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11 septembre 2013 3 11 /09 /septembre /2013 18:04

Ca y est, les vacances sont bien finies, et je parlais dans mes petits bonheurs de ma rentrée, ça a aussi été la rentrée du magicien !

 

Une rentrée sans en être vraiment une, puisque nous avons décidé de rester sur le même rythme que l'année dernière : trois jours avec maman pendant que papa travaille, puis trois jours avec papa pendant que maman travaille, et un jour tous les trois ! 

On aime vraiment cette organisation et on a décidé de la garder pendant encore toute cette année scolaire. 

Mais le magicien a grandi. Les journées en tête à tête avec un seul de ses parents lui paraissent longues (et à nous aussi !). On a eu un moment un peu difficile en juin : je n'avais aucune patience et le magicien me paraissait toujours énervé et faisait connerie sur connerie. J'ai alors réalisé qu'il avait besoin d'autre chose que d'être à la maison avec moi. Qu'il avait besoin de rencontrer d'autres gens, d'autres enfants. Qu'il avait besoin qu'on lui propose plus d'activités, et des activités plus diverses. Et que quand la journée était bien remplie, tout se passait beaucoup mieux. 

On l'emmenait déjà, parfois, dans des lieux d'accueils pour qu'il rencontre du monde, mais on a décidé de le faire de façon beaucoup plus systématique. 

 

Du coup, on a décidé de lui faire un emploi du temps, avec des activités. Cela donne : 

  • lundi matin, 9h30-11h30 : maison de l'enfance, un accueil organisé par une éducatrice de jeunes enfants où les enfants jouent librement dans un espace aménagé, avec tapis, piscine à balles, jouets... de la naissance à 4 ans.
  • mardi matin, 9h30-11h30 : accueil à la PMI du quartier* pour un accueil jeux pour les enfants qui se déplacent bien et jusqu'à l'entrée en maternelle, avec chaque fois une activité nouvelle : arts plastiques, éveil musical... Au début de chaque mois, on a le programme des semaines suivantes. A côté de l'activité principale, il y a un espace jeux, aujourd'hui par exemple c'était petites voitures. Ce qui est bien parce que le magicien est encore un peu petit pour certaines activités proposées.
  • jeudi matin, 9h30-11h30 : accueil au centre social voisin** pour un accueil 0-3 ans centré sur les jeux. L'idée est de présenter des activités que l'ont peu facilement réaliser ensuite chez soi, avec du matériel de récup par exemple. Une fois par mois, il pourra venir à l'accueil parents/enfants à la bibliothèque, de 10h à 11h.
  • vendredi matin, 10h-12h : éveil musical au centre social voisin. 

 

*Il a changé de groupe, est passé du groupe des bébés du vendredi au groupe des grands du mardi, et du coup ça tombe dans mes jours ! C'est super parce qu'il voit d'autres bébés qui ont comme lui commencé les accueils à quelques semaines et qu'il connait donc quasiment depuis sa naissance ! Et moi j'ai pu les revoir des bébés et des mamans dont j'avais beaucoup entendu parler mais que je n'avais pas vu depuis ma reprise du travail en janvier. 

** j'ai volontairement pas mis les adresses précises, mais je peux éventuellement les communiquer par email pour les mamans du 19e ou du 20e arrondissement de Paris qui seraient intéressées. 

 

Le mercredi et le samedi matin, c'est sieste ! Et le samedi midi, le magicien et son papa viennent manger avec moi à côté de mon travail.

 

 

L'après-midi, on lui proposera soit une deuxième sortie, au parc s'il fait beau, à la maison des sources s'il fait mauvais, ou pour aller faire les courses s'il y a besoin, soit une activité à faire à la maison. C'est-à-dire sortir un jeu en particulier et y jouer avec lui de manière un peu plus "construite" qu'aux autres moments. On fera des séances cubes, jeux d'encastrements, livres bien sur, "gym", dessin, jeux de ballon, comptines et musique... D'ici quelques mois, je pense que je varierai un peu les activités mais pour le moment il est encore petit. 

 

En voyant toutes ces activités, je me dis que c'est un des gros avantages d'être parisiens (et plus particulièrement de vivre dans notre "coin" de Paris). En effet, je trouve sans difficultés des accueils tous les matins et tous les après-midi à moins de 30 minutes à pied de chez moi, organisés par du personnel qualifié, et ils sont presque tous gratuits. Les seuls payants, c'est pour un prix dérisoire au centre social voisin : 20 euros l'adhésion pour l'année puis 10 euros par trimestre, alors qu'une seule séance d'éveil musical dans un café poussette privé coute 15 euros !

 

On a donc repris la semaine dernière (même si pour le moment tous les accueils n'ont pas recommencé). Il était ravi de retrouver les lieux qu'il connaissait déjà (la maison de l'enfance, la maison des sources), de voir d'autres enfants. Même si on a parfois du partir avant la fin, parce que mine de rien, ça fatigue !

 

Autre projet pour cette année : confier le magicien de temps en temps, si possible une demie journée par semaine. En effet, notre organisation a plein d'avantages, mais elle laisse peu de temps pour faire autre chose que s'occuper du magicien ou travailler. Et on aurait aussi besoin d'un peu de temps pour nous. L'idée serait de le faire garder une fois sur mes jours, et la semaine suivante sur les jours de Paul. Nous sommes en ce moment en pleine recherche d'une solution. Halte garderie ? Baby sitter ? 

En tout cas, on va en profiter cette année, parce qu'on changera surement d'organisation l'année prochaine !

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29 août 2013 4 29 /08 /août /2013 12:00

Un mini article de récit de vacances car, contrairement à d'habitude, je n'ai pris aucune photo (enfin si, plein, mais que des photos du magicien) et qu'on a rien fait d'autre que glandouille/plage.

Mais quand même deux ou trois petits "trucs" si vous partez en vacances dans le coin.

 

Le Cap Ferret, c'est un village situé sur la péninsule qui ferme le bassin d'Arcachon.

Le Cap Ferret et le camping du truc vert

Mais nous étions à l'écart du village, au Truc Vert (j'adore ce nom ! La première fois, j'ai cru que ma mère me faisait une blague ou disait "truc" parce qu'elle ne ne souvenait plus du vrai nom).

Nous sommes donc allés au camping du Truc Vert. Ce camping, on l'a découvert dans des conditions vraiment pourries, il y a 4 ans.

Ma mère et mon beau-père avaient loué une maison sur le bon coin pour une semaine au Cap Ferret, ils arrivaient le samedi et nous on les rejoignais le dimanche. Seulement, arrivés sur place ils se sont rendu compte que la maison n'existait pas. Une belle arnaque (et une belle somme perdue). Sur ce, leur voiture est tombée en panne. Il fallait donc qu'ils restent dans la région jusqu'à ce qu'elle soit réparée (plusieurs jours). La vraie poisse.

On a décidé quand même de ne pas annuler nos vacances (ils étaient coincés sur place de toute façon) et comme tous les logements étaient pleins ou hors de prix, ils se sont rabattu, sans grand enthousiasme, sur le camping. Ils ont acheté une tente et on les a rejoint le lendemain avec du materiel de camping récupéré à droite à gauche.

Et aussi surprenant que ça puisse paraître vu les conditions et notre manque d'enthousiasme pour le camping, on est tombé amoureux de cet endroit (et ma mère et mon beau père campent tous les étés depuis ce séjour).

Le camping en lui-même est un camping 4 étoiles, donc tout confort, mais sans grosses installations type piscine ou boite de nuit. On trouve sur place un petit casino, un loueur de vélos, il y a un bar/restaurant et un espace de jeux pour enfants (que le magicien a adoré). Il est situé dans une pinède, donc il y a pas mal d'ombre.

Réserver un emplacement à l'avance ne vaut pas forcément le coup (et c'est impossible du 15 juillet au 15 août) parce que si on arrive suffisamment tôt dans la journée, il y a toujours de la place, et que la réservation revient assez cher. 

Même si c'est un immense camping, c'est très calme. Les groupes de jeunes surfeurs sont regroupés à part et dans le reste du camping c'est une ambiance très familiale. 90% des campeurs sont allemands ou hollandais (à tel point que j'ai été surprise quand la caissière du casino m'a parlé français!) et finalement on aime bien parce que les conversations des voisins sont beaucoup moins gênantes quand elles ne sont pas en français (on prête moins l'oreille involontairement). Les gamins passent en vélos et jouent dans les allées pendant la journée mais il n'y a aucun bruit à partir de 21h-21h30.

Mais ce qui rend le camping unique à mes yeux, c'est son emplacement. Il est situé face à une plage fantastique. Pourtant, je ne suis pas fan de plage (faire la crêpe sur une serviette, c'est seulement si j'ai un très très bon bouquin), mais au bord de l'océan, pour moi, c'est différent. Déjà, on monte la dune et les paysages sont magnifiques. Ensuite, même en plein été, si on s'éloigne des zones de baignades surveillées, on est quasi seuls. Mais surtout, il y a les rouleaux (en plus cette année on y est allés la semaine des grandes marées, yes !). La zone de baignade surveillée n'est pas très grande donc parfois c'est un peu l'embouteillage, mais elle est indispensable étant donné la force des vagues et des courants. Les jours les "pires", la baignade ailleurs est interdite et les CRS surveillants de baignade font sortir les gens de l'eau.

 

Un petit truc pour les gens qui viennent en train pour accéder au Cap Ferret : plutôt que d'aller jusqu'à Bordeaux puis de prendre le car, ça vaut le coup d'aller en train jusqu'à Arcachon (il y a des TGV directs de Paris) puis de prendre le bateau jusqu'au Cap Ferret (ou une autre commune du bassin). La traversée dure 30 minutes, mais on a déjà l'impression d'être en vacances, il y a une superbe vue sur le bassin, la dune du Pyla et le personnel est vraiment adorable (ils ont même porté la poussette du magicien à ma place). Se méfier au retour par contre, en pleine saison les bateaux sont souvent complets en fin d'après-midi, donc il faut arriver en avance ! A trois avec le bébé, avec tous nos bagages, on a payé 17 euros pour la traversée. Mais il faut payer en plus pour les vélos. 

 

Je conclus avec cette photo lors de notre seule sortie en amoureux, une vue du bassin et de la dune du Pyla depuis le Canon (où le bar-tabac fait aussi resto et contrairement à ce qu'on pourrait penser au premier abord, on s'y régale !).

Le Cap Ferret et le camping du truc vert

Mais ne faites pas comme nous, allez vous balader, le coin vaut le coup. Nous, c'est décidé, on y retourne l'année prochaine !

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28 août 2013 3 28 /08 /août /2013 10:04

La semaine dernière, destination camping avec le magicien !

Nous ne sommes pas des pros du camping : avant ce séjour, je n'avais campé qu'une seule fois ! Mais ma mère et mon beau-père ont pris cette habitude depuis quelques années, et j'avais très envie de les rejoindre pour passer une semaine en famille au bord de l'océan. Malgré quelques appréhension, notamment liées au sommeil du magicien (qui à la maison ne peut dormir que dans le noir) nous nous sommes lancés. Et nous avons eu raison, on a passé une super semaine, et le magicien a adoré le camping !

 

Voilà comment nous nous sommes organisés. L'idée n'est pas de donner un modèle absolu, mais si ça peut aider certains à préparer leurs bagages... Pour donner le contexte, on campait sous tente, mais plutôt confort, dans un camping 4 étoiles, sur un emplacement avec raccordement électrique et pas mal de matériel (mini frigo par exemple). Par contre, il fallait limiter le volume des bagages : ma mère partait avec une seule voiture pour tout le matériel de camping et nous on les rejoignais en train. il a donc fallu rationaliser et privilégier le matériel multi-usage !

Ma maman a apporté :

  • une tente 4 places avec deux "chambres", une pour nous et une pour le magicien, et le matelas gonflable et les duvets pour nous. 
  • un lit pliant pour le magicien qui servait aussi de parc, le soir (après le bain du magicien le soir, on sortait le lit de la tente et on l'installait dedans pour qu'il ne se ressalisse pas).
  • un vieux duvet qui a servi de couverture de jeux (même si le magicien ne restait pas vraiment sagement dessus !)

 

Dans nos bagages, il y avait :

  • une poussette qui servait aussi de chaise haute pour les repas et de table à langer, en position couchée avec le tapis à langer posé dessus.
  • des lingettes pour le change parce que l'accès à l'eau est pas toujours évident (même si on aurait pu faire coton + petite bouteille d'eau comme à la maison).
  • le babycook du magicien parce que Monsieur refuse de manger des petits pots salés, mais je pense que quelques jours de petits pots peuvent simplifier les choses.
  • le manduca parce qu'on n'imagine même pas partir sans et que c'est bien pratique pour monter la dune jusqu'à la plage.
  • des body qui craignent rien ou déjà tâchés/abimés pour la journée, et des body manches longues, un pull, des pyjamas chauds et une turbulette d'hiver pour les soirées et les nuits qui étaient frisquettes.
  • une tente de plage pour l'abriter du soleil, plus facilement transportable qu'un parasol (nous on a pris celle-là). Et puis penser au chapeau, éventuellement au tee shirt et à l'écran total !

Avec tout le reste de ses affaires, nos fringues, nos serviettes de plage et de bain, tout tenait dans une valise plus un (gros) sac à dos, on était très fiers de nous !

 

Mais surtout, il faut beaucoup de lâcher prise. Le magicien ne marche pas encore, mais se déplace et donc ne reste pas sur la couverture de jeu. Et le sol du camping est essentiellement composé de sable noir. Clairement, le magicien était crado toute la journée, ses vêtements étaient noirs, ses mains aussi... mais il était tout content de patauger dans le sable !

 

Pour la toilette, le camping était équipé avec un espace "nursery" dans chaque bloc sanitaire avec une baignoire pour les bébés et une petite douche pour les enfants un peu plus grands et un espace table à langer. Et ça c'était bien pratique ! (sinon, il existe des baignoires pliables ou des baignoires gonflables).

Pas la peine de partir avec la moitié de ses jouets si vous avez un bébé comme le notre, un peu commère, qui sera ravi de passer la semaine à regarder les gens et les chiens passer sur le chemin, à ramasser des brindilles par terre ou à jouer avec des gobelets en plastiques. On n'a même pas sorti les cubes qu'on lui avait apportés !

Pour les repas, c'était sur les genoux ou dans la poussette (impossible pour lui de se tenir à peu près tranquille sur les fauteuils de camping qui risquaient donc de basculer). Le mini-frigo nous a bien servi parce qu'on a pu préparer une partie des repas en avance et stocker, mais à mon avis une glacière peut tout à fait suffire si on fait au fur et à mesure ou qu'on prend des petits pots et qu'on achète les laitages en petite quantité. On a un avantage, le magicien prend ses biberons a température ambiante et mange froid. Sinon, je pense qu'on peut s'en sortir en faisant chauffer au bain marie sur un réchaud ou avec un chauffe biberon de voyage, mais on n'a pas testé !

Pour la nuit, aucun souci pour le magicien, crevé par ses journées bien remplies. Il s'endormait alors qu'il faisait encore jour, et il ne se reveillait pas plus tôt qu'à la maison. Par contre les siestes de l'après-midi ont parfois été un peu compliquées, parce que notre emplacement était très ensoleillé et que l'air était irrespirable dans la tente après 11h du matin. On a donc fini par sortir le lit et demander à nos adorables voisins si on pouvait l'installer à l'ombre derrière leur caravane, ce qu'ils ont accepté sans aucun problème ! Le magicien a donc fait ses siestes en plein air. 

 

En un mot, partir avec un bébé au camping, c'est moins compliqué que ce qu'on pensait, et c'est décidé, on y retourne l'année prochaine ! 

Mais il faut souligner que la vie était facilité par la présence de notre famille : quand on est arrivés, la tente était déjà montée, tout le monde s'est occupé du magicien, c'est ma mère qui a géré les repas des adultes et la vaisselle, on s'est seulement occupé de ceux du magicien... La logistique prend plus de temps si on est seuls avec un enfant !

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14 août 2013 3 14 /08 /août /2013 10:35

Ce rituel de photos prises chaque année, toujours au même endroit, dans le vieux village de Poet Laval date de notre mariage. Après les photos de 2011 et de 2012, Voilà celles de 2013,

 

Cette année, nous sommes mariés depuis 2 ans et le magicien a un an !

 

Cette fois, deux séries de photos, dont voilà un petit aperçu. Photos de couple :

Rituel photographique, 2013

Et photos de famille !

(mais le magicien reste incognito sur le blog !)

Rituel photographique, 2013

On recommencera l'année prochaine !

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28 juin 2013 5 28 /06 /juin /2013 22:15

Avec le magicien, il y a les jours avec. Ceux où il a le sourire toute la journée, où ses siestes et ses repas tombent pile au bon moment pour qu'on puisse sortir (et pour que je puisse manger tranquille), et même parfois où il joue seul pendant 20 minutes et que je peux faire autre chose.

Et puis il y a les jours sans. Ceux où le magicien est "ronchonchon" comme dit son père, ceux où il ne supporte pas que je m'éloigne de lui et hurle tout le long de ma douche (de 3 minutes), ceux où avec un seul petit pot, il réussit à en mettre partout sur lui, sur moi sur la chaise haute et sur le sol, mais qu'il refuse en hurlant d'en avaler plus que trois bouchées, ceux où il pleure comme s'il était le bébé le plus malheureux du monde parce que je ne suis pas à sa disposition pour le mettre debout, ceux où il ne dort pas même épuisé, ceux où quand on le prend dans nos bras, il nous repousse et se jette en arrière...

Ça peut être parce qu'il n'a pas bien dormi, parce qu'une dent l'embête, ou tout simplement parce que comme ça arrive à tout le monde, il s'est levé du pied gauche.

Et enfin, il y a les jours cauchemar. Les jours sans du magicien qui tombent les mêmes jours que mes jours sans. Ceux où je n'ai pas de patience, où ce qui me ferait sourire un autre jour m'exaspère et où ce qui ne ferait que m'agacer me rend folle. Où je m'énerve, je râle, et parfois même je perds le contrôle et je crie. Ces jours là, parfois, mon chéri me retrouve en larmes le soir, avec l'impression d'être la plus mauvaise mère du monde.

Ces deux derniers jours* étaient bien partis pour être des jours cauchemars. Le magicien était ronchon, j'étais crevée, tendue et pas patiente.

Alors je suis sortie avec mon bébé sous le bras en manduca et je suis allé, pour la première fois à la maison des sources.

A la maison des sources, on peut arriver quand on veut et rester aussi longtemps qu'on veut.

A la maison des sources, il y a de la place et un espace adapté pour que les petits puissent jouer sans qu'on ait à leur dire sans cesse "non, ne touche pas à ça!". Un tableau sur lequel on note le prénom des enfants présents. Une table près des fenêtres pour goûter. Un mobile avec des poissons. Une locomotive à pousser quand on commence à tenir debout. Une grande cabane en bois pour jouer. Des ballons de toutes les tailles. Des toupies colorées.

Et surtout, il y a d'autres enfants que le magicien peut regarder avec ses grands yeux. Il s'en approche, va taper sur caresser la tête des plus petits, fait des grands sourires aux bébés de son âge et regarde avec de grands yeux admiratifs les grands qui courent. Il veut jouer avec les mêmes jouets, aller aux mêmes endroits... Et je sens à quel point c'est important pour ce bébé qui passe la quasi totalité de son temps en tête à tête avec ses parents.

Il y a des personnes qui nous accueillent avec le sourire. D'autres parents qui sont dans la même situation et qui sont ravis d'échanger quelques mots.

Nous y sommes restés 2 heures. En rentrant à la maison, j'étais à nouveau détendue et disponible. Le magicien était de meilleure humeur. Et je me suis dit que j'avais vraiment de la chance d'habiter tout près de cet endroit.

* En fait, c'était la semaine dernière, et j'y suis retournée depuis avec le magicien, mais le temps d'écrire l'article, de découvrir que cet accueil était inspiré de la maison verte de Dolto, de jeter un coup d'œil sur ces maisons vertes... Je pensais vous parler des maisons vertes sur le blog des vendredis intellos, d'ailleurs, mais pas le temps aujourd'hui, la semaine prochaine j'espère !

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14 juin 2013 5 14 /06 /juin /2013 21:10

Aujourd'hui, à la bibliothèque, il y avait du monde. Des lycéens en pleine révision pour le bac. J'ai trouvé ça mignon de les voir si concentrés et en même temps toujours prêts à faire 5 minutes de pause.

Le bac, pour moi, c'était il y a 10 ans. J'étais stressée, studieuse. J'avais fait un planning de revisions que j'ai suivi scrupuleusement. J'avais fait des fiches et des fiches de fiches. Appris des citations par cœur pour la disserte de philo ou des structures grammaticales à ressortir en espagnol.

Et tout à l'heure, j'ai repensé à une lettre que ma meilleure amie m'avait écrite pour mes 17 ans, juste avant le bac. Elle nous décrivait telle qu'elle nous imaginait 10 ans plus tard.

RDV dans 10 ans.
Toi :
En jean Lévis, tee shirt blanc, converses
Mariée à un "teleramateux", violoncelliste aux mains sublimes
Archiviste à la Bibliothèque Nationale

Aujourd'hui, je portais bien un jean Levis et des converses (offertes par l'amie en question d'ailleurs) mais j'aime mettre un peu de couleur dans mes tenues et mon tee shirt était vert.

Je suis mariée, mais j'ai compris depuis que l'intello artiste n'était pas l'homme qu'il me fallait. Parfois, mon amoureux lit télérama aux toilettes, quand il n'y a rien d'autre qui traîne. Moi, j'y suis abonnée depuis mes 17 ans et je continue à le lire religieusement toutes les semaines. Par contre j'ai arrêté de jouer du violoncelle depuis bien longtemps maintenant.

Je travaille bien en bibliothèque, comme nous l'imaginions, mais je me suis détournée des bibliothèques patrimoniales et des livres anciens qui me captivaient à l'époque car j'ai compris que ce qui me plaisait dans le métier de bibliothécaire c'était de donner à découvrir le livre. Rien de comparable entre ma section jeunesse et les chercheurs de la BNF à part ma passion toujours présente pour le livre.

Mais surtout, malgré des hauts et des bas dans notre relation, l'amie en question est toujours là. Le RDV est honoré.

C'est assez étrange de relire nos pensées et nos rêves d'ados. Ce qui me plait, c'est que même si j'ai changé et que je suis différente de ce que j'imaginais à l'époque, je n'y lis aucun renoncement. Et que je n'ai pas de regret quand je lis ce portrait (à part peut être celui d'être, maintenant comme à l'époque, trop raisonnable).

Et pour finir cet article, je reprends les paroles d'une chanson de Carla Bruni qui concluait la lettre (oui, on était ados, il y avait des extraits de chansons dans nos lettres) :

Puisque ma vie n'est rien alors je la veux toute
Toute entière tout à fait et dans toute ses déroutes

La dernière minute, Carla Bruni

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10 avril 2013 3 10 /04 /avril /2013 12:00

Après la bouseuse, sur une idée de Marjoliemaman

 

Dans ma maison, il y a :

- du plancher au sol et des murs blancs

- des tablettes de chocolat et des paquets de thé

- des jolies tasses toutes différentes (la plupart sont des créations de Malika)

- un joli sac dans lequel des pelotes de laine s'accumulent

- une chasse d'eau à peu près réparée par mon amoureux, mais qui fuit quand même un peu, des fois

- un "bar à autisme" : deux ordinateurs installés l'un à côté de l'autre et devant lesquels on passe trop de temps

 - pas assez de livres. Les miens sont exilés chez mes beaux parents en attendant qu'on trouve un endroit assez grand pour tous les installer. Heureusement, depuis la naissance du magicien, j'ai une nouvelle bibliothèque à remplir et un excellent prétexte pour acheter des albums jeunesse !

- une caisse à bordel avec dedans tout ce dont il faudrait qu'on s'occupe, mais on ne le fait pas

- un tableau de Roland Dutel qui fait faire une drôle de tête à nos invités

- une armoire normande avec des fleurs sculptées, héritage familial, qui fait dire à chaque personne qui visite "je ne serai pas dispo pour votre prochain déménagement"

- une porte qui donne sur un escalier trop étroit, puis sur une chouette cour intérieure, puis sur un coin de rue où on trouve une librairie et un magasin bio, puis sur un quartier que j'adore

- un lit de bébé avec des barreaux bleus, jaunes et blancs, repeint par mon amoureux pour faire plaisir à sa femme enceinte

- un "tapis de gym" pour le magicien pour qu'il puisse jouer dessus... mais il préfère nettement rouler jusqu'au parquet !

- plein de prises pas sécurisées et de branchements par terre, il va falloir qu'on s'en occupe !

- des jouets sur le canapé qui font "pouic" quand on s'assoie dessus

- un canapé lit dans la chambre du magicien, qui se transforme occasionnellement en chambre d'amis

- une housse de couette à rayures

- des livres de la bibliothèque, généralement très en retard

- un brocoli géant en peluche

- un baby cook et des purées faites maison au congel

- de l'eau partout par terre quand le magicien a fini de prendre son bain

- très souvent du monde le dimanche midi, pour le brunch

- des calin et du chahut à trois sur le lit, tous les soirs, et des fois le matin aussi

- des rangements en hauteur dans la salle de bain et dans la cuisine, fixés par des gens qui faisaient tous moins de 1m70, ce qui a causé de belles bosses à Paul 

- une boite avec des souvenirs de notre mariage, des petits mots laissés par les invités

- un bébé qui fait des grands sourires, un homme sur qui je peux m'appuyer et que je regarde être père avec une grande admiration, et moi qui me dis qu'en ce moment je suis heureuse, malgré mes moments de tristesse, de peur ou de frustration. 

Cette appartement, on y habite depuis un peu plus de 10 mois. On l'a choisi pour y accueillir le magicien. Et on y est bien !

Des fois, Paul râle que quand même. Et rêve d'un appartement à nous, ailleurs. Moi, je sais que si on quitte Paris, cet appartement est une des choses que je vais le plus regretter. 

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9 janvier 2013 3 09 /01 /janvier /2013 12:00

Demain, je reprends le boulot.

 

Jusqu'au deux mois du magicien, tout était clair dans ma tête : le magicien allait avoir une place en crèche, il serait encadré par une équipe de professionnels en qui j'aurais toute confiance et moi je retournerais avec plaisir au boulot. En plus, il n'y resterait que 3 jours par semaine.

 

J'avais juste occulté qu'en tant que parisienne, obtenir une place en crèche relève du miracle. Et que ce miracle n'a pas eu lieu. 

 

S'en est suivie une période un peu compliquée. C'était très difficile pour moi d'envisager de le confier à une assistante maternelle. Ou plus exactement, c'était très difficile pour moi de le confier à une assistante maternelle trouvée via une liste donnée par la PMI et que je n'aurais rencontrée que quelques fois. J'aurais eu besoin de bouche-à-oreille, de partage d'expérience, etc, ce qui aurait par exemple été possible si je vivais à Lyon (mon mini frère a une nourrice géniale à qui j'aurais confié mon bébé sans problème par exemple). Je n'en dormais plus la nuit. 

A ce moment là, Paul était en pleine recherche d'un nouveau boulot, parce qu'il en avait marre de travailler pour des gens incompétents et malhonnêtes parce qu'il recherchait une ambiance de travail plus sereine. 

 

Une nuit d'insomnie (comme quoi, parfois, ne pas dormir ça sert à quelque chose), je me suis demandé si on ne pouvait pas s'organiser autrement pour le garder nous-mêmes. Le matin, j'en ai parlé à Paul et 2 jours plus tard, tout était réglé. Paul a changé de boulot et négocié de travailler 3 jours par semaine, en garde de 12h. Et moi, j'ai négocié avec mon responsable une reprise à temps partiel (70%).

Le magicien sera avec sa maman le lundi/mardi/mercredi pendant que papa travaille, et le jeudi/vendredi/samedi ça sera l'inverse !

On est parti comme ça jusqu'en septembre, et on verra à ce moment là si on trouve une place en crèche ou si on continue comme ça.

 

Ce qui était à l'origine une réponse à un problème matériel de garde est devenue à nos yeux quelque chose qui ressemble à la solution idéale.

On n'aura pas besoin d'imposer un rythme au magicien. Pas besoin de le réveiller le matin parce que c'est l'heure de partir, pas de problème s'il ne mange pas à heure fixe. Il gardera ses repères.

Le magicien passera autant de temps avec son papa qu'avec sa maman. Pour nous, c'est très important, par principe parce que nous voulons que ses deux parents s'occupent autant de lui et que nous cherchons à lutter contre les stéréotypes sexistes souvent associés à l'éducation de l'enfant. Et puis Paul sera aussi content de passer du temps avec le magicien que moi de retourner au boulot. 

Quand on sera au travail, on sera serein, puisqu'il sera avec l'autre parent. Pas d'inquiétude sur le respect ou non de nos "principes éducatifs", et de façon plus pragmatique, pas de coup de fil parce qu'il est malade et qu'il faut venir le chercher, pas de jour enfant malade...

C'est même économique ! Je perds une partie de mon salaire, mais ça nous revient quand même moins cher que de payer une nounou.

Cela efface donc facilement les quelques défauts de cette organisation (peu de temps passé en famille à trois, fatigue due à des longues journées, surtout pour Paul, une croix à faire sur quelques projets intéressants au boulot pour moi). 

 

Donc demain, je retourne au travail. Même si je suis un peu stressée (après plus de 6 mois sans travailler), je suis profondément contente d'y aller. Le magicien passera la journée avec son papa. Ils ont déjà prévu une ballade. 

Elle est pas belle la vie

(illustration extraite de "Papa pas à pas" de Philip Waechter, dont j'avais déjà parlé ici et que j'ai relu récemment avec encore plus de plaisir) 

 

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1 janvier 2013 2 01 /01 /janvier /2013 12:00

Ca y est, on est en 2013.

Alors bonne année. Que 2013 vous amène joie et sérénité. 

 

Ce que moi, je souhaite pour cette année ? Du calme, de la tranquillité.

En 2010, nous avons enfin emménagé ensemble définitivement, mon homme et moi, et après avoir passé des concours, des concours et encore des concours, j'ai commencé à travailler pour de bon.

En 2011, j'ai pris mon poste actuel et nous nous sommes mariés.

En 2012, le magicien est arrivé.

Trois années vraiment chouettes, mais qui me font un peu l'effet de montagnes russes. Ca m'a fait beaucoup de choses à gérer, à la fois sur le plan matériel, pratique, et sur le plan émotionnel. 
Alors pour 2013, j'espère une année plus tranquille, plus zen. Profiter au quotidien du magicien et de mon mari. Aller se promener tous les trois aux Buttes-Chaumont, faire découvrir au magicien la nourriture, les livres, l'extérieur. Le regarder apprendre à se mettre debout, à marcher. Le regarder rire...

Même si je sais que la vie avec un tout-petit n'est pas de tout repos, surtout en reprenant le boulot !

J'espère continuer à  travailler sur la notion d'équilibre entre mes principes, mes besoins, mes envies et les besoins et envies de mes proches. Parce que je me suis rendu compte que malgré de nombreuses rechutes, crises, échecs, c'est cette réflexion qui m'apportait le plus de sérénité. 

 

Et alors que d'habitude je n'en fais jamais, je vais faire une liste de résolutions pour cette année. Justement pour garder en mémoire mes besoins, mes envies.

  • Garder du temps pour mes amis
  • Faire au moins une ou deux sorties culturelles (expo, ciné, théâtre...) par mois
  • Sortir au moins une fois par mois sans le magicien
  • Publier deux ou trois articles par semaine sur ce blog
  • Me décider à prendre rendez-vous chez le kiné pour mes nombreux petits soucis à régler
  • Avoir une activité physique régulière et revenir tranquillement à mon poids avant ma grossesse
  • Tenir le "défi tricot" que je me suis lancée (je vous en reparle très vite)

Rendez-vous l'année prochaine pour voir si je m'y suis tenue !

 

Et vous, quels sont vos projets, vos envies, vos résolutions pour 2013 ?

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18 décembre 2012 2 18 /12 /décembre /2012 17:00

Cette année, c'est le premier Noël du magicien, alors c'est pour nous un Noël un peu particulier. Mais avant ? Petit voyage en Dolorean sur une idée de Mme Déjantée

 

Il y a un an, c'était le début de ma grossesse. On avait décidé de l'annoncer à nos famille à Noël, du coup on n'appelait plus personne parce que c'était difficile de faire comme si de rien n'était, même au téléphone. J'étais encore à peu près épargnée par les nausées, et j'étais partagée entre l'épuisement et l'exitation. Quelques jours plus tard, j'allais entendre le coeur de mon bébé battre pour la première fois.

 

Il y a deux ans, dans notre appartement parisien où on avait emménagé moins de deux mois plus tôt, on fixait avec mon amoureux la date de notre mariage, et on parlait pyramide de macarons, mariage participatif et bal dans le jardin. Là encore, c'était notre secret avant une annonce pour Noël. C'était le moment béni où les envies ne se heurtent pas encore aux possibilités matérielles.

 

Il y a trois ans, j'allais passer quelques jours au ski en famille. Je sortais d'un mois de migraines continues, mon amoureux travaillait encore le jour de Noël, j'étais grognon et pas du tout dans l'ambiances des fêtes, que j'adore d'habitude.

 

Il y a quatre ans, je travaillais comme vendeuse de bijoux fantaisie aux Printemps pour les fêtes de fin d'année, avec mon meilleur ami. On n'avait pas une minute à nous pendant la journée, on courait dans tous les sens, mais à ma grande surprise, j'aimais beaucoup ce boulot. Le midi, on mangeait des bagels et je prenais toujours le fromage de chèvre/miel/jambon cru. Le soir, en sortant, on allait boire des cocktails au bar d'en face. 

 

Il y a cinq ans, avec mon homme, on fétait notre premier Noël en amoureux, un peu en avance. On a ouvert nos cadeaux assis sur son lit. Il m'avait offert une jolie boite avec plein de petits cadeaux dedans (un pot de confiture, une boite d'allumette...). Je lui avais offert un sac de voyage avec plein de petits cadeaux dedans (un moule à gateau...). Et on était tout émus. 

 

Il y a six ans, ma grand-mère était sortie de l'hopital, les cheveux de ma maman commençaient doucement à repousser après sa chimio, mon amoureux de l'époque n'était plus malade, et c'était bon de se dire qu'on était enfin sortis de cette période pourrie. Je pouvais me replonger dans mes études et je me passionnais pour les inscriptions latines, je connaissais le musée gallo-romain de la ville de Lyon par coeur, et je vénérais le prof qui me suivait pour mon mémoire de master. Quand on demandait à ma mère ce que je faisais comme études, elle répondait "elle lit sur les tombes". 

 

Il y a sept ans, comme l'appartement dans lequel je vivais avec mon amoureux de l'époque n'était pas très grand, on avait installé le sapin de Noël sur le balcon. Quand je bossais, de mon bureau dans la chambre, je le regardais. Et j'étais profondément fière qu'on ait notre appartement et notre sapin de Noël. On avait passé toute une après-midi à Ikéa pour choisir le sapin et les décorations, tout en rouge et doré. 

 

Il y a huit ans, on était à la montagne avec mes parents et mes frères. Mon amoureux de l'époque fétait Noël avec nous, et je me sentais adulte par le simple fait qu'il soit là. Il y avait des crackers anglais à faire exploser au moment du dessert. 

 

Il y a neuf ans, avec mes copines de prépa, on délaissait notre boulot une journée pour profiter de Paris. Courses de Noël, ballade sur les champs, petite pause devant la tour Eiffel et pates à la carbonara toutes ensemble en lisant Glamour. C'était léger, on était à Paris, et mon dieu que c'était bon au milieu de cette année pas évidente ! 

Divers Paris 048

 

Il y a dix ans, mon oncle n'était pas avec nous à Noël, il était en Afrique et allait en revenir avec ma petite cousine, merveilleux cadeau. Mon arrière grand mère est morte dans la nuit de Noël. Moments doux-amers, tous réunis mais dans de tristes circonstances.

 

Je vais m'arrêter là, mon fils qui réclame son biberon me rappelle dans le présent !

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  • : Le blog de Lila
  • : Bibliothécaire, maman du magicien (né en 2012) et de la puce (née en 2015), je parle de mes coups de coeur en littérature jeunesse, de ma vie, de mes ballades... J'ai un autre blog, http://filledalbum.wordpress.com où je réunis des ressources pour une littérature jeunesse antisexiste.
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