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5 novembre 2012 1 05 /11 /novembre /2012 12:00

Premier petit bonheur : non seulement mon homme a fait le pont pour le 1er novembre, mais il a même eu son mercredi ! Donc 5 jours à passer tous les trois !

 

Deuxième petit bonheur : une aprèm ballade/shopping avec une amie.

 

Troisième petit bonheur : Tomber sur des carottes violettes à la Biocoop. J'en avais jamais vu. Elles sont pas jolies ?

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Quatrième petit bonheur : un joli bouquet de tulipe offert par des invités.

 

Cinquième petit bonheur : aller à la bibliothèque et faire le plein de livres pour moi, pour le magicien et pour le blog. 

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Sixième petit bonheur : l'odeur de notre nouveau gel douche, jardin aquatique de Klorane (il faut savoir que mon homme adooore acheter du gel douche. Si, si ! Du coup on en a toujours des différents à la maison. Des fois, il rentre des courses tout content : "j'ai trouvé un nouveau gel douche qu'on n'a pas testé". Et celui-ci, il me plait bien).

 

Petit bonheur avec le magicien : parce que je ne trouvais pas ce que je voulais en magasin, lui acheter quelques grelots et les attacher au bout d'un ruban. Je n'imaginais pas que ce jouet improvisé aurait autant de succès auprès du magicien ! Il a pris conscience que s'il les tapait de la main, ils faisaient du bruit. Alors il se concentre, donne un coup dans les grelots. Et comme ça fait du bruit, il fait des grands sourires et bat des pieds. Et ses parents sont en admiration. 

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4 novembre 2012 7 04 /11 /novembre /2012 12:00

Dans son article " petits cailloux maternels", Flo parle de deux grandes phrases qui ne veulent rien dire : "ce n’est que du bonheur” et “ça passe trop vite”. Pour moi, il y en a une autre : "Je pense que c'est à la mère de s'adapter à son bébé" ou "les besoin du bébé doivent passer avant les notres". 

Pour moi, l'important est de trouver un équilibre qui convienne aux besoins de chacun, et surtout aux limites de chacun. Parce qu'à mes yeux, faire toujours passer les besoins du bébé avant les siens, et oublier ses propres limites, c'est le meilleur moyen de craquer, de finir par péter un cable et finalement de ne plus être capable d'apporter à bébé ce dont il a besoin.


Les premiers temps après la reprise du travail de mon chéri, ça a été difficile pour moi. Me retrouver seule à la maison toute la journée avec le magicien, ça a été de grands moments de bonheur, mais aussi des moments de crise. Un après-midi, j'ai décidé de faire de la paperasse. Le magicien était de mauvaise humeur, il a pleurniché toute l'après-midi. Mais je voulais continuer à avancer. Alors j'ai fini par m'énerver et presque lui hurler dessus. Et je me suis alors vue comme une folle en train de crier sur un bébé de deux mois dans son transat. Quand son père est enfin rentré, j'étais en larmes. Je lui ai posé dans les bras et je suis sortie faire le tour du paté de maison plusieurs fois. Et j'ai décidé de changer de façon de fonctionner.


Dans mes rapports avec le magicien, d'abord. Se demander "quelle est ma limite à moi ? De quoi j'ai besoin ?", et accepter ses propres limites, c'est finalement, à mes yeux, être une meilleure mère puisque ça permet d'être plus disponible à d'autres moments. Ca permet à un bébé d'avoir une mère plus souriante, et je suis persuadée que ça peut parfois éviter aussi des conséquences plus graves. 

Si je sais que tous ses besoins primaires du magicien sont satisfaits, je cherche bien sur à ce qu'il soit le mieux possible, mais je m'interroge aussi sur mes besoins.

Parfois, bébé est sur le point de s'endormir pour une sieste. Mais moi, j'ai besoin d'être dehors, de ne pas rester enfermée toute la journée. Alors je fais passer mon besoin avant le sien. En me disant que s'il a besoin de dormir, au pire, il dormira dans l'écharpe. Son sommeil sera peut être un peu moins bon, mais au moins le soir il aura une mère détendue et de bonne humeur.

Parfois, bébé aurait besoin de mes bras. Mais moi je n'en peux plus. Alors c'est tétine, et sur son tapis d'éveil. Pas forcément l'idéal pour lui sur le coup, mais je sais que quand 1/2 heure plus tard je le prendrai dans mes bras, ça sera pour un vrai moment de calin et d'échange, ça lui apportera plus que si je le prenais dans mes bras un peu saoulée.

 

Dans mon rapport aux taches ménagères. Je n'ai pas encore repris le travail, et je me mettais la pression avec le cliché qu'une maman à la maison devait devenir une femme au foyer modèle à la Bree Van de Kamp. Mais je suis à peu près le contraire et les tâches domestiques me gonflent prodigieusement. D'ailleurs chez nous c'est Paul qui cuisine, moi ça m'ennuie. J'ai donc pris conscience que ça ne servait à rien que je me force. Je fais le minimum. Et si ce n'est pas fait immédiatement, ce n'est pas grave. Je préfère profiter de la sieste du magicien pour me détendre 30 minutes que pour faire la vaisselle. Et c'est plus simple pour moi de le faire quand Paul est là pour s'occuper du bébé, je suis alors beaucoup plus détendue. Alors oui, souvent, il y a de la vaisselle sale qui traine dans l'évier, et ça dure parfois quelques jours. Parfois, le tas de linge sale s'élève à une hauteur conséquente. Mais moi, je me sens beaucoup mieux. Et c'est ça qui compte.

 

Dans mon rapport avec l'ensemble de mes activités. Et je crois que c'est ça qui a été le plus difficile à comprendre et à accepter pour moi. Avec le magicien, c'est impossible de passer du temps sur quelque chose. Cela fait très longtemps que je n'ai pas regard un film d'une traite. Lu plus de 10 pages de suite. Mangé un repas chaud et d'une traite, sans me lever et en même temps que mon chéri. Bu un thé avec une copine en discutant sans m'interrompre pour donner un biberon, faire un calin, secouer un hochet, changer une couche... Bien sur, je le savais avant la naissance. Mais il y a un monde entre la théorie et la pratique. Et c'est compliqué pour moi de ne pas être agacée par le magicien dans ces moments là. Et hors de question pour moi de sacrifier ces activités. Mais je les ai adaptées. Je choisi des livres qui demandent moins de concentration, j'ai remplacé les films par des séries débiles. Et surtout, je me garde des moments où je laisse le magicien a son papa et où je prends du temps pour moi et rien que pour moi. Je vais au théâtre, à la bibliothèque ou au café. Et après ça, je suis la plus heureuse des mamans quand je retrouve le magicien. 

 

Depuis, il y a encore des moments difficiles. Mais ça va bien mieux !

 

Tout ça peut apparaître comme des banalités ou des lieux communs. Mais pourtant, ça m'a pris du temps pour en prendre conscience et pour accepter tout ça. Et pour vous, ça a été évident ou il vous a fallu du temps ? Quels ajustements ont été nécessaires pour que ça se passe bien avec bébé ? 

 


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2 novembre 2012 5 02 /11 /novembre /2012 17:00

Avant la naissance du magicien, je me disais "si jamais il boit du lait en poudre, ça sera du lait bio dans des biberons en verre". Résultat, il boit du lait Modilac pas bio (fourni par la maternité, et comme il lui convenait bien, pas question de changer) et des biberons en plastique (achetés en urgence à la pharmacie, puisque les tétines qu'on n'avait achetées au cas où ne correspondaient pas aux biberons en verre qu'on avait).

 

Avant la naissance du magicien, je me disais "à 1 mois 1/2,  on mettra le magicien dans sa chambre". Résultat, à trois mois, son lit est toujours à côté du notre.

 

Mais surtout, avant la naissance du magicien, je m'étais promis qu'il n'aurait pas de produits dérivés de dessins animés, surtout avant même de pouvoir les regarder.

 Et puis on nous a donné un mobile "Winnie l'Ourson". Le truc qui s'allume, qui tourne, qui fait de la musique ou des bruits d'oiseau style "CD de relaxation Nature et découverte". Bref, tout ce dont je ne voulais pas.

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On a hésité à lui installer, mais on a décidé de tester, parce que le magicien adore les mobiles. Et là, révélation. Le magicien ADORE ! Il bat des pieds, fait des concert de areuh et des grands sourires. Et finalement, c'est ça qui compte, non ?

 

 

 

Bon, et sinon plein d'autres articles en préparation, mais qui me prennent du temps. Soit parce que j'ai besoin de faire quelques recherches et de les approfondir. Soit parce qu'ils sont perso et que je me demande comment dire les choses, et surtout si certaines choses doivent être dites dans cet espace public. 

Et puis le magicien, du haut de ses trois mois, est de plus en plus éveillé et souriant, mais aussi de plus en plus exigeant avec ses parents. Avoir 15 minutes de suite où il nous laisse être vraiment disponible pour autre chose, c'est rare. (d'où le fait d'avoir accepté assez facilement le mobile Winnie, finalement !). 

En ce moment, c'est ma vie de maman qui prend toute la place et dont j'ai envie de parler. Et d'albums pour enfants (oui, mon travail commence à me manquer). Désolée pour celles (et ceux?) qui attendent autre chose de ce blog. Mais j'ai décidé de ne pas me mettre de pression et d'attendre que l'envie de parler d'autre chose revienne... 

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29 octobre 2012 1 29 /10 /octobre /2012 12:00

Premier petit bonheur : mon homme change de boulot, promesse d'embauche signée !

 

Deuxième petit bonheur : profiter d'une après midi ensoleillée au parc avec le magicien. Lire Causette pendant qu'il fait sa sieste. Tomber sur un tournage avec Catherine Deneuve au détour d'une allée.

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Troisième petit bonheur : un repas chez des amis, un chinois à emporter avec d'autres amis chez nous, un brunch avec encore d'autres amis dimanche midi... j'aime ces semaines à la vie sociale bien remplie !


Quatrième petit bonheur : une bonne partie de coinche ! Ca fait du bien de pouvoir jouer. En plus, un copain s'occupait du magicien pendant ce temps, j'ai donc pu (presque) me concentrer sur la partie. 


Cinquième petit bonheur : se (re)mettre au tricot, et profiter d'un thé+tricot avec ma meilleure amie.


Sixième petit bonheur : voir (enfin) "l'épisode de Noël" de Downton Abbey.


Petit bonheur avec le magicien : il a eu 3 mois cette semaine ! Et il est beaucoup plus éveillé. Grands sourires, areuhs...  quelque chose qui ressemblait à un rire... 

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26 octobre 2012 5 26 /10 /octobre /2012 17:00

Certaines, quand elles décident d'avoir un enfant, sont entourrées d'amis parents qui pourront partager leurs expériences. D'amies enceintes qui vivent des choses similaires. De futures parents qui s'intéressent aux bébés, à leur développement, à l'éducation. D'annonces de grossesses, de naissance, de faire-part.

Ce n'est pas mon cas. Parmi nos proches, seul un ami de Paul est papa, mais il habite loin, nous le voyons rarement. Et les autres ne sont pas près de devenir parents. Parmi nos amis, beaucoup sont encore célibataires. Certains ont fait de longues études et sont encore étudiants ou viennent de commencer à travailler. Plusieurs sont homosexuels et soit n'envisagent absolument pas de devenir parents, soit l'envisagent dans un futur plutôt lointain, à l'issue d'un parcours compliqué. 

Mon amie d'enfance a été la plus touchée par ma grossesse. Elle m'a appelé deux fois plus souvent qu'avant. Parfois en me disant "je viens de tomber sur un épisode des maternelles, j'ai vu un berceau de cododo, j'ai trouvé ça trop bien !". Quand elle a posé la main sur mon ventre et senti le magicien bouger pour la première fois, elle a eu les larmes aux yeux. Quand elle a appris que j'avais accouché, elle était à Marseille. Elle a pris le premier train qu'elle a trouvé, et dès le lendemain elle était là (et avec un plateau de sushis!). C'est aussi elle qui était là le jour où je suis sortie de la maternité. Elle est devenue la marraine de mon fils. Ce bébé m'a aussi permis de me réconcilier avec ma meilleure amie (ce que nos mariages respectifs n'avaient pas réussi à faire). Son attachement à mon bébé me touche.

En dehors de ces deux amies, il y a eu des personnes intéressées et heureuses mais ne sachant pas vraiment ce qu'est un bébé ou ce que je pouvais vivre. Par exemple une amie qui, le week end où elle est venue nous voir, a beaucoup regardé le magicien mais n'a jamais osé le prendre dans ses bras. Des personnes contentes de nous voir heureux mais pas spécialement intéressées par le bébé. Comme le meilleur ami de Paul, qui est toujours content de venir passer un week end avec nous, et qui fait plus ou moins comme si le magicien n'était pas là. Des personnes inquiètes à l'idée que cette naissance nous change trop. Un ami qui nous reprend avec humour quand il trouve qu'on l'on devient des parents trop niais. Mon meilleur ami qui a même coupé les ponts pendant plusieurs mois pendant ma grossesse, de crainte que je ne devienne "comme tous ces jeunes parents obnubilés par leur enfant et qui sont incapables de parler d'autre chose". 

Quant à ma famille, ils ont été ravis pour moi. Mais il leur a fallu un petit temps d'adaptation. Parce que le magicien est le premier de sa génération. Donc qu'il conduit à un changement dans les relations familiales. Il fait de mes parents des grands parents. Il a fallu du temps à ma mère pour se faire à l'idée de devenir mamie avant 50 ans. La première réaction de mon père a été un "j'ai réussi à être à la fois un vieux papa (son petit dernier a 2 ans 1/2) et un jeune grand-père !" étonné. Ma grand-mère est très heureuse, mais m'a avoué qu'elle n'avait "pas trop dit dans le village qu'elle était arrière-grand-mère, ça fait vieille!". 

 

Moi, il m'a fallu du temps pour reconnaitre que cet enfant allait vraiment changer les choses, et ma relation aux autres. Parce que devenir mère allait me changer moi, sur certaines choses en tout cas. Et tout simplement au niveau matériel, puisqu'il serait là et qu'il faudrait s'organiser en conséquence. Qu'il fallait accepter que même quelqu'un qui m'aime puisse ne pas être intéressé par ma grossesse, puis par le magicien. Ce qui n'a pas été facile. Qu'il allait falloir trouver un nouvel équilibre, alors que je venais juste de réussir à trouver à peu près celui entre vie de couple/vie professionnelle/vie sociale. 

D'un côté, ça fait du bien. Quand je vois mes amis, je décroche, je parle d'autre chose. Et j'ai profondément besoin de ces coupures. Je continue à m'intéresser à ce qui m'intéressait avant (bouquins, expos...). Je trouve ça plus stimulant intellectuellement que si j'étais d'avantage centrée sur ma vie de famille. Le magicien est suffisamment cool pour qu'on ait l'illusion de passer une soirée comme avant même quand il est là, de profiter de nos amis. 

D'un autre côté, j'ai besoin de parler de mon bébé. Malgré tout ce que je m'étais promis, je peux avoir de long débat sur la tétine, passer du temps à parler de coliques. J'ai aussi besoin de partager mon expérience, de parler à d'autres mères, de voir quelles questions elles se posent. Besoin de gens qui me comprennent aussi, qui savent qu'être en congé maternité, c'est super, qu'on aime notre enfant plus que tout, mais que des fois on en a marre et qu'on a l'impression qu'on va exploser. Ca fait du bien de sentir qu'on n'est pas seule.


Pour ça, j'ai trouvé deux solutions.

Les accueils parents/enfants de la PMI où on va régulièrement. Un espace pour s'installer confortablement avec les bébés : canapés, tapis, coussins, jouets. Des personnes compétentes, ouvertes et adorables pour animer ce moment (une puericultrice, une psychologue, une sage-femme). Des conseils et des petits trucs pour mieux s'occuper de bébé. D'autres parents présents, avec leurs bébés, ce qui permet un échange intéressant. On voit des enfants un peu plus grands, mais aussi des tout-petits (et on se rend compte qu'avec un bébé de 2 mois 1/2 on peut déjà être nostalgique). On se rend compte qu'on partage les mêmes joies mais aussi les mêmes galères. Et ça fait du bien ! (en plus, le magicien adore ! un tapis et des jouets nouveaux, plein de choses à regarder, d'autres bébés...).

Internet et les blogs. M'autoriser à parler un peu de ma grossesse et de ma vie de maman sur ce blog qui n'était pas prévu pour ça au départ m'a fait beaucoup de bien. Mais j'apprécie surtout de lire d'autres blogs. Les blogueuses que j'ai découvertes en préparant mon mariage ont pour certaines orienté leurs textes et leurs réflexions sur la parentalité. C'est le cas du petit poison avec le blog d'Apostille, mais aussi des pérégrination de Mia, autour du mariage puis de la parentalité. A force, j'ai l'impression de lire des copines, de les connaître sans les avoir jamais rencontrées. Alors quand j'apprends qu'elles sont enceintes, je suis ravie pour elle, mais aussi pour moi, parce que je vais pouvoir continuer à partager avec elles. Mais j'ai aussi découvert beaucoup d'autres sites que je visite très régulièrement, en particulier le blog des vendredis intellos. Je m'invite dans la chambre et même dans la baignoire de certaines. Je découvre Floh a une petite fille qui n'a que quelques jours d'écart avec le magicien. J'essaye de savoir comment vivre mariés quand on est con et pleurnichard, et qu'en plus un petit bébé s'invite dans nos vies. Merci les filles, vous me faites du bien !

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22 octobre 2012 1 22 /10 /octobre /2012 21:00

Premier petit bonheur : avoir réussi, à partir d'une réponse négative pour une place en crèche, à rebondir, à envisager les choses sous un angle différent et à trouver une organisation pour s'occuper du magicien après mon congé maternité. Cette organisation est à nos yeux, presque parfaite !!

 

Deuxième petit bonheur : soirées télé devant falling skies avec mon amoureux, et le magicien jamais loin puisqu'il a décidé que le soir, il se couchait en même temps que nous (vers minuit)

 

Troisième petit bonheur : un gouter chez mon oncle avec mes cousines

 

Quatrième petit bonheur : découvrir que les couches bios de la biocoop ne sont pas plus chère que les pampers ! Et qu'elles conviennent très bien au magicien. 

 

Cinquième petit bonheur : en un week end, réussir à voir mes grands parents, mes parents, mes frères et les soeurs, parents et grands parents de mon homme. Prendre le temps de profiter de tout le monde (même si ça veut dire limiter les temps de repos et rentrer à Paris crevés). Les voir s'extasier devant le magicien.

 

Sixième petit bonheur : du soleil et de la chaleur, ça fait bien plaisir fin octobre !

 

Petit bonheur avec le magicien : il a réussi à traverser cette semaine sans tomber malade ou faire de poussée de fièvre, ce qui n'était pas gagné d'avance entre mon gros rhume et ses premiers vaccins

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19 octobre 2012 5 19 /10 /octobre /2012 12:00

Parfois, j'ai envie de partager une phrase, un article, une vidéo... Même si je n'ai pas l'envie, le temps, ou les compétences pour commenter cette citation et en faire un article construit. Alors voilà une nouvelle catégorie : "j'ai trouvé ça intéressant". 

 

Et pour commencer, un extrait d'article sur l'échec scolaire, et plus particulièrement un passage consacré aux mathématiques par Stella Baruk, mathématicienne et pédagogue : 

 

"Il faut questionner les enfants, pour comprendre non ce qu'ils n'ont pas compris, mais ce qu'ils ont compris à la place de ce qu'on voulait qu'ils comprennent. Par exemple, cet enfant qui en face de "soixante-trois" écrit ici en mots, l'avait traduit en chiffres par 57. Soupçon de non-compréhension de la numération ; mais soupçon injuste parce qu'en y regardant de plus près on s'est aperçu qu'il avait "lu" le trait d'union de l'écriture en mots comme si c'était le signe mathématique moins. Evidemment, dans ce cas, une mauvaise note serait catastrophique. Alors qu'il était loin d'être "nul en math", voilà un enfant qui risquerait très vite de s'en persuader. Faute d'écoute". 

 

"je peux vous dire que le un et le zéro posent toutes sortes de problèmes parce qu'ils sont extrêmement difficiles. On dit aux enfants "barrez les zéros inutiles", mais ça veut dire quoi, les "zéros inutiles"? On leur dit aussi que trente, c'est 30, et que sept, c'est 7. Et trente-sept ? Ils écrivent 307. Et pourquoi non ? Le zéro, là, serait inutile ? La langue mathématique, et c'est cela qu'il faut leur expliquer, est une langue spécifique qui se distingue de la langue commune. C'est fondateur. (...) Qu'est-ce qu'un nombre premier ? Ce n'est pas le premier de la liste. Et le "sommet" d'un triangle ? Il n'est pas forcément "au sommet". Cette question de la langue est la clé de la lutte contre l'échec scolaire, car de nombreux enfants, et comment les en blâmer, refusent d'apprendre ce qu'ils ne comprennent pas. Voilà pourquoi j'ai écrit deux dictionnaires de mathématiques". 

 

Extrait d'un article de télérama n°3274, intitulé "l'échec scolaire n'est pas une fatalité", entretien croisé avec Martine Menès et Stella Baruk, propos recueillis par Michel Abescat. (le reste de l'article est également très intéressant, insistant sur l'écoute des élèves, l'intérêt des erreurs et l'idée que "le pédagogue est celui qui accompagne vers le savoir, bien plus que celui qui l'inculque). 

 

Sans être "en difficultés", je n'ai jamais été matheuse. Je pense que l'idée de langue spécifique aurait aidé la littéraire que j'étais à m'y intérresser d'avantage !

Je trouve aussi très intéressante l'idée de voir ce qu'ils ont compris "à la place" et de tirer des enseignements de ses erreurs. 

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17 octobre 2012 3 17 /10 /octobre /2012 17:00

Visite au musée d'Orsay, pour voir l'exposition "l'impressionnisme et la mode". 

 

L'expo commence par une présentation du contexte : ouverture des grands magasins, gravures de modes et publication de nombreux journaux illustrés, présentation de différentes robes. J'avoue être passée assez vite, il y avait un monde fou, et avec un bébé en écharpe, pas évident de se pencher sur des vitrines ! Je me suis quand même pas mal arrêtée sur "dans la serre" d'Albert Bartholomé, présenté à côté de la robe que portait le modèle (il faut dire qu'avec du violet, des pois et des rayures, cette robe avait tout pour me plaire, même si j'ai plus de réserve sur le faux-cul!). 

Dans-la-serre-Bartholome.jpg

On trouvait ensuite une série de grands portraits, où l'accent était mis sur les tenues, comme dans "Madame Gaudibert" de Monet (ce n'est pas le modèle, qui détourne la tête, mais bien la robe qui est le centre du tableau) :

madame-gaudibert-Monet.jpg

 

On y trouve également "le balcon" de Manet, où il représente la peintre Berthe Morisot (sa future belle-soeur), à gauche. On remarque qu'elle est en vêtement d'intérieur, alors que l'autre femme est prête à sortir (elle porte des gants et une ombrelle). 

Balcon-Manet.jpg

 

La salle suivante est consacrée aux vêtements d'intérieur des femmes. Des déshabillés du matin aux robes plus habillées pour recevoir l'après-midi. On y découvre des anecdotes amusantes, par exemple que le peintre Tissot fournissait des robes à ses modèles, et qu'ainsi il a peint plusieurs tableaux où des femmes portent la même robe. Parmi mes coups de coeur dans cette salle, "Femme au piano" de Renoir :

femme-au-piano-Renoir.jpg

Du même peintre, "Madame Charpentier et ses enfants", sa robe élégante et les nombreux détails raffinés de son salon (à noter que l'enfant assis à côté d'elle sur le canapé est un petit garçon : à l'époque, ils étaient habillés en robe comme les filles et avec les cheveux longs les premières années) :

Madame-charpentier-Renoir.jpg

"Intérieur", de Berthe Morisot :

interieur-berthe-morisot.jpg

 

On accède ensuite à la salle consacrée aux sorties mondaines et aux vêtements qu'on y porte. On y trouve en particulier des tableaux peints dans des loges de l'opéra. On y trouve par exemple "une loge aux italiens" d'Eva Gonzalès. A l'époque, c'était les luxueux vêtements de la femme qui permettaient d'afficher sa réussite sociale. Elle s'installait donc sur le devant de la loge, pour pouvoir être admirée, alors que l'homme s'installait un peu en retrait :

GonzalesUneLoge.jpg

"Femme au collier de perle dans une loge" de Mary Cassatt :

femme-au-collier-de-perle-dans-une-loge-moary-cassatt.jpg

Parmi les sorties mondaines importantes, le bal. Voici "Danse à la ville" de Renoir :

Danse-a-la-ville-Renoir.gif

 

On passe ensuite à une partie consacrée à l'intimité. Où on découvre la complexité des "sous-vêtements" et où on se dit qu'on a bien de la chance de vivre au XXIe siècle et de pouvoir vivre et respirer librement. Jugez plutôt : "la silhouette de la femme est façonnée par deux accessoires caractéristiques : le corset qui étrangle la taille et la tournure qui soutient les retroussis des "polonaises" sur les hanches. Pour parer aux marques douloureuses de baleines sur la peau, la femme enfile d'abord une chemise sans manches sur laquelle elle agrafe par devant le busc de son corset fortement baleiné et tire sur les cordons de laçage du dos qu'elle noue par devant (...). Elle le couvre d'un cache-corset de lingerie; Sur les jambes, elle porte des bas tenus par des jarettières au genou, puis passe un pantalon de lingerie, une tournure en crin ou baleiné et enfin un jupon garni de lien de resserrage et de volants pour soutenir la jupe". La "Nana" de Manet fit scandale parce qu'il y représentait une courtisane et son client :

nana-manet.jpg

De même, dans "Rolla" de Gervex, ce qui a fait scandale, ce n'est pas la nudité de la femme, mais surtout les vêtements au pied du lit (ajoutés sur une idée de Degas), montrant que ce n'était pas un nu académique mais bien la représentation d'une femme venant de se déshabiller : 

Rolla-Gervex.jpg

 

On poursuit ensuite avec une salle consacrée aux accessoires. Et en particulier aux chapeaux, avec "la femme au chapeau noir : portrait d'Irma Brunner" de Manet :

manet-portrait-irma-brunner.jpg

 

On poursuit ensuite avec une partie consacrée à la mode des hommes, et en particulier des artistes. J'ai beaucoup aimé ce portrait de "Pierre-Auguste de Renoir" par Frédéric Bazile (les deux peintres partageaient le même atelier et chacun a fait un portrait de l'autre) : 

Renoir-par-Bazille.jpg

La dernière partie de l'exposition s'intitule "en plein air". On y trouve en particulier "femmes au jardin" de Monet :

femmes-au-jardin-monet.jpg

Le vêtement contemporain est au centre de ce tableau et apparait comme une garantie de la volonté de modernité du peintre. Le choix des postures permet de donner du dynamisme à la composition, mais aussi de mettre en valeur différents éléments du costume. 

 

Et mon tableau préféré de l'exposition : "la balançoire" de Renoir. Je trouve les reflets du soleil dans les branchages magiques !

Balançoire Renoir

 

Et pour finir, "Rue de Paris, temps de pluie" de Caillebotte, qui tranche franchement avec les tableaux champêtres présentés dans la salle :

Caillebotte-rue-de-paris-temps-de-pluie.jpg

Les tableaux et robes sont accompagnés de nombreuses citations, majoritairement extraites du "Bonheur des dames" de Zola et du "Peintre de la vie moderne" de Baudelaire.

 

Une expo que j'ai beaucoup aimée. Je n'étais pas enthousiaste dans les premières salles, mais plus on avance dans l'exposition plus j'ai trouvé ça intéressant. Je ne suis pas fan des paysages des impressionnistes, j'étais donc contente de ce thème qui permet de privilégier les portraits ou les scènes d'intérieur. 

Ma découverte et mon coup de coeur de l'exposition, c'est Renoir. Je connaissais ses tableaux les plus connus, comme Jeunes filles au piano ou le déjeuner des canotiers, mais j'avais surtout vu des reproductions, qui ne rendent pas forcément justice à on oeuvre. J'ai adoré les détails, comme le sofa de Madame Charpentier et ses enfants ou les reflets de la robe de la Femme au piano. Et été enchantée par La balançoire. 

Même s'il faut reconnaître que cette exposition se concentre sur la frange la plus riche de la population. Cela donne l'impression d'une société idyllique où tout n'est qu'aisance. C'est dommage qu'on ne voit pas apparaitre de personnes issues du peuple, afin de donner une image plus large de la mode de cette époque. 

J'ai également quelques réserves sur la scénographie. J'ai pas bien compris l'intérêt de la mise en scène d'un défilé de mode (avec rangées de chaises de part et d'autre des tableaux et noms d'un personnage de l'époque fixé au dos de chaque chaise).

expo-orsay.jpg

Mais au moins, ça fait des places assises (toujours trop rares dans une expo), même si elles ne sont pas vraiment face aux tableaux.

Je n'ai pas été convaincue non plus par la fausse herbe au sol dans la partie consacrée au "plein air" (le reste de la salle est par contre réussi) :

expo-orsay-2.jpg

Mais surtout, certains passages sont vraiment étroits, et certains tableaux sont dans l'axe des couloirs, ce qui fait que cela empêche toute circulation fluide dans l'expo. J'y suis allée un après-midi de semaine, et on avait déjà l'impression de ne pas pouvoir circuler, alors j'ose même pas imaginer un week end !

 

De nombreuses vidéos et explications sur l'exposition ici.

Informations pratiques : jusqu'au 20 janvier 2013.

Entrée : 12,50 euros (entrée pour les collections permanentes + l'expo).

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15 octobre 2012 1 15 /10 /octobre /2012 12:00

Premier petit bonheur : 5 ans d'amour avec mon chéri cette semaine. Et pour fêter ça, un gros calin à trois devant une série télé.

 

Deuxième petit bonheur : le centième article publié sur mon blog.

 

Troisième petit bonheur : la balançoire de Renoir admirée au musée d'Orsay (petit avant-goût de l'article de mercredi)

Balancoire-Renoir.jpg

 

Quatrième petit bonheur : avoir réussi, après moultes péripéties, à récupérer MON nom sur mon compte en banque (bon, pas encore sur le compte commun, mais ça j'ai laché l'affaire)

Cinquième petit bonheur : après une après midi très difficile, rentrer chez moi et retrouver mon mari et mon fils, leur faire un gros calin, et réaliser que j'ai de la chance et que maintenant j'ai deux piliers pour m'aider à tenir en équilibre. 

Sixième petit bonheur : un brunch avec un ami et des crèpes au sirop d'érable (au tropic café où le serveur n'a même pas râlé quand il a fallu déplacer des tables pour faire de la place pour la poussette). 

Septième petit bonheur (oui, je sais, je triche, mais un petit bonheur qui s'est ajouté alors que j'avais déjà rédigé mon article) : déjà, un auteur qui commente sur mon blog l'article que j'ai consacré à son livre, c'est une fierté et un bonheur, mais là en plus c'est Annie Jay, dont j'avais dévoré et adoré les bouquins quand j'étais enfant !

Petit bonheur avec le magicien : lui donner le biberon dans la galerie des sculptures du musée d'Orsay.

musee-d-orsay.jpg

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14 octobre 2012 7 14 /10 /octobre /2012 12:00

Après des livres sur l'entourage du petit et sa vie quotidienne, prenons un peu de distance et proposons des livres qui permettent de s'ouvrir sur le monde et sur l'imaginaire !

 

Jouer à se faire peur

Les tout-petits adorent les histoires qui font peur. Tout comme ils adorent jouer à se faire peur. Parce que ça leur permet d'aborder leurs peurs profondes dans un contexte sécurisant qui leur permet d'apprendre à les gérer.

Au coeur de ces histoires, le loup!

Quand on lit un livre "qui fait peur", il faut laisser l'enfant aller à son rythme. Si un enfant a peur d'une illustration, referme le livre ou s'éloigne, il ne faut pas le forcer. Il y reviendra à son rythme, quand il se sentira prêt. 

grrr-Maubille.jpgGrrr! de Jean Maubille. "Grrr ! je suis le loup!", mais non, c'est petit cochon, petite chèvre ou petite poule qui ont mis un masque ! On s'en rend compte en soulevant le volet. Un petit format qui se lit à la verticale. Très rapidement, les enfants devinent quel animal se cache sous le masque. Et la dernière page a toujours beaucoup de succès. Un de mes livres chouchou. Relié.

 

toc-toc-qui-est-la.jpgToc ! toc ! qui est là? de Sally Grindley et Anthony Browne : C'est tantôt un gorille, tantôt une sorcière, tantôt un fantôme, pour ne citer que ceux-là… tous plus menaçants les uns que les autres… Et si ce n’était qu’un jeu ? Dans cet album, on retrouve le jeu sur la peur, le moment du coucher, le lien père/fille... Et toujours avec les petits détails d'illustration d'Anthoby Browne (les motifs de la tapisserie changent selon le personnage qui apparait, le dragon porte les chaussons du papa, etc). Relié.

Va-t-en_grand_monstre_vert.jpgVa t'en, grand monstre vert ! d'Ed Emberley. LE grand succès des livres pour tout-petits (dans les bibliothèques de la ville de Paris, c'est le livre le plus emprunté en section jeunesse!). Le monstre se construit peu à peu sous les yeux des enfants, grace à un système de découpe, mais n'ayons pas peur, on peut le faire disparaître ! L'enfant découvre ainsi qu'il peut maitriser sa peur. Un texte simple, des couleurs vives sur fond noir. Souvent utilisé en maternelle pour les apprentissages (différents éléments du visage, couleur, etc). Relié. 

loup-douzou.jpgLoup d'Olivier Douzou. Vous connaissez la célèbre comptine "promenons nous dans les bois"? Ce livre repose sur le même principe, sauf qu'au lieu de s'habiller, le loup construit peu à peu son visage (yeux, dents, oreilles...). La chute est réussie. Le graphisme est chouette, dans un petit album au format carré. Relié. 

 

 

loulou_solotareff.jpgLoulou de Solotareff. Un grand classique de la littérature jeunesse. C'est l'histoire d'un jeune loup qui se retrouve orphelin. Il rencontre alors un lapin, Tom, et devient son ami. Parfois ils jouent à PEUR-DU-LOUP et même à PEUR-DU-LAPIN. Jusqu'au moment où Tom a trop peur. C'est un livre superbe et très riche, qui aborde de nombreux sujets (mort, deuil, amitié, peur, cauchemard) de manière à la fois subtile et simple. Personnellement, je ne l'utilise pas avant 3 ans, et je préfère même l'utiliser un peu plus tard. Mais je sais qu'il est très utilisé en crèche. Mon collègue a lu ce livre plusieurs fois à un petit de 2 ans 1/2. Et ce petit a, à la première lecture, refermé le livre à la page du vieux loup mort. Mais il l'a redemandé à presque toutes les séances suivantes. Il allait un peu plus loin dans l'histoire au fur et à mesure, jusqu'à finir le livre à la 5e ou à la 6e séance. 

 

Découverte du monde 

ma-voiture-barton.jpgMa voiture de Byron Barton : Sam nous présente sa voiture. "Des couleurs vives, des contours très nets, des dessins d'une lisibilité parfaite, des personnages très expressifs". Celui-là, je l'ai tellement raconté que je le connais par coeur ! (Du même auteur, on peut aussi proposer sur le chantier et Dinosaures dinosaures). Relié.

 

un-train-passe.jpgUn train passe de Donald Crews : après les voiture ou les engins de chantier, un autre incontournable de la petite enfance : le train ! Un train à l'ancienne, avec locomotive à charbon ! Les wagons sont chacun d'une couleur différente. Relié.

 

c-est-le-printemps.jpgC'est le printemps de Taro Gomi : Une composition graphique qui évoque poétiquement la succession des saisons. Cette fois c'est la nature qu'on admire. Relié.

 

 

 

livre de l'étéLe livre de l'été de Rotraut Susann Berner : dans cet album grand format, cartonné, sans texte, on découvre un univers foisonnant de détails que l'on retrouve d'une page à l'autre, mais aussi d'un livre à l'autre puisqu'il s'inscrit dans une série, avec un livre par saison, avec en plus le livre de la nuit. Génial pour échanger avec les enfants, qui adorent suivre un personnage au fil des décors et des saisons.  

 

tout-un-monde.jpgTout un monde d'Antonin Louchard : Antonin Louchard et Katy Couprie dressent l'inventaire du monde, en prenant le parti du détail. Ils utilisent des supports très divers : photographies, dessin, peinture, collage, etc. Les images s'enchainent par association d'idées : de l'oiseau au ciel, du bébé au biberon, du lait à la vache...

 

 

mamans-du-monde.jpgMamans du monde et Papas du monde (chez Milan): un superbe imagier de photos qui mettent en scène des parents avec leur bébé aux quatre coins du monde, dans différents moments de la vie quotidienne, accompagnées de phrases simples. Ce livre est apprécié à tous les âges : tout-petits, enfants plus grands, adultes. Une carte en début d'ouvrage permet de situer géographiquement les différentes photos. Relié. 

animaux-de-la-ferme.jpgLes animaux de la ferme de François Delebecque : un imagier avec des volets à soulever. On voit d'abord l'ombre de l'animal, puis en soulevant le volet, la photo correspondante. Il est donc amusant de deviner de quel animal il s'agit avant de voir la photo! Les enfants adorent. Sur le même principe, et du même auteur, les animaux sauvages, et vroum vroum sur les moyens de transport, dont j'ai déjà parlé ici

album-d-adele.jpgL'album d'Adèle de Claude Ponti. Difficile de décrire en quelques mots le premier livre publié par Claude Ponti, dessiné à l'occasion de la naissance de sa fille. J'y consacrerai peut être un article un jour. En attendant, je vais reprendre un extrait de Catherine Trulan : « L' Album d'Adèle, de Claude Ponti est apparu d'emblée, à sa publication, en 1986, comme un livre particulièrement original et nouveau. Ses dimensions inhabituelles le plaçaient déjà sous le signe de l'excès. Non seulement il était très grand (42,5 x 26,5 cm),  mais son format à l'italienne, en largeur, rendait impossible une vision globale des illustrations. Il fallait littéralement explorer cet album comme une vaste contrée, d'autant plus que chaque thème graphique s'y étalait sur double page, soit sur une distance de 85 cm. Sans texte, ne proposant pas une histoire et représentant des objets, il pouvait s'apparenter à un imagier. Mais le graphisme très réaliste, écartant tout ce qui pouvait faire joli ou mignon, l'absence de classement, l'abondance pléthorique des objets reproduits, par ailleurs très hétéroclites, et l'espèce de folie dont ils semblaient saisis tout-à-coup, en faisaient, à l'évidence, un contre-imagier, une sorte de fourre-tout insensé, délirant, mais aussi fascinant. Sous cet aspect amusant, provocateur et délibérément critique à l'égard des livres infantilisants, Ponti exprimait plastiquement, de façon fine et profonde, une vision personnelle de l'enfance et de ses rapports à l'imaginaire. Cette richesse, qui se découvre peu à peu, a  confirmé le succès de l'ouvrage. » 

 

Premières histoires, premiers contes

Ces livres proposent des histoires un peu plus conséquentes, et je les utilise généralement pour des enfants à partir de deux ans et jusqu'à quatre ans. Mais c'est très variable d'un enfant à l'autre et certains y seront réceptifs beaucoup plus tôt.

le-bebe-bonbon.jpgLe bébé bonbon de Claude Ponti. Autant Claude Ponti avait choisi un format immense et des illustrations foisonnantes pour l'album d'Adèle, autant la série créée autour de deux poussins, Tromboline et Foulbazar, est un petit format avec des dessins relativement épurés, sur fond blanc. Mais on retrouve son imaginaire complètement à part. Dans celui-ci, Tromboline et Foulbazar trouvent un bébé bonbon. Si l'un veut le manger tout de suite, l'autre propose plutôt de le suivre pour manger aussi toute sa famille ! Ce titre et les masques sont mes préférés de la série. Et si votre enfant aime Ponti, il pourra en profiter pendant de nombreuses années, parce qu'il a aussi publié des albums pour les plus grands et un roman pour lecteurs débutants. 

la-petite-poule-rousse-barton.jpgLa petite poule rousse de Byron Barton. Ce célèbre conte (la petite poule rousse trouve un grain de blé, demande de l'aide aux autres animaux qui refusent pour le planter, le récolter, faire de la farine, puis faire un gateau, et finalement mange le gateau seule avec ses poussins puisque les autres ont refusé de l'aider) a été édité à de nombreuses reprises. Cette version de Barton, avec son texte simple et son graphisme coloré est une des plus accessible pour les tout-petits. Il a également repris le conte de Boucle d'or sous le titre les trois ours. Relié ou cartonné.

petit bleu petit jaunePetit bleu et petit jaune de Leo Lionni. Petit bleu et petit jaune sont très amis. Un jour, ils sont tellement contents de se voir qu'ils s'embrassent et deviennent verts ! Une jolie manière d'aborder l'amitié et la différence. Des illustrations en papier déchiré, toutes simples mais très réussies. Un grand classique de la littérature jeunesse, qui peut aussi intéresser des enfants plus grands. Relié.

 

roule galetteRoule galette de Natha Caputo dont j'ai déjà parlé ici

 

 

 

quel-radis-dis-donc.pngQuel radis, dis donc ! de Pauline Gay-Para. Un papi et une mamie ont un jardin si petit qu'ils n'ont pu y planter qu'une seule graine de radis. Radis géant et récalcitrant. Qui va bien pouvoir l'arracher ? Le papi ? La mamie ? La petite fille ? Ou la petite souris ? Inspiré d'un conte russe, avec les mots tout simples d'un auteur de talent.

 

chasse-a-l-ours.jpgLa chasse à l'ours d'Helen Oxenbury. "Nous allons à la chasse à l'ours. Nous allons en prendre un très gros. La vie est belle et nous n'avons peur de rien". Cette phrase revient comme un refrain (le mot technique pour les contes avec cette structure répétitive, c'est un conte de randonnée, et ça convient très bien aux enfants petits parce que ça leur fait des repères dans le texte). La famille va affronter une nature plutôt hostile, mais elle est pleine de courage. Seront-ils aussi courageux quand ils seront face à l'ours ? Jubilatoire à lire à haute voix.

 

Ce n'est qu'une petite sélection parmi une offre très importante et avec beaucoup de livre de très bonne qualité. J'aurais pu en proposer beaucoup d'autres ! D'ailleurs, je propose régulièrement mes coups de coeur sur ce blog. Jettez donc un coup d'oeil aux  livres de Chris Haughton, jouez avec votre enfant avec  Et pourquoi pas toi ?, etc. 

 

A venir, le dernier article de cette série, sur les tout-petits à la bibliothèque !

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  • : Le blog de Lila
  • : Bibliothécaire, maman du magicien (né en 2012) et de la puce (née en 2015), je parle de mes coups de coeur en littérature jeunesse, de ma vie, de mes ballades... J'ai un autre blog, http://filledalbum.wordpress.com où je réunis des ressources pour une littérature jeunesse antisexiste.
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