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11 avril 2014 5 11 /04 /avril /2014 23:27

Jeudi, j’ai passé la journée en formation sur la « chanson jeunesse ». J’ai découvert plein de choses, réécouté des chansons que j’aimais petite fille, et j’ai chanté plein de chansons à mon fils. Depuis, j’ai « j’habite une maison citrouille » dans la tête.

Ca m’a donné envie d’en parler sur les vendredis intellos, blog que j’ai délaissé ces temps-ci. Mais comme j’ai pris 10 pages de notes et que je suis bavarde, pour ne pas assommer tout le monde je vais en parler en plusieurs fois. Aujourd’hui, je parle de la chanson pour les tout-petits. Je présente plein de collections intéressantes, de livres-CD à ne pas rater... Allez y jeter un coup d'oeil !

 

On a parlé, lors de cette formation, de plusieurs livres CD que j’écoutais avec le magicien. Alors ici, je vais vous donner mon avis perso (et celui du magicien) sur ces écoutes, et sur les livres qui les accompagnent. Ca tombe bien, j'avais un bout d'article en brouillon sur ce sujet !

Je vous avais déjà parlé de mes coups de coeur pour Berceuses du monde de Didier Jeunesse et Coccinelle Demoiselle

 

Parmi nos classiques, on trouve aussi deux livres CD de chez Didier Jeunesse, les jeux chantés des tout-petits (réédité sous le titre "les jeux chantés des p'tits lascars") et les premières comptines des tout-petits (réédité sous le titre "les premières comptines des p'tits lascars"). Le premier est un cadeau, nous avons trouvé le second en vide grenier. 

 

Comptines, chansons et jeux de doigts
Comptines, chansons et jeux de doigts

Le premier réunit des jeux de doigts et trouve le bon équilibre entre grands classiques qu'on est contents de retrouver (ainsi font, l'araignée gypsie, petit escargot...) et découvertes. Les explications des gestes, parfois accompagnées de petits schéma, sont très claires. Les illustrations de Martine Bourre sont très belles (vous en avez un aperçu sur le site de l'éditeur). le magicien adore les jeux de doigts. Seul petit regret : les 42 pistes s'enchainent un peu rapidement, et il est difficile de suivre les paroles et les jeux de doigts sur le livre tout en étant vraiment dans l'échange avec le bébé. J'ai parfois eu l'impression, aussi, qu'on passait à la suivante quand le magicien commençait à piger le truc. Mais je pense que ce livre est une excellente base pour se constituer son propre répertoire de jeux de doigts. 

 

Je trouve le second un peu moins réussi au niveau des illustrations (certaines ont d'ailleurs été changées dans la nouvelle édition), mais j'adore son contenu. Les formes de chanson proposées sont plus variées : quelques jeux de doigt, des comptines parlées, des chansons... Le jeu sur les longueurs est intéressant, avec les comptines de quelques phrases qui servent d'intermède entre deux chansons plus longues. Là encore, on retrouve des classiques (à la volette, pimpanicaille...) et on fait des découvertes. 

 

Quelques unes de ces comptines m'interrogent, au niveau des valeurs véhiculées. Il est régulièrement question de coups de batons, de p'tit dernier pour qui il ne reste rien... J'ai fit le choix de les chanter quand même, en me disant qu'elles ne me servaient pas de modèle éducatif et qu'on aurait l'occasion d'aborder ces sujets quand il serait plus grand.  Il n'y en a qu'une que je saute en général : "le p'tit GIldas". Parce que non seulement "son père en colère... beaucoup beaucoup l'gronda ! on le mit dans la cave... tout seul avec les rats, hihi hahaha" mais qu'en plus le commentaire ajoute "Cette chanson, loin de traumatiser les enfants, éveille leur curiosité et leur donne tout loisir de se moquer. Les "hihi hahaha" sont éloquents et montrent clairement qu'il s'agit moins de s'identifier au p'tit Gildas que de le montrer du doigt et de se laisser aller au plaisir de la raillerie". Alors non, j'encouragerai pas mon gamin à me moquer d'un enfant cruellement puni... Mais ce n'est qu'une chanson sur les 33 proposées, et je trouverais dommage de se laisser arrêter par ça !

 

 

Nous écoutons aussi beaucoup "mon imagier des rondes" (qu'il va falloir que je me décide à rapporter un jour à la bibliothèque...) et nous avons acheté récemment "mon imagier des amusettes". 

Comptines, chansons et jeux de doigts
Comptines, chansons et jeux de doigts

Cette fois, ce sont des petits formats cartonnés aux couvertures épaisses, plus facilement manipulables par les tout-petits. 16 chansons ou comptines par volume, une double page consacrée à chaque chanson. Et j'adore les illustrations d'Olivier Tallec. Le premier réunit là encore des jeux de doigts, le second, comme son nom l'indique, réunit des rondes. Je pense qu'il est génial à utiliser en groupe, avec des enfants de maternelle (pour un gouter d'anniversaire ?). Mais il peut aussi tout à fait s'utiliser pour danser juste avec un tout-petit, en respectant ou non les gestes. Le plus grand bonheur du magicien est de nous regarder, son papa et moi, en train de faire les gestes (non, vous n'êtes pas obligés de nous imaginer tout les deux en train de "danser la capucine" devant un magicien hilare). 

Là encore le choix des chansons est bien fait, il est agréable à écouter, et à une exception près (j'ai envie de tordre le coup de l'enfant qui "tient par la barbichette") les voix des enfants sont agréables (et pourtant, je n'aime pas du tout les chants d'enfants). 

Je pense qu'un intérêt de ces titres, c'est qu'ils peuvent facilement et rapidement être utilisés par l'enfant seul, avec son livre et son lecteur CD. Mais ça serait dommage de se priver d'un aussi chouette moment de partage et d'échange mais bon, des fois ça permet d'aller aux toilettes tranquille

Nous, on les utilise aussi sans CD : le magicien ouvre le livre, je chante la chanson (oui, au bout de quelques jours temps on les connait toutes par coeur) et dès qu'il tourne la page, je change de chanson, même si je suis en plein milieu d'une phrase. Ca l'éclate !

Ah, petit détail : quand ils indiquent sur la 4e de couv' "pistes 17 à 33, jeux", c'est en fait seulement les versions instrumentales des chansons. 

 

Bref, ces 4 livres CD, on aurait du mal à s'en passer. Le magicien nous les demande très souvent. Il réussit même maintenant à mettre de la musique tout seul (et est ravi d'avoir trouvé la touche "monter le son" les voisins moins je pense).

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28 décembre 2013 6 28 /12 /décembre /2013 19:15

Les vendredis intellos ont lancé leur tag ! Je suis donc ravie d'y répondre !

 

1. Comme parent, vous êtes plutôt cérébral (apprendre à lire en famille est votre devise !) ou du genre manuel (votre slogan : "Libérons la créativité de nos enfants" !) ?

Cérébrale. Je ne peux pas me considérer, d'une quelconque manière, comme "du genre manuel". Il faut bien l'avouer, j'ai deux mains gauches. Je suis sûre qu'en lisant cette phrase, une lectrice de se blog se rappelle de moi essayant de dessiner une drosophyle en cours de bio. Et que ce souvenir la fait beaucoup rire.

Apprendre à lire en famille est loin d'être ma devise, parce que je ne veux pas me situer dans l'apprentissage, mais lire en famille, oui, cent fois oui ! Et ces derniers temps, le magicien semble aussi enthousiaste que moi.

Pour les activités manuelles, je compte sur sa grand-mère pour lui en proposer ! Et sur l'imagination du magicien !

 

2. Pour vous, un bébé est un mammifère ou un philosophe ?

En fait, je crois que je préfère voir le bébé comme un philosophe, parce que ce qui se rapproche de près ou de loin du côté mamifère m'intéresse peu (sauf mettre mon nez dans son cou et sentir son odeur). 

 

3. Filliozat a dit qu’elle entendait trop souvent la phrase "J’ai tout essayé !". Croyez-vous qu’elle vous ait entendu ?

Non, je suis encore très loin d'avoir tout essayé avec mon fils. J'ai encore plein de choses que j'ai envie de tester, et pour les aspects un peu plus compliqués, je suis sûre que je vais encore beaucoup me planter avant d'arriver à quelque chose de satisfaisant pour nous trois. 

 

4. Vous êtes dans l’équipe du roi Etre ou du roi Avoir ?

Ces derniers temps, j'essaye de réfléchir à comment être davantage du côté du "roi être", me reconcentrer sur l'important, avoir une consommation plus raisonnable et raisonnée... mais j'ai encore beaucoup de travail à faire sur ces sujets !

 

5. Quelle phrase vous ressemble le plus ?

a. Je suis débordé(e) à la maison !

b. On n’est jamais mieux servi que par soi-même !

c. C’est pas juste !

Je suis débordée, ces temps-ci, mais pas spécialement par les tâches ménagères, que j'ai tendance à trop délaisser. J'ai arrêté depuis longtemps de penser qu'on n'est jamais mieux servi que par soi-même. J'essaye aussi d'éviter le "c'est pas juste". Aucune phrase vraiment pour moi, donc. 

 

6. Vous auriez une 201ème astuce à donner à une maman qui travaille ?

Je ne connais pas les 200 premières astuces, mais peut être essayer de reprendre le boulot en douceur, après le congé maternité. Par demi-journée, ou deux ou trois jours dans la semaine. Pour que la séparation ne soit pas trop difficile ou brusque, mais pour pouvoir faire autre chose que s'occuper du bébé. Personnellement, j'ai posé tous mes congés d'un coup à la fin du congé mat', mais j'aurais du reprendre plus tôt, même si juste un peu, quelques heures. 

 

7. Pour tout savoir sur votre grossesse, vous préférez rire des mauvais côtés avec Marion McGuinness (Le Maxi best of grossesse et naissance de McMaman), avoir les explications classiques mais sérieuses de Laurence Pernoud (J’attends un enfant) ou obtenir les réponses à toutes vos questions grâce à Marjolaine Solaro (Ma grossesse en 300 questions / réponses) ?

Pendant ma grossesse, j'ai soigneusement évité d'ouvrir tout livre sur la grossesse ou l'éducation. D'ailleurs, je n'ai pas vraiment changé depuis, les livres sur l'éducation que j'ai lu se comptent sur les doigts d'une main (ce qui peut sembler contradictoire avec ma participation aux vendredis intellos !). Mais j'ai souvent regardé le webdoc d'arte modern couple, en particulier, sur la grossesse, cette vidéo

 

8. Aletha Solter dit que son bébé comprend tout. Et vous, vous le comprenez votre bébé ?

Pas quand il fait ses longs discours. Il peut parler d'un ton enthousiaste pendant 5 minutes, sans s'arrêter. J'adore l'écouter mais je ne sais pas toujours quoi lui répondre !

Sinon, je garde précieusement en mémoire une réponse quand je disais que je ne comprennais rien de ce qu'il disait : "bien sûr que si, tu le comprends. Tu ne comprends pas les mots qu'il prononce, mais tu sais s'il a faim, s'il est fatigué, s'il a envie d'un calin, s'il est content... La plupart du temps, les parents comprennent leurs enfants bien mieux qu'ils ne le pensent". Bien sûr, parfois je me plante, parfois je lui dis "je vois bien que quelque chose ne va pas, mais je ne comprends pas ce qui t'embête". En général, le fait de prononcer cette phrase et de me concentrer pour essayer de comprendre nous permet de régler le problème.

 

9. Le livre que vous auriez aimé écrire ?

a. L’Allaitement malin

b. L’Estime de soi, un passeport pour la vie

c. La Pédagogie Montessori

L'estime de soi, un passeport pour la vie. Quant à savoir si je serais capable de l'écrire... c'est une autre question !

 

10. [Expression libre !] Alors, pourquoi ?

Question à ne surtout pas se poser à propos de son enfant alors qu'on ne peut pas avoir la réponse. Pourquoi le magicien dort mal en ce moment alors qu'il faisait ses nuits sans problème à 6 mois ? Pourquoi cette fois il mange ses brocolis qu'il a refusé aux deux repas précédents ? Pourquoi il se met à pleurer dès qu'on arrive chez la baby-sitter alors qu'elle est super avec lui ? Pourquoi il s'est mis à pleurer quand on s'est vu sur skype alors qu'il adore d'habitude ? Pourquoi on lui achète des jouets alors qu'il préfère jouer avec des boites de mouchoir vides ? Il y a parfois des pistes, des idées, mais il faut souvent accepter de ne pas savoir avec certitude, voire de ne pas savoir du tout. Et faire avec. (mais bon, cette question n'est pas la pire, la pire, de loin, c'est "Et si... ?")

 

Voilà, il parait que quand on a fait un tag, il faut ensuite tagguer d'autres blogueuses. Je pense que Mia, qui participe aux vendredis intellos, y répondra probablement. J'aimerais aussi le proposer à Apostille. Parce que c'est avec son blog que j'ai commencé à réfléchir à ce genre de sujet ! Mais je suis une curieuse et je serais ravie de lire aussi les réponses des autres ! Quant aux lectrices qui n'ont pas de blog, j'aimerais beaucoup vous lire en commentaire !

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29 novembre 2013 5 29 /11 /novembre /2013 12:00

J'ai écrit un article il y a peu sur la difficulté d'être mère et de le dire (je mets mère parce que je parle de moi, mais je pense qu'on peut dire parent ici). J'ai envie de le compléter un peu aujourd'hui.

Dire, sur internet, qu'un aspect quelconque de la parentalité nous gonfle, c'est s'exposer à des réactions qui peuvent être violentes.

Mère bordel en parle ici. Un petit extrait :

Exprimer le moindre ras le bol quant à sa progéniture, c'est être une mère indigne, incapable, insuffisante.

A croire que le droit à l'imperfection s'envole avec le bouchon muqueux.

 

Un article publié il y a quelques temps sur rue89, ou plutôt les commentaires de cet article,  m'y a fait penser. Il s'intitule "Tu me lis une histoire ? : l'art d'arnaquer ses gosses". L'article présente, plutôt au second degré, différentes techniques de parents pour raccourcir l'histoire du soir. Personnellement, il m'a souvent fait sourire !

 

Parmi les 145 réactions à l'article, on trouve : 

- vous devriez plutôt vous réjouir : "je trouve triste de transformer en corvée de si beaux et bons moments !" 

- il faut assumer : "comme dit au dessus, si on fait des enfants, il faut assumer"

- vous n'avez pas le droit de vous plaindre : "Ne vous plaignez pas de ce que vous considérez comme une corvée, ce sont vraiment de beaux moments"

- vous devriez avoir honte : "Pathétique : Arnaquer ses enfants sur une histoire ! ! 
Et le pire, c’est de s’en vanter, et d’en tirer gloriole, alors que c’est la honte qui devrait vous rougir le front !"

- vous êtes des méchants menteurs : "Et voila des le plus jeune âge on commence à se faire fourber ! et part ceux en qui on a le plus confiance bande de parents indignes ! Bande de menteurs !"

- vous êtes des parisiens (sic) : "C’est vrai que s’occuper de son gosse, partager un moment intime avec lui, lui faire plaisir, l’aider à dormir, l’instruire et lui donner le goût de la lecture c’est vraiment l’enfer. Les parisiens me désolent. Je suis chez vous en ce moment et je comprends mieux pourquoi les gosses que je croisent dans la rue ont l’air aussi déprimés, et les parents avec, tout ce qui touche à la vie véritable vous répugne."

- vous êtes des pervers narcissiques : "Sinon, connaissant bien les pervers narcissiques je peux vous garantir que le fou furieux qui a écrit ce truc en est vraiment pas loin, je sais pas où vous recrutez à rue89 mais ça pue grave..."

- "il y a des parents qui..." (qui se transforme souvent en MOI JE) : "« C’est l’horreur d’être parents » semble être le nouveau credo de la presse ces temps ci. Il y a aussi des parents qui aiment lire des histoires et pour qui s’occuper de leurs enfants n’est pas une corvée."

 

Et surtout le fameux : vous n'étiez pas obligé/vous n'auriez pas du faire des enfants :

"personne n’a obligé ces parents à faire des enfants..." 

"Si on ne veut pas passer du temps avec ses enfants : on n’en fait pas. Tout simplement.
Il est aujourd’hui très simple, très facile, et gratuit (pilule 1G et 2G) de ne pas avoir d’enfants. Et hors cas exceptionnels, les méthodes de contraceptions fonctionnent très bien. Si on en veut, on en fait, et on ne se plaint pas après."

"Fallait pas faire de gosses si t’en voulais pas. Pitoyable."

"on se demande si certains n’auraient pas mieux fait de s’abstenir (mais il est vrai qu’à notre époque, on fait un enfant comme on achète un iphone)"

 

 

Voilà. Les réactions quelques témoignages de parents qui disent que ça les gonfle parfois de lire une histoire longue à leur enfant le soir, qu'ils préfèreraient s'avachir sur le canapé tranquilles, et que des fois, ils sautent des pages. 

Non seulement il FAUT trouver cette activité épanouissante, mais en plus il faut trouver cette activité épanouissante TOUS LES JOURS, TOUT LE TEMPS. Même exprimer de la fatigue ou de la lassitude, y compris sur le ton de la plaisanterie, peut suffir à faire de vous un parent indigne. 

Je sais qu'internet a tendance à exacerber ce genre de réaction, mais quand même, je m'interroge. Les gens qui disent ça ont-il des gosses ? Si oui, est-ce qu'ils se considèrent vraiment comme des parents parfaits ? Et puis ça existe, les parents qui sont TOUJOURS ravi de relire pour la 8e fois de suite dans la soirée le même album ? Parce que c'est pas mon cas. 

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27 novembre 2013 3 27 /11 /novembre /2013 12:00

Cette année, on a décidé de donner quelques idées à notre entourage pour Noël, afin d'éviter les doublons, et parce que tout le monde nous en demande. Une liste de suggestion, très longue pour donner des idées tout en laissant de la liberté, mais tout n'a pas vocation à être offert !

 

 

L'aménagement de la chambre.

Nous, nous allons lui offrir un meuble pour ranger ses jouets.

Le magicien a beaucoup de jouets, et l'étagère de récup qu'il y a actuellement dans sa chambre ne convient plus. On a pu apprécier l'aspect pratique du rangement en bac dans les différents lieux d'accueil qu'on fréquente : on peut ranger les jouets par type, on peut sortir le bac du meuble pour le mettre au milieu du tapis de jeu, le magicien peut facilement participer au rangement...

J'en ai repéré un chez Ikéa, qui porte le doux nom de trofast et qui sera je pense plutôt pratique, avec des bacs de tailles différentes (en revanche nous ne choisirons pas ces couleurs).

 

 

Liste de Noël pour le magicien

 

Nous aimerions aussi :

un rangement pour ses livres, afin qu'on puisse les présenter de face. Soit un joli bac en bois, si possible sur roulettes, soit carrément un meuble fait pour, comme celui-ci de chez Oxybul :

Liste de Noël pour le magicien

(bon, ok, ça c'est un peu un fantasme de mère bibliothécaire)

 

Une petite chaise, si possible avec des accoudoirs. J'aime bien cette chaise évolutive découverte chez Apostille et présentée en détail ici, mais je la trouve chère, quelque chose de plus basique nous irait aussi. 

Liste de Noël pour le magicien

que quelqu'un nous offre le transport en voiture de tout ça jusqu'à notre appartement, ce qui nous éviterait bien des galères.

 

 

Les jeux d'imitation

Le magicien adooooore la dinette, à la maison des sources il passe l'essentiel de son temps dans la petite maison à jouer avec de la dinette.

Si possible :

- de la vaisselle en assez grande quantité, parce que la dinette sert de jeu d'imitation, mais aussi à combler son besoin de vider/remplir des bacs. Moi qui suis plutôt jouets en bois d'habitude, je préférerais cette fois du plastique. De la récup nous irait très bien ! J'aimerais bien qu'il y ait des verres et des pichets pour permettre de s'en servir aussi pour jouer à transvaser. L'idée c'est que plusieurs personnes en offrent un peu.

- des aliments, et en particulier des fruits et des légumes. J'en ai repéré en bois ici ou  et en tissu . Et il y en a plein d'autres ici.

Liste de Noël pour le magicien

- un trousseau de clés. Le magicien a déjà son portefeuille (un vieux portefeuille dans lequel on a mis d'anciennes cartes), il serait ravi d'avoir son propre trousseau de clé, avec des clés et des portes-clés de récup bien nettoyés. 

 

 

Les loisirs créatifs 

- des accessoires pour pâte à modeler, sans pâte à modeler. En effet, ma maman en a fabriqué au magicien (la recette vous intéresse ? C'est tout simple), mais j'aimerais bien qu'il ait quelques accessoires. J'aime bien les moules et les rouleaux, et le magicien a adoré les seringues à la PMI (fils d'infirmier !). 

Liste de Noël pour le magicien

 

- de la peinture pour commencer à peindre avec les mains. J'ai repéré celle-ci par exemple, mais sur internet, on peut difficillement vérifier qu'elle est non toxique et suffisamment épaisse. Pas besoin de beaucoup de couleurs, je pense que 2 ou 3 suffisent. 

 

- des gros feutres de toutes les couleurs qui ne marchent plus. Ca peut paraître débile, mais le magicien n'est pas encore intéressé par le dessin, il préfère déboucher, boucher et redéboucher les feutres (et les mettre à la bouche au passage). Du coup, avec des feutres qui ne marchent pas, ça lui éviterait de s'en mettre partout. 

 

- un harmonica. Parce que souffler est la grande spécialité du magicien. C'est cet article qui m'a donné l'idée. 

 

 

Et comme il fallait quand même des livres...

J'ai demandé à la grand-mère de mon chéri (qui voulait que je lui donne une idée) Pepito super héros de Yann Walker et Magali Le Huche, lu et chanté par Dominique A. Parce que j'avais envie de tester un livre CD avec le magicien, et que Gabriel m'a décidé avec cet article

Liste de Noël pour le magicien

Le Maximagier de Solotareff et Alain Le Saux. Parce que je me souviens de mon petit frère qui se promenait partout avec ce livre-valise, qu'on vient de le recevoir à la bibliothèque et qu'il est aussi bien que dans mon souvenir, et qu'avec plus de 700 mots, on n'a pas fini d'apprendre du vocabulaire !

 

Voilà voilà, quelque chose me dit que le magicien va être pourri gaté...

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22 novembre 2013 5 22 /11 /novembre /2013 15:52

L'objectif, dans la chambre du magicien, c'est de ranger ses jouets par type d'activité (même si pour le moment le fait de ne pas avoir de rangement adaptés rend la chose un peu compliqué) et de lui proposer régulièrement.

J'ai en particulier regroupé tout ce qui sert à faire de la "musique" ou des "sons". Les guillemets sont une dédicace à mon chéri qui a un jour osé dire à l'atelier d'éveil musical où il emmène le magicien que ça faisait beaucoup de bruit, l'animatrice lui a alors répondu "ce ne sont pas des bruits, ce sont des sons". Maintenant, dès que le magicien crie, tape sur quelque chose, Paul me regarde et me dit "ce sont des sons".

Bref, voilà donc le "sac à musique" du magicien.

Le sac à musique

Et voilà ce qu'il y a à l'intérieur :

Le sac à musique

Au départ, j'y avais aussi mis ses hochets qui faisaient pouic quand on appuyait dessus, mais le sac était trop plein, j'y ai donc laissé seulement les instruments à secouer type maracas (parmi lesquels je range le bâton de pluie vu l'usage qu'en fait le magicien) et les instruments sur lesquels on peut taper. Beaucoup des "instruments" présentés se classent dans les deux catégories.

 

On y trouve donc :

  •  deux maracas en bois Oxybul offertes par une amie. Le magicien les aime beaucoup, mais il a vite trouvé que ça faisait beaucoup plus de bruit sons de taper avec sur le plancher plutôt que de les secouer délicatement (heureusement, nous habitons au dessus d'un commerce)
  • deux maracas/hochets en plastique tressé avec des grelots à l'intérieur, un offert par mon papa, l'autre que j'ai acheté chez Antoine et Lili, mais je ne peux pas vous donner la marque
  • un hochet en tissu cousu par ma maman avec des grelots, que j'aime particulièrement
  • un baton de pluie de chez Djeco offert au magicien à Noël dernier par le cousin de son papa (le magicien l'a toujours beaucoup aimé, mais je le trouvais un peu lourd et encombrant pour un bébé de 6 mois, maintenant, c'est idéal).
  • des boites de récup' (boites de lait, boite de thé Kusmi) remplies de graines diverses (lentilles, riz, sucre, coquillettes...) et fermées (au scotch, ce qui est pas très esthétique, mais à mon avis on peut faire quelque chose de plus joli en mettant de la colle forte entre le couvercle et la boite).
Le sac à musique

Mais les boites ne servent pas seulement à être secouées, elles servent aussi de "tambour". On a voulu des boites de taille différentes, qui font donc un bruit son différent, mais aussi qu'il y en ait plusieurs de la même taille pour voir que deux boites de la même taille font le même son. Pour taper dessus, une cuillère en plastique, une en métal, et une en bois (qui doit actuellement se ballader quelque part dans la chambre du magicien).

 

Je propose régulièrement le sac au magicien. Le vider fait déjà partie du plaisir du jeu. Il adore les maracas. Ensuite, je le laisse libre, parfois j'aligne les boites comme sur la photo et je m'en sers, en le laissant libre de regarder ou non, de participer ou non. Parfois il se précipite et ça dure 30 minutes, parfois il ne regarde même pas.

 

On ne l'a pas mis dans le sac, mais on lui propose également de jouer avec une couverture de survie. C'est une idée piquée à un des ateliers où son papa l'emmène. A l'atelier, on installe la couverture au milieu du groupe, avec les enfants assis autour, et chacun secoue,  froisse... Ca fait un bruit super intéressant pour un petit, et elle est suffisamment grande pour la faire "voler". Au niveau du bruit, ça ressemble un peu à du papier aluminium que l'on froisse, mais la couverture de survie a l'avantage de ne pas se déchirer et d'être beaucoup plus grande.

 

Et sinon, le magicien a plein d'imagination pour faire des sons ! Hier soir, c'était taper sur le radiateur de la salle de bain avec un couvercle de casserole !

 

Voilà pour le sac à musique, je reparlerai musique très vite pour vous parler de ce qu'on écoute ou chante avec le magicien. En attendant, j'espère que ça vous aura donné quelques idées ! Si vous avez des trucs, des objets à détourner, ça m'intéresse !

 

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3 novembre 2013 7 03 /11 /novembre /2013 12:00

J'avais envie depuis quelques temps de vous parler de jouets pour enfants. Ou plutôt de certains jouets du magicien. Je commence donc avec Pop'Up, un jouet que le magicien retrouvait chaque semaine à la maison de l'enfance et qu'on vient de lui offrir. Comme je suis incapable de le décrire correctement, le voici en image :

Pop'Up, un chouette jouet

Au fond de chaque trou, il y a un système de ressort. On peut donc enfoncer le petit personnage un peu plus profondément (sans le cacher complètement, contrairement à ce qui est indiqué dans la présentation du jeu) et si on le lâche d'un coup, le petit bonhomme saute hors de son trou.

Pop'Up, un chouette jouet

Le magicien a découvert ce jeu vers 9-10 mois à la maison de l'enfance. Il s'amusait à nous regarder faire sauter les personnages et jouait avec les petits bonhommes/bâtons, les tournait, les faisait rouler, les mettait dans la bouche.

Pop'Up, un chouette jouet

Il a peu à peu réussi à remettre les bâtons en place. Maintenant, à 14 mois, il y arrive sans aucune difficulté. Il a même compris qu'ils avaient un sens, quand il en met un tête en bas, il le ressort pour le mettre dans le bon sens. Quand il a réussi à mettre les quatre, il s'applaudit (il s'applaudit beaucoup en ce moment).

Il aime toujours faire rouler les bonhommes/bâtons par terre et me regarder les faire sauter. Mais il a aussi bien compris le système du ressort : il s'amuse à appuyer dessus pour les enfoncer, et il réussit parfois à les faire sauter même s'il a encore du mal à retirer son doigt suffisamment rapidement. Maintenant qu'il l'a à disposition tous les jours, je pense que ça va arriver très vite !

Plus tard, je pense, il s'intéressera aux couleurs et à remettre le bonhomme/bâton dans le "bon" trou.

Je ne suis pas spécialiste du sujet, mais il me semble très bien pour développer motricité fine, précision et concentration.

Bref, un jeu tout simple, pas encombrant, sur lequel le magicien peut passer du temps, en bois, et plutôt joli. Je suis presque aussi contente de ce cadeau que le magicien lui-même !

Ca vous intéresse que je continue à vous parler des jeux qui plaisent au magicien ? Ca change des livres, non ?

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1 novembre 2013 5 01 /11 /novembre /2013 12:00

« Une maman se doit d’être parfaite. Et éprouver lassitude, épuisement, colère, indifférence, lui donne vite le sentiment d’être une mère indigne. C’est encore plus vrai pour celles qui ne travaillent pas, culpabilisées déjà par leur statut de mère au foyer, et supposées s’occuper de leurs chers petits dans une continuelle félicité. »

Françoise Lelord

 

 

J'ai déjà crié sur mon fils.

J'ai déjà fait semblant de ne pas entendre qu'il était réveillé pour avoir 5 minutes de plus juste pour moi.

Je me suis déjà franchement ennuyée en reconstruisant sa pyramide de cube pour la 25e fois.

Je lui ai déjà arraché un truc des mains parce que j'en avais marre de lui répéter qu'il n'avait pas le droit d'y toucher. 

J'ai déjà été soulagée le mercredi soir en me disant que le lendemain, je reprenais le boulot.

Je lui ai déjà dit qu'il me faisait chier.

J'ai déjà claqué la porte de sa chambre en lui disant que je ne voulais plus le voir.

J'ai déjà eu envie de lui mettre une fessée, une tape sur la main. J'ai même déjà eu des bouffées de violence qui m'ont fait peur.

J'ai déjà eu envie, pendant une seconde ou une heure, de retrouver ma vie d'avant, de pouvoir aller au ciné ou de sortir sans réfléchir ni organiser.

J'ai déjà fini la journée en larmes parce que j'en avais marre de m'occuper de lui. Tellement marre que je n'arrivais plus à voir à quel point il est extraordinaire.

J'ai déjà eu l'impression de sacrifier ma liberté, voire ma vie, pour lui.

J'ai déjà eu l'impression que maintenant qu'il était là, j'étais coincée.

J'ai déjà eu envie de le jeter par la fenêtre, de le secouer.

Et à chaque fois, je m'en suis voulue.

 

Il y a quelques temps, je discutais avec une connaissance et je lui disais que j'avais été profondément heureuse de reprendre le boulot après mon congé mat' parce que j'en avais marre de passer toutes mes journées à ne faire que m'occuper du magicien. Et elle m'a regardé en me disant "c'est rare qu'on le dise". Et finalement, même si j'essaye d'être franche concernant mon rapport à la maternité, j'ai tendance comme beaucoup de personnes à répondre "oui très bien" quand on me demande "ça va ?". J'ai tendance à peindre la maternité en rose. A ne pas parler de tout cela. Même sur ce blog, je parle beaucoup plus souvent des petits bonheurs avec mon fils que des difficultés, de ce qui grince, de ce qui fait mal.

Pourquoi ?

Parce que ça ne se dit pas. Parce qu'être mère "c'est que du bonheur" et qu'il faut au moins présenter cette façade. Parce que quand on n'est pas dans cette situation au quotidien, le jugement est facile, et que je ne suis pas prête à l'affronter.

Parce que je préfère parler de ce qui est beau, de ce qui va bien.

Parce que je culpabilise profondément de tout ça. Que pour certaines pensées, certains actes, je m'en veux et j'en souffre encore plusieurs semaines plus tard. Et que les mettre en mots est difficile. Comme cette fois où j'ai crié sur ce bébé d'un mois 1/2 dans son transat. Que je l'ai fait pleurer. Et que j'ai pleuré aussi, de tristesse et d'impuissance. Ce sont des choses beaucoup plus difficiles à dire que les choses joyeuses.

Parce que je suis privilégiée sur bien des points (père impliqué, bébé très cool) et donc que je m'interdis de me plaindre. 

 

J'envie Paul. Qui passe par ces phases là, ou en tout cas certaines d'entre elles, mais qui a conscience que ça arrive à tout le monde de craquer, que ça fait finalement partie de la vie de parent, et que ça ne vaut pas le coup de s'en vouloir pendant des semaines. Que ça ne remet pas en cause ce qu'on donne à notre fils chaque jour. Même si je sais qu'il a raison, je n'en suis pas capable.

 

Je n'aime pas la différence que l'on fait souvent entre parents violents et parents non violents. Surtout quand c'est d'un point de vue extérieur. Je me souviens d'une mère et de sa fille de 3-4 ans à la bibliothèque. Après une fessée, la fille était punie sur une chaise, en larmes, et la mère lui refusait le bisou qu'elle demandait. Oui, j'ai trouvé cette scène violente, mais en même temps je n'étais pas dans la tête de la mère et je ne sais pas ce qui faisait qu'elle en était arrivée là. C'est souvent difficile de ne pas juger.

Jusqu'à aujourd'hui, je n'ai jamais eu véritablement de difficulté à ne pas mettre de fessée à mon fils. Mais je me garderais bien de dire que jamais je ne lui mettrai une fessée ou une tape sur la main. Parce que je sais que ça m'arrivera à nouveau de me sentir démunie et que peut être, malheureusement, que je ne verrai pas d'autre solution pour sortir d'une situation de crise. Est-ce que ce sera plus grave, plus violent que des cris ?

Je me dis aussi que j'élève mon fils dans des conditions proches de l'idéal. Nous avons choisi de l'avoir (même s'il n'était pas prévu), j'ai trouvé un équilibre entre m'occuper de lui et poursuivre mon travail que j'adore, son père s'occupe de lui autant que moi. Et puis, surtout, le magicien est un bébé facile, souriant, bon dormeur, bon mangeur, en bonne santé... Qu'en serait-il si le magicien était un bébé plus difficile ? Si j'étais seule pour m'occuper de lui ? Si je n'avais pas croisé, pendant ma grossesse et depuis, des gens (dans la "vraie vie" comme sur internet) qui m'ont permis de réfléchir à quelle mère je voulais être ? Comment jeter la pierre à des parents qui craquent, quelque soit la gravité des actes qu'ils commettent ? J'ai à ce sujet beaucoup aimé l'article de Sandrine S Comm C sur les vendredis intellos une mère digne de ce nom ne ferait jamais ça

D'ailleurs, le blog des vendredis intellos, aborde régulièrement la question de la violence éducative, en donnant des pistes pour gérer autrement mais aussi en reconnaissant qu'on est humain, que c'est bien joli sur le papier mais que parfois on craque et qu'on n'y arrive pas. C'est pour ça que je préfère de loin ce type de blog aux livres d'éducations (le seul que j'ai lu étant Au coeur des émotions de l'enfant de Filliozat, et autant j'y ai trouvé des pistes intéressantes, autant j'ai vraiment vécu l'introduction comme "si vous ne suivez pas ma méthode, votre enfant finira malheureux/drogué/délinquant"). 

 

Je sais que cet article est fourre-tout, part dans tous les sens. Mais c'est justement parce que dans ma tête tout cela est bien embrouillé et que je ne sais pas toujours par quel bout prendre les choses. Il me paraissait cependant important de les dire. 

Au quotidien, je dois apprendre à être aussi tolérante avec moi même, aussi prête à me pardonner une erreur que je suis prête à pardonner aux autres. Je regarde mon fils et je me dis que malgré mes erreurs, il va bien. Il a même l'air d'être vraiment heureux. C'est que je dois m'en sortir pas trop mal. 

 

PS : pour des gentilles lectrices qui s'inquiéteraient du ton sombre de ce billet : je vais bien en ce moment. Vraiment. C'est justement parce que je vais bien que je suis capable d'écrire tout ça et d'assumer que parfois, je vais mal et que parfois, c'est dur.

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30 octobre 2013 3 30 /10 /octobre /2013 12:00

Hier matin, c'était la fête pour le magicien.

Déjà, dans la rue, on a croisé une dame avec deux gros chiens, on a discuté avec elle, et le magicien a pu en toucher un.

Ensuite, on a pris le métro. Et ça, c'est encore mieux que de prendre le bus ou le train. Le métro fait du bruit quand il arrive, on croise d'autres métros très souvent, il y a plein de monde qui monte et qui descend...

Comme il faisait beau, on est allés se ballader au soleil près d'un de mes endroits préférés à Paris : la fontaine Nikki de Saint-Phalle.

Une chouette matinée pour le magicien
Une chouette matinée pour le magicien

Et puis après, on est allés... au théâtre !

 

En effet, le théâtre de l'Essaion propose des pièces pour les tout-petits, à partir de un an, le mercredi et le dimanche matin et tous les jours pendant les vacances scolaires. Nous, on est allés voir Soupes de couleurs

De quoi ça parle ? 

"Dans son potager géant, Batavia transforme ses légumes.

Jusqu’au jour où le Génie des légumes perd ses couleurs et réclame à grand cri une soupe pour les retrouver… Mais pour ça Batavia aura besoin de ton aide…"

 

Ils sont trois sur scène, un musicien qui joue et fait les bruitages et deux comédiens. Ils utilisent aussi des marionettes. Et alternent entre passages parlés, passages chantés et interractions avec le public. 

Pour redonner ses couleurs au génie, on va ramasser des légumes et faire une soupe verte (avec chou, brocolis, haricots, petits pois...), une soupe rouge (tomate, piments...) et une soupe orange (carotte,  courge...). 

Une chouette matinée pour le magicien

Le magicien a adoré. Il est resté immobile sur son siège pendant les 40 minutes de la représentation, bouche ouverte et silencieux, très attentif. Vous connaissez beaucoup de situations où un petit de 15 mois reste immobile silencieux et attentif pendant 40 minutes ? Le magicien, je peux vous assurer que ça ne lui arrive pas souvent.

Le seul moment où il a ouvert la bouche, c'est juste au moment où la comédienne demandait qu'on lui cite des légumes qu'on pourrait donner à manger au génie des légumes. Là, il a lancé un sonore "badadeuh" que la comédienne a gentiment traduit par "salade".

Et a la fin de la pièce, il a applaudi consciencieusement.

 

Ce que j'en ai pensé moi ?

Au départ, que 20 euros (10 euros pour moi, 10 euros pour le magicien), ça fait cher pour 40 minutes de spectacle, mais en fait, ils sont trois sur scène + une personne en régie et on est face à une vraie pièce de théâtre, avec des jeux de lumière, des décors... Oui c'est cher mais c'est pas du vol.

Sur le fond de la pièce : les acteurs sont biens, les chansons sont sympas, la mise en scène aussi. J'ai vraiment trouvé le spectacle très sympa. Une seule vraie réserve : le message écolo (les légumes transgéniques c'est mal, il faut utiliser des légumes sains) était trop appuyé à mon goût.

Mais même si le magicien a beaucoup apprécié, qu'il en a tiré plein de choses, je pense que cette pièce est plutôt destinée aux enfants de 2 ans 1/2-3 ans. Il y a une vraie trame narrative, quelques passages parlés un peu longs et le magicien était trop jeune pour répondre à la plupart des sollicitations (donner des noms de légumes, réciter la formule magique pour faire apparaître le génie...). (et la petite fille a côté du magicien a eu peur du génie, mais c'était la seule de la salle).

En discutant à la sortie, une dame avec un bébé qui paraissait un peu plus jeune que le magicien m'a dit que l'autre spectacle à destination des tout-petits, le jardin de Lilou, était plus adapté aux plus jeunes. On ira sans doute la semaine prochaine !

 

Et pour finir cette matinée, on a repris le métro pour rentrer manger des légumes verts ! Autant vous dire que le magicien a eu besoin d'une bonne sieste après tout ça !

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25 septembre 2013 3 25 /09 /septembre /2013 12:00

La bibliothèque où je travaille a également un fond de CD et de livres CD, mais j'avoue que je le connais encore très mal, parce qu'on ne peut pas écouter de CD au boulot et que ma conscience professionnelle n'allait pas jusqu'à me pousser à rapporter des livres CD chez moi pour écouter des comptines toute seule. Je commence donc seulement à le découvrir, avec le magicien. J'avais déjà parlé des Berceuses du Monde de Didier Jeunesse.

 

J'ai récemment eu un coup de coeur pour Coccinelle Demoiselle, chansons, comptines et jeux de doigts.

(En règle générale, et je suis plus vigilante ces derniers temps, j'évite les liens vers des sites de vente en ligne. Parce que je me dis que si vous voulez l'acheter en ligne, vous le trouverez sans grande difficulté, et que j'ai pour principe d'éviter les achats sur internet et de privilégier les librairies. Cependant, ce livre CD là semble plus compliqué à trouver et je ne suis pas sûre qu'il soit facilement commandable en librairie car il n'apparaît pas dans la base professionnelle de référence. Je pointe donc vers un lien commercial si vous voulez vous procurer ce livre CD)

Coccinelle Demoiselle

Ce livre est tiré d'ateliers intitulés "Cocinelle Demoiselle" qui ont lieu dans les Deux-Sèvres, encadrés par des musiciens professionnels du conservatoire de musique et auxquels participent des tout-petits avec leur famille ou des professionnels de la petite enfance.

Les CD ont été enregistrés en public, et on entend la vie des ateliers : un enfant qui s'exclame, un bébé qui pleure... Les voix sont principalement des voix d'adultes, les enfants se font plus présents sur le second CD, mais sans que ça vire à la chorale d'enfants (ce que personnellement je suis incapable de supporter plus de 30 secondes). Beaucoup de chansons à plusieurs voix, de canons. En général, les textes sont brefs et sont repris plusieurs fois de suite, ce qui permet aux petits de se repérer et d'avoir le temps de profiter des chansons sans que ça passe trop vite à la suivante.

Pas moins de 81 chansons sur les deux CD ! Les chansons choisies mêlent quelques jeux de doigts (malheureusement sans explication des gestes), des comptines et chansons du monde (on écoute souvent ici Plouf Tizen Tizen, une chanson kabyle), des chansons traditionnelles et quelques chansons originales.

Parmi les chansons traditionnelles, si on retrouve certains classiques de la petite enfance (une poule sur un mur, meunier tu dors, dansons la capucine (chanson que je trouve personnellement horrible)), beaucoup sont moins connues. Et les arrangements permettent souvent des surprises mêmes pour les plus connues (une version créole d'A la claire fontaine par exemple).

Le livre est illustré de dessins d'enfants, dans les tons rouges, blancs, noirs et bruns, avec différentes techniques : collages, dessins, peinture... Ils ont été faits par les enfants d'écoles et de centres de loisirs de la région. Et ça rend vraiment bien.

Coccinelle Demoiselle
Coccinelle Demoiselle
Coccinelle Demoiselle

Petit détail qui m'a plu :

Paul chantait, pour coucher le magicien, une berceuse qui faisait :

"Dodo minette, Catherinette,

endormez-moi cet enfant

Jusqu'à l'âge de trois ans

Dans une chambre

pleine d'amandes

Un marteau pour les casser

Et le magicien pour les manger".

Il ne sait pas d'où vient cette chanson.

Et dans ce livre CD, j'ai trouvé une version qui ressemble :

"Dodo petite, Sainte Marguerite,

Endormez-moi cette enfant

Jusqu'à l'âge de vingt ans

Quand elle aura vingt ans passés, elle pourra bien se marier

Dans une chambre pleine d'amandes

Un marteau pour les casser et Pierrot pour les manger"

Mais l'air n'est pas le même !!

Bref, ce livre CD est un vrai coup de coeur et je vous le conseille si vous voulez découvrir de nouvelles chansons pour enfants et lui faire écouter des comptines sans avoir envie de balancer le lecteur CD par la fenêtre !

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13 septembre 2013 5 13 /09 /septembre /2013 10:00

On parle souvent, sur le blog des vendredis intellos d'accouchement physiologique, d'alternatives à la péridurale, de préparation à la grossesse ou d'accompagnement des futures et nouvelles mères. 

Alors aujourd'hui, j'ai eu envie de faire un article un peu particulier où il sera question d'engagement plus que de réflexion. En effet, certains lieux, certaines maternités se sont engagées depuis longtemps dans cette bataille et sont devenues des lieux emblématiques de la lutte pour les droits des femmes. C'est le cas de la maternité des Lilas, qui affirme, dès la page d'accueil de son site internet

La maternité des Lilas s'inscrit dans le courant de la préparation à la naissance et du respect de la physiologie de l'accouchement

Cette bataille pour les droits des femmes ne se centre pas seulement sur l'accouchement, mais avant tout sur le libre choix des femmes, puisque la maternité des Lilas a aussi un centre très important de planning familial et 1200 IVG y sont pratiqués chaque année.

Toujours sur leur site internet :

La Maternité des Lilas est un lieu militant. Elle a participé à toutes les luttes pour le droit des femmes à disposer de leur corps, à décider de poursuivre ou non une grossesse. Ces luttes ont abouti au vote en 1975 de la loi Veil.

Forte de cette histoire, le centre d’orthogénie et de planification est un lieu d'accueil et d'écoute pour les femmes, les hommes, les couples, les adolescents confrontés à des problèmes liés à la sexualité et à leur responsabilité d'adultes.Pour toutes ces questions, vous pouvez vous adresser au Planning Familialoù vous pourrez prendre rendez-vous avec un médecin, une sage-femme, une psychologue ou la conseillère conjugale.
Aujourd’hui, nous sommes un centre référent pour la prise en charge des Interruptions Volontaires de Grossesse (IVG) jusqu’à 14 semaines.

J'ai moi-même accouché aux Lilas.

Contrairement à de nombreuses femmes qui choisissent d'accoucher aux Lilas pour pouvoir vivre un accouchement physiologique, j'ai choisi cette maternité un peu par hasard, essentiellement parce qu'elle n'était pas loin de chez moi et qu'on pouvait y faire le suivi. J'aimais l'idée d'une maternité engagée dans les droits des femmes, et pour le droit de choisir, mais je n'en savais pas beaucoup plus. C'est pendant la grossesse et parfois après que je me suis rendue compte qu'ailleurs, des femmes se battaient pour des choses qui m'ont semblées, grace au suivi dans cette maternité, évidentes et naturelles (pas de touchers vaginaux systématique et une limitation des examens médicaux par exemple). L'accouchement et le séjour à la maternité m'ont conforté dans l'idée que j'avais vécu un accompagnement de luxe (même si tout n'a pas été parfait, bien sûr). Que mes choix avaient été respectés, dans la mesure où mon accouchement le permettait. Je suis persuadée que si la sage-femme a réussi à me rassurer aussi bien et à me reconcentrer aussi rapidement sur mon accouchement après une montée de panique au moment où j'ai appris que j'allais accoucher sans péridurale, c'est parce que justement elle avait l'habitude d'accompagner des femmes dans ce cas, et qu'elle était prête à me donner toute l'attention et la présence dont j'avais besoin, alors même que le service était surchargé. 

Au moment où j'ai accouché, un projet de reconstruction d'une nouvelle maternité avec la même équipe et les mêmes principes, venait d'être validé après deux ans de lutte. Et je me disais qu'alors, ce serait parfait. Que le confort gagné dans les chambres ne serait pas du luxe et que les locaux seraient mieux adaptés. 

 

 

Mais voilà que depuis quelques mois, tout est remis en cause. L'ARS a découvert un "déficit structurel" et a bloqué le projet de reconstruction, avant de proposer des locaux (vétustes et peu adaptés) à Montreuil. 

Voilà l'histoire par Marie-Laure Bridal, médecin et présidente du Collectif maternité des Lilas :

 

La reconstruction de la maternité a été actée, dès février  2009, par Roselyne Bachelot. Les travaux devaient commencer fin 2010 sur un autre site aux Lilas.

En avril  2010, Claude Évin est nommé président de l’ARS-IDF. L’ensemble de nos interlocuteurs change. Commence alors pour la maternité des Lilas une lente descente aux enfers. Le 26 janvier 2011, Claude Évin suspend le projet. Le personnel et les usagers se constituent en collectif de défense. Un bras de fer avec l’ARS commence. (...)
La voie est alors enfin ouverte au déblocage de la situation, ce qui est fait officiellement dans une lettre que Claude Évin remet au maire des Lilas le 27 janvier 2012.

Le 8 mars 2012, François Hollande, bientôt président de la République, nous fait l’honneur de sa visite à l’occasion de la Journée des femmes et nous assure de son soutien, s’engageant même à venir à l’inauguration de la nouvelle maternité. Le 17 janvier 2013, à l’occasion de l’anniversaire de la loi Veil, la ministre de la Santé, Marisol Touraine, et la ministre des Droits des femmes, Najat Vallaud-Belkacem sont venues, accompagnées, entre autres, de Claude Évin et Claude Bartolone, signifier leur soutien et saluer notre engagement sur la question de l’IVG. Nous avons tous cru en la parole donnée et aux engagements signés. Mais au fil des mois, la fameuse « première pierre » n’est toujours pas posée et nos finances se dégradent.

Claude Évin dans un courrier en date du 3 juin 2013, adressé à notre conseil d’administration, annonce brutalement que le projet est définitivement abandonné : notre déficit structurel est trop important pour envisager sereinement le projet en l’état. L’ARS semble oublier que le retard pris chaque année à sa réalisation nous a un peu plus enfoncés dans la crise budgétaire avec des coûts de plus en plus importants et que, depuis 2007, ce projet est passé entre toutes les mains les plus expertes de ce pays ! Une solution alternative nous est proposée : investir les locaux désaffectés de l’hôpital de Montreuil. Dix ans de réflexion, six ans de travail, 1,4 million d’euros d’argent public investi pour rien. Deux années de mobilisation, une victoire, puis un an d’attente, un personnel en souffrance, pour arriver à une proposition indigne qui compromet l’existence même de la maternité des Lilas. C’est maintenant une question de choix et de courage politique !

Le collectif Maternité des Lilas reprend sa lutte. Une vidéo est tournée : 

De faux accouchements sont mis en scène devant le ministère de la santé. Les sages-femmes décident de poser nues pour faire parler de leur cause (autant dire que je trouve dommage d'être obligées d'en arriver là, mais il faut bien reconnaître que c'est efficace, les articles de presse se sont multipliées ces derniers jours, comme dit une des sages-femmes : "Il faut qu'on montre nos nibards pour que les médias accourent"). 

 

Un rendez-vous avec l'ARS va avoir lieu dans les jours qui viennent. L'équipe de la maternité compte sur une forte mobilisation afin de faire pression sur l'ARS. Une pétition a été mise en ligne (qui a déjà réuni, au moment où j'écris cet article, 22685 signatures) et une manifestation est prévue le 21 septembre 2013 à 11h devant la mairie des Lilas. Je ne peux que vous encourager à signer cette pétition et à en parler autour de vous. 

 

Plus largement, à mes yeux, le déficit financier de la maternité des Lilas, ou d'autres maternité ayant les mêmes principes comme les Bluets, elle-aussi en danger, est une bonne occasion de s'interroger sur la T2A, ou tarification à l'activité, qui permet à une maternité très interventionniste au niveau de l'accouchement d'être plus rentable qu'une maternité qui limite les actes médicaux.  Explication (qui vient d'ici) : 

Pourquoi les médecins succombent-ils à la tentation de la planification des naissances et de l’optimisation financière ? La réponse tient en trois caractères : T2A, pour “tarification à l’activité”. C’est le mode de financement actuel des hôpitaux, qui instaure un cadre unique de facturation et de paiement des activités hospitalières. Plus simplement, avant la réforme hospitalière de 2007, chaque service d’hôpital recevait une enveloppe financière globale pour l’année. Depuis, les hôpitaux – publics comme privés – reçoivent, pour chaque acte hospitalier accompli, un paiement. Son montant est fixé par l’Assurance maladie. Or, il s’avère que certains actes sont mieux remboursés et donc plus rentables que d’autres. Ainsi, en obstétrique, une césarienne sans complication sera remboursée 3 064,12 euros à l’hôpital tandis qu’un accouchement par voie basse le sera à hauteur de 2 222,95 euros (tarifs 2006). Dans le cas de complications majeures, une césarienne sera remboursée 5 033,12 euros, un accouchement par voie basse 3 438,11 euros.

Au delà de la césarienne, on peut également parler de la péridurale, de l'épisiotomie, des échographies, etc. Attention, je ne remets pas en cause la nécessité d'actes qui peuvent parfois s'avérer vitaux pour l'enfant comme pour la mère, mais il est bien dommage que notre société se concentre uniquement sur la technique et que l'accompagnement, la présence des sages-femmes ne soit tout simplement pas prise en compte (et je pense que ça ne s'applique pas seulement à la maternité mais également à l'ensemble du domaine médical).

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  • : Le blog de Lila
  • : Bibliothécaire, maman du magicien (né en 2012) et de la puce (née en 2015), je parle de mes coups de coeur en littérature jeunesse, de ma vie, de mes ballades... J'ai un autre blog, http://filledalbum.wordpress.com où je réunis des ressources pour une littérature jeunesse antisexiste.
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