /juin /2012 12:55

J'ai arrêté de travailler il y a dix jours. Plus tôt que prévu, à sept mois de grossesse. Une semaine d'arrêt maladie puis 15 jours de congé pathologique avant d'entamer le congé maternité proprement dit.

 

Une décision difficile à prendre pour moi.

 

 

Savoir s'écouter

C'est quelque chose de pas évident.

Parfois, il y a une raison objective (raison médicale, problème pendant la grossesse, col pas aussi fermé qu'il devrait...). C'est une épreuve, mais il n'y a pas besoin de se poser la question, on n'a pas le choix, et on a une "vraie raison" de s'arrêter.

Ca n'a pas été le cas pour moi. Au niveau médical, tout va bien. Le magicien est en pleine forme. Et je n'ai pas de souci de santé. Simplement de la fatigue. Beaucoup de fatigue accumulée.    

Mais difficile pour moi d'accepter d'arrêter de travailler "juste pour ça". Mon gynéco avait déjà suggéré de me mettre en congé maladie trois semaines plus tôt, et j'avais refusé puisque je n'étais pas malade et que ma grossesse se passait bien, malgré une fatigue déjà bien présente.  

Finalement, il a fallu que mon mari intervienne et se fâche, après une soirée passée à pleurer simplement de fatigue. Qu'il exige que j'aille à la maternité en discuter avec un médecin (dans ma maternité, en cas de problème, on peut consulter un gynéco sans rdv et on est reçu dans l'heure). Qui m'a arrêté à partir du jour même.

Sur le coup, ça a été difficile à accepter. Parce que j'avais le sentiment de "lâcher" mes collègues et mon boulot. Parce que j'appréhendais le temps à passer seule chez moi. Parce que je culpabilisais de ne pas avoir réussi à "gérer" ma fatigue et d'avoir trop tiré sur la corde.

10 jours plus tard, j'ai pris conscience du bien que cela m'a fait. De l'énergie (en partie) revenue. Du temps qui était nécessaire pour me concentrer sur cette grossesse et en profiter.

 

 

Accepter de lacher prise professionnellement

C'est ce qui a été le plus dur, pour moi.

D'ailleurs, la première chose que j'ai fait après avoir été arrêtée, c'est d'aller passer presque toute l'après-midi au boulot, parce que je devais accueillir une classe et que je ne voulais pas annuler.

  • Pour des raisons de principe. Il y a quelques mois, je lisais les billets de Marie et de Mia sur la "gestion" de sa grossesse au travail. Et c'est un sujet qui m'a préoccupé toute ma grossesse. Hors de question pour moi d'en "profiter" pour en faire moins. Je pense au contraire que j'ai été encore plus exigente avec moi-même. Je n'ai utilisé qu'une partie de mes possibilités d'aménagement du temps de travail. Accepter de partir avant le congé maternité, c'était à mes yeux un échec.
  • Parce que j'ai l'impression de "planter" mes collègues, surtout en partant aussi brusquement. Même si je suis déjà remplacée et que cette remplaçante devrait (croisons les doigts) rester jusqu'à après mon retour. Mais comme je suis responsable de la section, certaines de mes "responsabilités" doivent être réparties entre mes collègues et c'est pas forcément les tâches les plus intéressantes. Heureusement, nous nous étions organisés suffisamment en avance. Je sais qu'ils ont tous les modes d'emploi nécessaires. Ils savent qu'ils peuvent me contacter sans souci s'ils ont la moindre question. Et j'ai toute confiance en leur compétence pour faire le boulot. Mais je dois bien avouer que renoncer à contrôler les choses, ne plus savoir en détail ce qui se passe c'est difficile pour moi.
  • Parce que j'adore mon boulot. Et c'est la raison principale. Partir aussi longtemps (j'ajoute au congé maternité tous les congés que j'ai réussi à stocker, en plus du congé pathologique : je ne retourne pas travailler avant 6 mois), ça m'attriste. Ne pas suivre les projets mis en place, assister aux spectacles pour enfants que nous venons de programmer. Ne plus voir nos habitués. Ne plus choisir les livres que l'on achète. Ne pas participer aux lectures dans les jardins qui m'ont tant plu l'année dernière. Rendre les clés de la bibliothèque et annoncer dans mon gestionnaire de mails que je ne revenais que le 11 janvier, ça a été dur ! Le dernier accueil de classe a été simplement super. Une classe de CM très motivée, qui a renoncé à un temps libre d'1/2 heure pour continuer à faire les "exercices" que j'avais préparés. Et une classe suspendue à mes lèvres pendant que je lisais un de mes contes préféré, le loukoum à la pistache de Catherine Zarcate, superbe conte sur les hauts et les bas dans la vie, génial à lire à haute voix (et qui en plus, parle de pisse de rat : lu à haute voix à la bibliothèque, par un adulte, c'est le fou-rire assuré pour toute la classe !). Une bonne façon de partir !

Du coup, j'ai emprunté pas mal de livres à la bibliothèque, un bon moyen d'être obligée d'y retourner de temps en temps !   

 

Femme au foyer

Je passe donc l'essentiel de mes journées seule à la maison. La première semaine, je n'ai fait que dormir, en passant du lit au canapé et du canapé au lit. C'est donc passé assez vite. 

Mais maintenant, il faut apprendre à gérer ça. Attendre que son mari rentre du travail le soir et accepter l'idée que ça va durer plusieurs mois et que parfois, c'est la seule personne à qui je parle de la journée. Apprendre à gérer ce rythme différent. Trouver un moyen de conserver une vie sociale.Gérer les tâches ménagères.

Heureusement, j'ai des activités toutes trouvées, puisque mon salon ressemble encore en partie à ça (même si ma sage femme m'a normalement interdit de défaire les cartons)  :

P1040939.JPG

Les rendez-vous médicaux et la préparation à la naissance m'occupent bien aussi.

Et d'ici quelques semaines, je n'aurai plus une seconde pour penser à tout ça, accaparée par la découverte du magicien !

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  • : Le blog de Lila
  • : Bibliothécaire, maman du magicien (né en 2012) et de la puce (née en 2015), je parle de mes coups de coeur en littérature jeunesse, de ma vie, de mes ballades... J'ai un autre blog, http://filledalbum.wordpress.com où je réunis des ressources pour une littérature jeunesse antisexiste.
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